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Politique - Liban

Raad : Les pressions sur Saad Hariri étaient plus fortes que celles exercées aujourd'hui sur le gouvernement Salam

Le Hezbollah « ne mène pas de démonstration de force sur la scène intérieure », assure le chef du groupe parlementaire du parti chiite.

Raad : Les pressions sur Saad Hariri étaient plus fortes que celles exercées aujourd'hui sur le gouvernement Salam

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad. Photo ANI

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad a estimé lundi que les pressions qui avaient été exercées sur l'ex-Premier ministre Saad Hariri étaient « plus fortes » que celles subies aujourd'hui par le chef du gouvernement actuel, Nawaf Salam, qui a entériné il y a un mois le désarmement du parti chiite.

Dans un entretien accordé à la radio du parti, al-Nour, M. Raad a déclaré que « les pressions sur Saad Hariri étaient plus importantes que celles exercées actuellement sur ce gouvernement ». Il a ajouté que « pendant 12 ans, Saad Hariri a enduré les pressions mais n’a pas accepté que du sang soit versé à l’intérieur du pays, et il en a payé le prix ».

Saad Hariri a présidé le gouvernement entre septembre 2009 et janvier 2011, puis une seconde fois entre décembre 2016 et janvier 2020, avant d'annoncer son retrait de la vie politique libanaise. Son père, également ex-Premier ministre, avait été assassiné en 2005 dans un attentat à la voiture piégé en plein centre-ville de Beyrouth, qui a tué 22 personnes et blessé 226 autres. Un tribunal spécial de l'ONU avait condamné en 2020 plusieurs membres du Hezbollah pour cette attaque. Saad Hariri avait salué le verdict sans toutefois confronter le parti chiite, se disant attaché à la paix civile.

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Mohammad Raad a par ailleurs affirmé que le Hezbollah « veille à ce que la relation avec le président de la République Joseph Aoun soit maintenue, car le chef de l’État au moins entend ce que nous proposons, exprime son avis, ses craintes ou les offres qui lui parviennent ». « Contrairement à certains responsables, nous privilégions la prudence, le calme et l’absence de précipitation, ce qui est un des mérites du pouvoir. Mais chez certains, il y a du mépris et de l’entêtement », a-t-il encore critiqué.

« Stratégie nationale souveraine »

Le député a soutenu que le Hezbollah « ne mène pas de démonstration de force sur la scène intérieure », alors que le chef du parti, le cheikh Naïm Kassem, avait agité la menace de guerre civile en cas de désarmement du parti de Dieu. M. Raad a pointé du doigt « ceux qui exhibent leur puissance en pariant aussi sur le soutien occidental, américain et israélien », notant que « ce soutien ne leur sera d’aucune utilité pour faire pression sur le Hezbollah en vue d'obtenir ce à quoi ils n’ont aucun droit. « Nous sommes ouverts à un dialogue sur les armes, mais instaurons d’abord la souveraineté puis discutons-en (...) Tant qu’il n’y a pas d’engagement israélien à un cessez-le-feu, et tant qu’il y a des otages en Israël, comment pouvons-nous discuter de ces armes à l’intérieur ? Lorsque l’Israélien se retirera de notre terre et qu’il mettra fin aux agressions sur notre sol, alors nous nous entendrons entre nous au Liban ». Selon lui, la question du désarmement doit être abordée « dans le cadre d’une véritable stratégie nationale souveraine qui protège le Liban ».

Après avoir chargé l'armée libanaise début août d'élaborer un plan pour démanteler les arsenaux des milices, à commencer par le Hezbollah, le Conseil des ministres a affirmé vendredi avoir « bien accueilli » ce plan mis en place cependant sans calendrier précis.

Le chef du groupe parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad a estimé lundi que les pressions qui avaient été exercées sur l'ex-Premier ministre Saad Hariri étaient « plus fortes » que celles subies aujourd'hui par le chef du gouvernement actuel, Nawaf Salam, qui a entériné il y a un mois le désarmement du parti chiite.Dans un entretien accordé à la radio du parti, al-Nour, M. Raad a déclaré que « les pressions sur Saad Hariri étaient plus importantes que celles exercées actuellement sur ce gouvernement ». Il a ajouté que « pendant 12 ans, Saad Hariri a enduré les pressions mais n’a pas accepté que du sang soit versé à l’intérieur du pays, et il en a payé le prix ».Saad Hariri a présidé le gouvernement entre septembre 2009 et janvier 2011, puis une seconde fois entre décembre 2016 et janvier 2020,...
commentaires (7)

Le très sympathique Raad est nostalgique des temps heureux de saad hariri. Lui il pouvait le menacer, le terroriser et même le démettre. Eh bien tout celà est fini et encenser vilement joseph aoun en tapant sur Salam n’y changera rien. L’Etat a dit son mot et plus d’armes illégales. Qui aurait dit que le Raad , jadis si odieusement méprisant , se plaindrait un jour d’être mal traité lui et ses armes ? Eh bien ce jour béni est arrivé !

Goraieb Nada

07 h 00, le 10 septembre 2025

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Commentaires (7)

  • Le très sympathique Raad est nostalgique des temps heureux de saad hariri. Lui il pouvait le menacer, le terroriser et même le démettre. Eh bien tout celà est fini et encenser vilement joseph aoun en tapant sur Salam n’y changera rien. L’Etat a dit son mot et plus d’armes illégales. Qui aurait dit que le Raad , jadis si odieusement méprisant , se plaindrait un jour d’être mal traité lui et ses armes ? Eh bien ce jour béni est arrivé !

    Goraieb Nada

    07 h 00, le 10 septembre 2025

  • Le Hezbollah fait le jeu des sionistes

    Eleni Caridopoulou

    16 h 48, le 09 septembre 2025

  • Mohammad Raad estime que les pressions qui avaient été exercées sur l'ex-Premier ministre Saad Hariri étaient « plus fortes » que celles subies aujourd'hui par le chef du gouvernement actuel de Nawaf Salam. Que veut il nous dire par là, qu’il est fier que son parti ait matter par la terreur nos dirigeants et regrette qu’il ne puisse plus le faire maintenant qu’il est anéanti et aux abois? Après ils se plaignent d’être insultés et dénigrés. A quoi riment ces insanités, on ne peut plus débiles et inutiles sinon pour semer la discorde et gratter les plaies encore ouvertes? Quel héroïsme!

    Sissi zayyat

    15 h 31, le 09 septembre 2025

  • Publier leurs déclarations fantaisistes, soit !!! Mais, de grâce, épargnez nous leurs photos …

    Ras le bol

    15 h 01, le 09 septembre 2025

  • Bah oui, Hariri fils les arrangeait. Il était à leur service et ne fichait rien comparé à l'actuel. Ceci dit, ces gens préparent le terrain pour le prochain président du conseil et apparemment, Saad Hariri sera leur pion. Cependant, savoir que les Libanais ne veulent plus de Saad Hariri. Cette équipe doit continuer .Pour une fois que des gens compétents sont nommés ministres ( y compris les chiites qui se sont retirés à cause de la pression du hezbollah: Ils l'ont dit : Ils ne peuvent pas s'extraire de leur entourage). Bref, le hezbollah essaie de retourner "vers le passé" .... NON NON et NON

    LE FRANCOPHONE

    12 h 14, le 09 septembre 2025

  • SI vous etiez une resistance porement libanaise et non des mercenaires au service des ordres de l,iran qui vous manipule et vous lance d,une aventure a l,autre pour ses reves d,hegemonir sur le Liban et partant sur la region, vous auriez ete traite differement sans aucun doute. D,un autre cote vous servez de carte par le petit SATAN contre le grand SATAN et vous avez deja detruit le pays et continue de le faire. C,est la majorite ecrasante du Peuple Libanais qui ne vous veut pas

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 13, le 09 septembre 2025

  • Si le HB prétend garder ses armes tant que le pays est occupé, peut il nous dire pourquoi avait il imposé ses armes par la terreur alors que notre pays n’était pas encore envahi et que de toute évidence la présence de ses armes et ses provocations ont fait qu’il l’est aujourd’hui? C’est le serpent qui se mord la queue. Il s’arme pour provoquer et faire envahir notre pays pour une cause qui ne le concerne pas, puis vient justifier ses armes qui ne lui servent pas à le libérer mais à le bloquer et le détruire sous prétexte de le défendre. Cherchez l’erreur.

    Sissi zayyat

    11 h 50, le 09 septembre 2025

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