Un couple prend l'air sur la corniche de Tripoli, au Liban-Nord, le 23 février 2025. Stéphanie Khouri/L'Orient-Le Jour.
Le ministère irakien du Pétrole envisage d’exporter du brut via le port libanais de Tripoli, a-t-il déclaré mardi, cité par l'agence Reuters.
Évoqué de logue date, le projet est actuellement à l’arrêt. Le ministère prévoit de former un comité mixte pour évaluer l’état de l’oléoduc. Cette annonce est intervenue au cours d’une visite à Bagdad du ministre syrien de l’Énergie, venu discuter de la coopération dans les domaines du pétrole, du gaz et de l’énergie.
En avril, l’Irak avait dépêché une délégation de haut niveau à Damas pour évaluer la faisabilité de la remise en service de l’oléoduc Irak–Syrie, une initiative sur laquelle Bagdad compte pour diversifier ses routes d’exportation dans un contexte d’accroissement de sa capacité de production.
Suite à une rencontre la semaine dernière à Bagdad avec le ministre libanais du Travail Mohammad Haïdar, le Premier ministre irakien Mohammad Chia al-Soudani avait annoncé avoir approuvé une série de mesures de soutien au Liban, mais sans donner de détails. La rencontre avait porté sur plusieurs sujets, dont la reconstruction du Liban et le rôle attendu de l’Irak dans ce processus.
En mai dernier, lors du sommet de la Ligue arabe, M. Soudani avait annoncé qu’une aide de 20 millions de dollars sera accordée au Liban pour la reconstruction, une enveloppe qui reste modeste par rapport aux 11 milliards de dollars nécessaires selon une étude publiée l’hiver dernier par la Banque mondiale.


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