Le siège social de HSBC à Londres. Photo d'archives AFP
Le groupe bancaire britannique HSBC a demandé à sa banque privée suisse de mettre fin à ses relations avec des clients fortunés du Moyen-Orient, dont beaucoup possèdent des actifs dépassant 100 millions de dollars, alors que l’établissement cherche à réduire son exposition aux individus qu’il considère comme à haut risque, selon Bloomberg.
Ce sont ainsi plus de 1 000 clients originaires d’Arabie saoudite, du Liban, du Qatar et d’Égypte qui ont été notifiés qu’ils ne pourraient plus travailler avec l’agence suisse de gestion de fortune de HSBC. Certains d’entre eux ont déjà été informés et devraient recevoir des lettres de clôture leur conseillant d’envisager de transférer leurs avoirs vers d’autres juridictions au cours des prochains mois, souligne le média.
Cette décision intervient alors que l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers, la Finma, continue de scruter la banque, estimant qu’elle n’avait pas été d'une diligence suffisante sur des comptes jugés à haut risque appartenant à des personnes politiquement exposées. Les clôtures de comptes devraient être en grande partie finalisées dans les six mois, et HSBC met en place une équipe pour accompagner ces fermetures, selon des sources interrogées par Bloomberg.
La Finma avait interdit l'an dernier à HSBC d’engager de nouvelles relations d’affaires avec des personnes politiquement exposées et exigé de la banque qu’elle mandate un auditeur externe afin de passer en revue l’activité concernée. La filiale suisse de HSBC entrait dans le cadre des efforts de la banque en vue de développer son offre de gestion de patrimoine au Moyen-Orient, mais ses projets ont été freinés par le départ de banquiers de haut profil, souligne Bloomberg.
Le mois dernier, il a été révélé que la banque privée suisse de HSBC faisait l’objet d’une enquête en Suisse pour blanchiment d’argent présumé lié au détournement de centaines de millions de dollars par l’ancien gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé. En juin 2024, la Finma avait pointé deux personnes à haut risque – Riad Salamé et son frère Raja Salamé – pour lesquelles elle estime que HSBC Private Bank (Suisse) SA n’avait pas vérifié de manière adéquate l’origine, l’objectif ou le contexte des actifs concernés. Les transactions suspectes, portant sur plus de 300 millions de dollars, s'étaient déroulées entre le Liban et la Suisse entre 2002 et 2015, selon la Finma. Cette décision faisait suite à une procédure ouverte en décembre 2021.
Selon le journal suisse Sonntags Zeitung, environ 250 millions de dollars ont été déposés sur le compte personnel de Raja Salamé auprès de la succursale genevoise de HSBC. D’autres fonds auraient été placés auprès d’UBS, Credit Suisse, Julius Baer, EFG et Pictet. Les deux frères ont toujours nié toute malversation.



Ces transfers entre les deux Salemeh sont des hakchet deress compares aux milliards de dollars des mafieux dont un OISEAU...
13 h 38, le 27 août 2025