lE Président Joseph Aoun et l’élu républicain de la Chambre des représentants américaine Darin Lahood. Photo publiée par la Présidence libanaise
Le président libanais Joseph Aoun a démenti que le Liban ait été officiellement informé de ce qui a été rapporté par des médias concernant l’intention d’Israël d’établir une zone tampon dans le Sud, selon un communiqué de la présidence. Une clarification apportée alors que des informations de presse indiquent que les deux diplomates américains venaient relayer une exigence israélienne demandant le droit de rester dans 14 villages du Sud et le départ de certains habitants de ces villages, dans le cadre de ce qu’on appelle le « processus pas à pas ».
Selon des sources du site Axios, les États-Unis envisageraient l'établissement d’une « zone économique Trump » dans certaines zones du Sud du Liban proches de la frontière avec Israël. Dans un communiqué relayé par notre correspondant Mountasser Abdallah, le « Rassemblement des habitants des villages frontaliers du Sud » a « rejeté et condamné toute idée d’occupation ou de prise de contrôle de ses terres » et a appelé tous les Libanais, citoyens et dirigeants à se tenir à leurs côtés.
Visite de Barrack
« Le Liban attend la réponse finale d’Israël sur le document remis par l’ambassadeur Tom Barrack, qui visitera le Liban avec (la diplomate américaine) Morgan Ortagus mardi prochain », a aussi déclaré le président Joseph Aoun lors d'une rencontre samedi à Baabda avec le membre républicain de la Chambre des représentants américaine Darin LaHood, de passage au Liban cette semaine.
C’est sur la base de la proposition américaine transmise par Tom Barrack que le gouvernement libanais a décidé le 5 août de fixer un calendrier pour le désarmement du Hezbollah, que l’armée doit mettre en œuvre. Attendu à Beyrouth mardi, l’émissaire américain Tom Barrack est arrivé en Israël et a rencontré dimanche le Premier ministre Benyamin Netanyahu au sujet de la demande de l’administration Trump à Israël de modérer ses frappes au Liban, ainsi que des négociations avec la Syrie, selon trois sources israéliennes et américaines citées par le site d’information Axios et le journaliste Barak Ravid.
Mandat de la Finul
Le président Aoun a également souligné à son interlocuteur et à la délégation qui l’accompagne « l’importance du renouvellement du mandat des forces de maintien de la paix de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) opérant dans le Sud », attirant l’attention sur « le risque de mettre fin à leur mission avant le retrait des forces israéliennes du Sud, le retour des prisonniers libanais, le déploiement complet de l’armée libanaise jusqu’aux frontières reconnues internationalement et la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 ».
À l'approche d’un vote crucial au Conseil de sécurité sur le renouvellement du mandat de la Finul, prévu le 29 août, les États-Unis, alliés d’Israël, expriment des doutes sur l’efficacité et le coût de sa mission, tandis que la France et la majorité des membres du Conseil plaident pour son maintien.
Le chef de l'État a également expliqué à Darin LaHood « les missions étendues confiées à l’armée libanaise, qui couvrent l’ensemble du territoire libanais », soulignant que « les missions de l’armée ne se limitent pas au maintien de la sécurité intérieure, mais incluent aussi la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues, la protection et la surveillance des frontières, ainsi que d’autres missions de sécurité ». Il a ainsi appelé les États-Unis à « continuer de soutenir l’armée avec le matériel et les équipements nécessaires, en plus d’un soutien financier aux soldats, compte tenu des conditions économiques difficiles qu’ils traversent ».
La France a accueilli il y a dix jours une réunion politique, diplomatique et militaire, rassemblant des responsables français, notamment la responsable du dossier Moyen-Orient, Anne-Claire Legendre, et des chefs de l’armée française, aux côtés de commandants militaires américains du Commandement central des forces armées américaines (Centcom) et de Tom Barrack. L’armée libanaise, qui continue de déterrer des caches d’armes au Liban-Sud dans le cadre de sa mission de rétablissement du monopole de l’État sur les armes, a entamé cette semaine le désarmement d’un des camps palestiniens du pays, dans la banlieue sud de Beyrouth.
Darin LaHood a félicité le président Aoun pour la décision du gouvernement libanais de restreindre la possession d’armes à l’État libanais, en soulignant « la disponibilité de l’administration Trump pour aider le Liban à atteindre une stabilité durable et à accélérer sa relance économique ».
Le président Aoun a réitéré l’engagement du gouvernement libanais à mettre en œuvre les réformes nécessaires dans divers domaines, ainsi qu’à lutter contre la corruption, toujours selon le communiqué. Le pays est en discussion avec la Fonds monétaire international (FMI) pour tenter de souscrire à un programme d’assistance financière conditionnée à l’application de réformes.
La rencontre avec Darin LaHood a enfin porté sur les relations entre le Liban et la Syrie, « une délégation syrienne devant prochainement visiter le Liban pour examiner les questions communes, principalement le contrôle des frontières, le retour des Syriens déplacés et d’autres sujets d’intérêt mutuel ».
Darin Lahood a félicité le président Aoun pour la décision du gouvernement libanais de restreindre la possession d’armes à l’État libanais, en soulignant « la disponibilité de l’administration Trump pour aider le Liban à atteindre une stabilité durable et à accélérer sa relance économique ».



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aucun probleme ! le liban est depuis toujours a la traine, reagit mais n'agit pas ! de sorte que nul partie etrangere ou, encore moins locale ne prend la peine de nous aviser au prealable de quoique ce soit !
10 h 25, le 25 août 2025