Le cargo Joud, aperçu au large du port de Tripoli. Capture d'écran MTV
Un bateau chargé de fioul et stationné depuis neuf mois au large de Tripoli (Liban-Nord), après avoir été interdit de décharger au Liban, devrait « repartir d'ici quelques jours », a confirmé jeudi à L'Orient-Le Jour Ahmad Tamer, directeur du port de Tripoli. Arrivé de Libye avec des papiers falsifiés, ce bateau a été interdit d'entrée au port parce qu'il ne correspondait pas aux normes mises en place par le ministère de l'Énergie, selon une source en son sein qui a requis l'anonymat.
Le cargo Joud, abandonné en pleine mer depuis, aurait été destiné à la Syrie mais aurait rebroussé chemin vers le Liban après la chute du régime Assad le 8 décembre 2024, explique cette même source. L'ancien ministre de l'Énergie, Walid Fayad, avait alors refusé de laisser ce bateau décharger sa cargaison, l'importation de fioul devant répondre à des normes précises et le contenu du bateau devant être examiné par un laboratoire, poursuit-elle. Depuis, le bateau a été laissé au large de Tripoli, en attendant le recrutement de nouveaux marins. « On attendait l'arrivée de l'équipe du bateau et du capitaine qui avait besoin d'un visa », explique Ahmad Tamer.
Fioul « à moindre prix »
L'Association des industriels libanais (AIL) a d'abord proposé d'acheter le contenu du bateau, selon le secrétaire général de l'AIL, Talal Hijazi, avant que le ministère de l'Énergie ne refuse son entrée. « Nous voulions acheter ce fioul à moindre prix, pour le distribuer ensuite aux industriels libanais, mais le propriétaire du bateau n'a pas été autorisé à accoster. Les industriels ont le droit d'importer du fioul via le ministère de l'Énergie », précise-t-il, ajoutant ignorer la provenance du cargo et les raisons qui ont poussé le ministère à l'empêcher de décharger sa marchandise. L'OLJ n'a pas pu entrer en contact ni avec Walid Fayad, ni avec le ministère des Transports. Selon la chaîne MTV, la marchandise transportée vaut 4 millions de dollars, devant être payés en espèces, ce qui serait contraire à la loi.
La semaine dernière, le ministre du Travail Mohammad Haïdar avait affirmé avoir évoqué avec le Premier ministre irakien Mohammad Chia al-Soudani la question de l’acheminement du pétrole d’Irak vers le Liban en vue d’accélérer l’installation de gazoducs en direction de la raffinerie de Tripoli. Il avait précisé qu'« une commission libano-irako-syrienne sera mise sur pied pour assurer le suivi de ce dossier ». L’agence Reuters avait précédemment rapporté que le ministère irakien du Pétrole envisageait d’exporter du brut via le port libanais de Tripoli.



Les Etats-Unis disent avoir abattu des drones iraniens, malgré l'optimisme affiché pour un accord (Papier Général, Prev, Actualisation)
esperons que le fioul ne sera autorise a "importer" chez nous qu'apres multes tests effectues par des institutions autrement plus honnetes que celles auquelles etaient "habitues" nos responsables
09 h 38, le 29 août 2025