Le ministre des Finances, Yassine Jaber, et le directeur de la division Moyen-Orient de la Banque mondiale, Jean-Christophe Carret, signant l’accord de prêt au ministère des Finances le 26 août 2025. Photo fournie par le ministère des Finances
Le ministre des Finances, Yassine Jaber, et le directeur de la division Moyen-Orient de la Banque mondiale, Jean-Christophe Carret, ont signé mardi au ministère l’accord de prêt de 250 millions de dollars accordés au Liban par l’organisation pour financer la reconstruction des infrastructures — routes, eau, électricité ou encore santé – dans les régions touchées par la guerre entre Israël et le Hezbollah.
Le ministre de l’Énergie, Joe Saddi, le ministre des Travaux publics, Fayez Rassamny, et le président du Conseil du développement et la reconstruction (CDR), Mohammad Kabbani, ont assisté à la cérémonie de signature, qui conclut le processus de validation du prêt par la Banque mondiale et le Conseil des ministres. « Les fonds commenceront à être débloqués une fois que le Parlement aura approuvé le prêt, ce qui devrait se faire assez rapidement, au début de la session ordinaire d’automne », a déclaré Yassine Jaber à L’Orient-Le Jour.
« C’est un moment important pour le Liban, qui a de quoi se réjouir, puisque nous signons un prêt préparé il y a plusieurs mois. Il s’agit du premier prêt destiné à la reconstruction, et j’espère qu’à l’avenir, les fonds seront davantage accordés sous forme de subventions et d’aides plutôt que de prêts. Mais aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous avons entamé les premières étapes de la reconstruction », a ajouté le haut responsable dans une allocution, cité dans un communiqué du ministère.
Jean-Christophe Carret a précisé pour sa part que le prêt, accordé sous l’intitulé Lebanon Emergency Assistance Project (LEAP), est assorti d’un cadre spécifique pour orienter la façon dont il va être dépensé. « Le projet LEAP n’est pas simplement un projet : c’est un cadre national conçu pour restaurer rapidement les services essentiels et reconstruire les infrastructures publiques endommagées, tout en posant les bases d’une reconstruction durable, inclusive et résiliente face au changement climatique », a-t-il ajouté.
Lorsque la Banque mondiale avait approuvé le prêt en interne en juin dernier, Jean-Christophe Carret avait expliqué que « le programme LEAP est structuré comme un cadre évolutif d’un milliard de dollars, avec une contribution initiale de 250 millions de dollars de la Banque mondiale, et la capacité d’absorber efficacement des financements supplémentaires – qu’il s’agisse de subventions ou de prêts – dans le cadre d’une structure unifiée de mise en œuvre dirigée par le gouvernement, qui met l’accent sur la transparence, la responsabilité et les résultats ».
500 immeubles
Le gouvernement assure qu’il ne compte pas attendre que le prêt soit déboursé pour commencer le travail. Dans son discours, Yassine Jaber a déclaré que le comité formé par l’exécutif pour la reconstruction au Grand Sérail s’était réuni lundi et avait adopté plusieurs décisions pour lancer le chantier. « Lundi, le gouvernement a décidé de débloquer des crédits pour intervenir sur 500 immeubles menacés d'effondrement », a déclaré Yassine Jaber.
Outre les 250 millions de dollars de la Banque mondiale, le budget alloué comprend 20 millions « offerts par l’Irak », annoncés au cours des semaines précédentes, ainsi que des contributions du Trésor, selon les propos de Yassine Jaber. Le ministre a rappelé que la France s’est également engagée en juin à fournir une enveloppe de 75 millions d’euros (près de 88 millions de dollars).
Les infrastructures du pays, déjà épuisées par la hausse de la population et mal entretenues, ont été en plus ravagées par les bombardements israéliens lors de la dernière guerre entre l’État hébreu et le Liban. Malgré le cessez-le-feu conclu fin novembre dernier, Israël bombarde régulièrement le Liban, principalement au Sud. Dans une évaluation publiée l’hiver dernier ne tenant pas compte des destructions israéliennes postérieures au 20 décembre 2024, la Banque mondiale avait estimé à 11 milliards de dollars l’enveloppe nécessaire pour reconstruire le pays.



M. Carret sera très heureux de savoir que cet argent qui provient de la France et aussi des États-Unis Unis va servir á financer ceux qui manifestent aujourd'hui au Sud du Liban contre l'émissaire Tom Barrak, et qui veulent continuer la guerre contre Israel. Les contribuables Français et américains sont reconnaissants á la Banque Mondiale de jeter leur argent par les fenêtres.
15 h 55, le 27 août 2025