Rechercher
Rechercher

Économie - Crise

Réformes : l'ABL se dit optimiste sur la mise en œuvre de « réelles solutions dès 2026 »

Dans son dernier rapport mensuel, le secrétaire général de l'association détaille aussi les missions confiées au cabinet Ankura.

Réformes : l'ABL se dit optimiste sur la mise en œuvre de « réelles solutions dès 2026 »

Devanture de l'ABL au centre-ville de Beyrouth, le 7 août 2025. Photo P.H.B.

Dans son introduction du dernier rapport mensuel de l’Association des banques du Liban (ABL), Fady Khalaf, son secrétaire général, revient sur la désignation du cabinet international Ankura comme conseiller, en vue des négociations avec la Banque du Liban (BDL) au sujet des dépôts et autres placements détenus par les banques du pays auprès de la banque centrale.

Les efforts nationaux mènent de façon « accélérée » vers « le traitement radical de la crise sans précédent dans l’histoire financière du Liban », se réjouit M. Khalaf, faisant référence aux deux lois de la levée du secret bancaire et de la résolution du secteur bancaire, récemment adoptées. Il ajoute que la loi sur le rétablissement de l’équilibre financier et la restitution des dépôts « pourrait être prête avant la fin de l’année » et « pourrait ouvrir la voie, pour la première fois depuis le début de la crise, à de réelles solutions dès 2026 ». À savoir : un plan global de répartition des pertes qui respecte l’équité envers les déposants, le rétablissement de l’ordre dans le secteur et la prise en compte des règles de justice financière et des exigences internationales. « Si les choses évoluent comme prévu, l’année 2026 verra l’application progressive des solutions, dans le cadre d’une feuille de route claire, permettant un retour graduel de la confiance dans le secteur et la restitution équitable, organisée et graduelle des droits des déposants », poursuit le secrétaire général de l’ABL.

Lire aussi

Transferts de fonds post-crise : la redevabilité pour tous n’est pas encore au menu

Après avoir souligné sa convergence de vues avec le gouverneur de la BDL, Karim Souhaid, dans ce dossier, il revient sur la mission du cabinet international Ankura, qui sera chargé « d’accompagner ces réformes et de négocier avec les conseillers financiers de l’État et de la Banque du Liban ». Selon nos informations, le contrat avec Ankura porte sur une durée de 18 mois et un montant de 4 millions de dollars. Selon le secrétaire général de l’ABL, Ankura devra notamment : préparer des études et propositions financières basées sur la situation actuelle des banques ; réaliser une analyse réaliste des scénarios de répartition des pertes ; développer des propositions de restructuration du secteur bancaire ; et finalement assurer une coordination complète avec toutes les parties concernées.

« La nouvelle dynamique qui commence à émerger rejoint la vision de l’ABL, qui considère que les efforts actuels constituent un véritable point de départ pour sortir de la crise, et pas seulement de simples vœux reportés », conclut le texte.

Dans son introduction du dernier rapport mensuel de l’Association des banques du Liban (ABL), Fady Khalaf, son secrétaire général, revient sur la désignation du cabinet international Ankura comme conseiller, en vue des négociations avec la Banque du Liban (BDL) au sujet des dépôts et autres placements détenus par les banques du pays auprès de la banque centrale.Les efforts nationaux mènent de façon « accélérée » vers « le traitement radical de la crise sans précédent dans l’histoire financière du Liban », se réjouit M. Khalaf, faisant référence aux deux lois de la levée du secret bancaire et de la résolution du secteur bancaire, récemment adoptées. Il ajoute que la loi sur le rétablissement de l’équilibre financier et la restitution des dépôts « pourrait être prête avant la fin de...
commentaires (1)

Les crapules bancaires continuent de promettre monts et merveilles aux deposants, tout en preparant le coup final qui devrait les mettre definitivement a genoux. Ils osent parler de retablir la confiance ? Comment les detenteurs des 1400 comptes sequestres et voles pourraient-ils encore leur faire confiance ? Ils comptent sur Karim Souhaid pour arranger leur coup ? La confiance ne reviendra que quand ils seront depouilles a leur tour, comme ils ont depouille leurs clients. C'est le principe meme d'equite. Kellon ya3ne kellon. Et je suis fort etonne que M. Souhaid veuille rejoinde "kellon".

Michel Trad

20 h 06, le 25 août 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Les crapules bancaires continuent de promettre monts et merveilles aux deposants, tout en preparant le coup final qui devrait les mettre definitivement a genoux. Ils osent parler de retablir la confiance ? Comment les detenteurs des 1400 comptes sequestres et voles pourraient-ils encore leur faire confiance ? Ils comptent sur Karim Souhaid pour arranger leur coup ? La confiance ne reviendra que quand ils seront depouilles a leur tour, comme ils ont depouille leurs clients. C'est le principe meme d'equite. Kellon ya3ne kellon. Et je suis fort etonne que M. Souhaid veuille rejoinde "kellon".

    Michel Trad

    20 h 06, le 25 août 2025

Retour en haut