Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo Nabil Ismail / L'Orient-Le Jour
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a estimé vendredi sur Asas Media que le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël du 27 novembre 2024 et la feuille de route américaine, portée par l'émissaire Tom Barrack et devant assurer son application, sont « pires » que l'accord du 17 mai 1983, en pleine guerre civile (1975-1990), également parrainé par les États-Unis. Interrogé sur la feuille de route, qui prévoit le désarmement du Hezbollah et l'arrêt des violations israéliennes du cessez-le-feu, il a lâché : « Le 17 mai paraît enviable. »
L'accord de 1983, négocié sous la houlette du secrétaire d'État américain George Schultz, devait mettre fin à l'état de guerre entre l'État hébreu et le Liban et entraîner le retrait de l'armée israélienne, qui avait envahi le pays, en échange de l'établissement d'une « zone de sécurité » par l'armée libanaise dans le Sud. Abrogé un an plus tard sous la pression de la Syrie et de ses alliés libanais,ceux-ci le considéraient comme une « reddition imposée » à Israël.
« Les Américains n’ont d’autre rôle que de décevoir le Liban », a regretté le locataire de Aïn el-Tiné, indiquant que Washington traite le Liban comme un perdant : « Oui, nous avons payé le prix. Mais à partir de maintenant, nous n’en paierons plus aucun ». Il a aussi dénoncé la tentative de mettre l'armée en première ligne pour récupérer le monopole des armes par l'État, rappelant que « la décision, en fin de compte, est politique et revient au Conseil des ministres ».
Nabih Berry avait également exprimé mercredi sa déception à Al-Charq Al-Awsat face à la visite au Liban de l’émissaire américain Tom Barrack, estimant que la politique du « pas contre pas » qu'il défend n'est pas respectée, les Américains insistant sur le désarmement du Hezbollah avant d'envisager toute mesure israélienne, à savoir le retrait des territoires libanais et la fin des agressions quasiment quotidiennes sur le Liban, principalement son Sud.
Le 5 août, le gouvernement a chargé l'armée d’élaborer un plan visant au désarmement des milices au Liban, dont le parti chiite pro-iranien, avant la fin de l’année. Un plan qu'elle doit présenter le 2 septembre. Le 7 août, le cabinet, en l’absence de ses ministres chiites, a approuvé la feuille de route américaine pour le maintien du cessez-le-feu, qui prévoit le désarmement du Hezbollah, mais également un arrêt des violations israéliennes de la trêve.



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Comme toujours on regrette les occasions passées et ratées. Pire que l’accord de mai 1983 dit-il, mais trop tard. Le hezbollah a perdu toutes les guerres qu’il a imprudemment menées et berry s’offusque qu’on veuille le traiter comme vaincu. Il s’attend que la vainqueur paie le prix de la défaite ? On nous avait bien dit que Berry est dépassé par les évènements et qu’il ne sait plus quoi faire ou dire. Il devra à la fin choisir son camp, et il ne peut plus jouer sur tous les tableaux. Avec le plan que va présenter l’armée on sera peut-être fixés sur sa vraie position.
07 h 48, le 30 août 2025