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Économie - Analyse

Transferts de fonds post-crise : la redevabilité pour tous n’est pas encore au menu

Loin d’une remise en cause globale, la décision du parquet financier de la semaine dernière sur les transferts bancaires à l’étranger s’inscrit dans le cadre étroit d’enquêtes spécifiques. 

Transferts de fonds post-crise  : la redevabilité pour tous n’est pas encore au menu

Une agence bancaire dans une rue de Jounieh, en janvier 2024. Photo P.H.B.

La nouvelle a fait l'effet d’un coup de tonnerre : en ordonnant, le 14 août, le rapatriement de fonds transférés à l’étranger après le 17 octobre 2019 – date charnière de l’effondrement libanais –, le procureur financier, le juge Maher Cheaïto, a donné un immense espoir à tous ceux qui réclamaient la fin de l’impunité pour les passe-droits présumés dont l’élite bancaire et politique aurait bénéficié pendant plus de cinq ans de crise.Si cette décision reste « historique » au regard de l’inaction passée, sa portée est toutefois bien plus limitée que ce qu’une première lecture des dépêches pouvait laisser entendre : loin d’une remise en cause globale, la décision s’inscrit dans le cadre étroit d’enquêtes précises, dont avait été saisi son prédécesseur, Ali Ibrahim, et qui étaient restées enfouies dans les tiroirs du parquet financier....
La nouvelle a fait l'effet d’un coup de tonnerre : en ordonnant, le 14 août, le rapatriement de fonds transférés à l’étranger après le 17 octobre 2019 – date charnière de l’effondrement libanais –, le procureur financier, le juge Maher Cheaïto, a donné un immense espoir à tous ceux qui réclamaient la fin de l’impunité pour les passe-droits présumés dont l’élite bancaire et politique aurait bénéficié pendant plus de cinq ans de crise.Si cette décision reste « historique » au regard de l’inaction passée, sa portée est toutefois bien plus limitée que ce qu’une première lecture des dépêches pouvait laisser entendre : loin d’une remise en cause globale, la décision s’inscrit dans le cadre étroit d’enquêtes précises, dont avait été saisi son prédécesseur, Ali Ibrahim, et qui...
commentaires (6)

Il est évident que si les dirigeants des banques et leurs parrains politiques ne sont pas sanctionnés et leurs avoirs confisqués pour compenser les déposants, le secteur bancaire ne se relèvera jamais car la confiance ne reviendra pas.

Prinzatour

15 h 15, le 19 août 2025

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Commentaires (6)

  • Il est évident que si les dirigeants des banques et leurs parrains politiques ne sont pas sanctionnés et leurs avoirs confisqués pour compenser les déposants, le secteur bancaire ne se relèvera jamais car la confiance ne reviendra pas.

    Prinzatour

    15 h 15, le 19 août 2025

  • Tout cela est du chinois pour les pauvres déposants libanais honnêtes. Pourriez-vous préciser ce qu’ils attendent (réellement ) pour voter cette fameuse loi et libérer les 100 000 dollars promis depuis des années ? Du bla-bla habituel + mépris total = Mafia

    Wow

    14 h 47, le 19 août 2025

  • le plus drole dans tout ce quagmire : ""Transferts de fonds post-crise la fin de l'impunite de l’élite bancaire ET POLITIQUE qui aurait bénéficié pendant plus de cinq ans de crise"" d'abord, qd ILS parlent de post crise, elle a commence a quelle date la crise? s'ils parlent du 17 oct 2019 C DEJA le signe que tout ce qu'ils declarent vouloir faire n'est que B S ( en anglais )

    L’acidulé

    11 h 04, le 19 août 2025

  • On ne peut rien espérer d’un gouvernement dont la moitié des ministres sont membres des comités d’administration des banques scélérates ! Tout ça c’est du théâtre au mépris des pauvres gens qui ont perdu toutes leurs économies. Le hair cut se pursuit tous les jours au grand désespoir des déposants qui voient leur compte en banque fondre comme neige au soleil. Le pire du pires serait de voter l’impunité des banques mafieuses au prix de rembourser quelques miettes aux déposants. Ça serait aussi insultant que voter l’impunité pour ceux qui ont provoqué l’explosion du port de Beyrouth.

    Ziad CHOUEIRI

    10 h 41, le 19 août 2025

  • Conclusion, les honnêtes gens ne savent toujours pas à quelle sauce ils vont être mangés.

    Goraieb Nada

    05 h 53, le 19 août 2025

  • Le maintien, envers et contre tous, de la circulaire scelerate 151 est la meilleure indication de la partialite de M. Karim Souhaid en faveur des crapules bancaires et a l'encontre des epargnants. M. Souhaid, en maintenant les effets de cette circulaire, ne fait que pereniser la politique de la canaille Salameh / Mansouri qui l'a precede. Il n'y a rien a attendre de la mafia politico-bancaire qui continue a mettre le pays en coupe reglee. La confiance ne reviendra que quand les potences seront dressees. Tfeeeeehhhhhh.

    Michel Trad

    00 h 36, le 19 août 2025

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