L'émissaire américain Tom Barrack au palais présidentiel, en août 2025. Photo L'Orient-Le Jour/Mohammad Yassine
L’administration Trump a demandé à Israël de réduire les actions militaires « non urgentes » au Liban afin de soutenir la décision du gouvernement libanais de lancer le processus de désarmement du Hezbollah, ont indiqué au site Axios deux sources informées. Le 5 août, le gouvernement libanais a chargé l'armée de préparer un plan pour assurer le monopole des armes par l'État d'ici la fin de 2025.
La décision du gouvernement de se préparer à désarmer le Hezbollah a été prise sous l’impulsion des États-Unis, mais nombreux sont ceux dans la région qui doutent que le gouvernement puisse la mettre en œuvre. L’administration Trump estime que des mesures réciproques de la part d’Israël donneraient à Beyrouth plus de marge de manœuvre et de crédibilité pour aller jusqu’au bout, explique Barak Ravid, journaliste d'Axios.
Depuis le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban le 24 novembre dernier, Israël a mené presque quotidiennement des frappes aériennes au Liban. L'État hébreu continue également d’occuper cinq positions dans le sud du Liban, et l’administration Trump lui a maintenant demandé d’envisager de se retirer d’un poste et de réduire significativement les frappes aériennes pendant quelques semaines, comme première étape pour montrer sa volonté de coopérer avec l’effort libanais, rapporte Axios.
Selon le média américain, c'est l'émissaire américain Tom Barrack qui a discuté avec le gouvernement israélien des mesures qu'il pourrait prendre parallèlement au désarmement du Hezbollah. M. Barrack a aussi notamment soutenu un retrait progressif des cinq postes en réponse à des actions concrètes du gouvernement libanais pour désarmer le Hezbollah.
« Zone économique Trump »
Selon les sources d'Axios, le plan américain envisage une « zone économique Trump » dans certaines zones du sud du Liban proches de la frontière avec Israël. L’Arabie saoudite et le Qatar ont déjà accepté d’investir dans la reconstruction de ces zones après le retrait complet d’Israël. L’idée est que cette zone économique rendra beaucoup plus difficile pour le Hezbollah de rétablir une présence militaire près de la frontière, répondant ainsi aux préoccupations sécuritaires d’Israël sans occupation.
La discussion la plus récente sur ces questions a eu lieu mercredi à Paris, lorsque le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a rencontré pendant plusieurs heures M. Barrack et la diplomate américaine Morgan Ortagus, selon Axios. Une source a indiqué au média qu’il y avait des progrès mais aucune décision finale : « Les Israéliens n’ont pas dit non et sont prêts à tenter l’expérience. Ils comprennent que ce que le cabinet libanais a fait est historique et qu’ils doivent donner quelque chose en retour. »
Jeudi, des factions palestiniennes présentes dans les camps de réfugiés au Liban ont commencé à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l'État libanais. L'opération a débuté dans le camp de Bourj Brajné à Beyrouth, où un premier lot d'armes a été remis à l'armée libanaise. M. Barrack a salué une « étape historique vers l'unité et la stabilité » du Liban.



Ne donner que les soins de premieres necessites .Quelle mascarade!
13 h 21, le 23 août 2025