Rechercher
Rechercher

Politique - Monopole Des Armes

« C’est la confiance et non les conflits qui permettent de construire une patrie », affirme Béchara Raï

L'émissaire américain Tom Barrack, qui suit le dossier du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, est attendu à Beyrouth le 26 août.

« C’est la confiance et non les conflits qui permettent de construire une patrie », affirme Béchara Raï

Quelques jours après avoir lancé une attaque virulente contre le Hezbollah, qui lui a valu de s’attirer les foudres des partisans du parti chiite, le patriarche maronite Béchara Raï a tenu au cours de son homélie dominicale un plaidoyer pour l’unité nationale et la défense des intérêts nationaux au ton plus consensuel.

« C’est la confiance et non les conflits, les actes et non les promesses, la justice et la vérité plutôt que les slogans qui permettent de construire une patrie », a déclaré le prélat depuis l’église de Dimane, au Liban-Nord, où est situé le siège d'été du patriarcat maronite. « Nous sommes appelés à sortir des limites de nos divisions et de nos peurs, pour élever notre voix face à quiconque menace notre existence, notre entité et notre mission », a encore affirmé le patriarche. Et Mgr Raï d’ajouter : « Le Liban a aujourd’hui besoin d’une foi vivante qui se traduit par la préservation de la dignité nationale, la défense de la souveraineté sur l’ensemble du territoire national, la liberté, et la mise en place de politiques économiques et sociales qui protègent nos enfants de l’émigration et de la vente de leurs terres ».

Lire aussi

« Patriarche des agents » : Raï de nouveau dans le collimateur du Hezbollah

Il a enfin estimé que les dirigeants libanais avaient la responsabilité de mettre de côté la « logique des intérêts personnels » pour servir le peuple, dont ils doivent écouter les cris et à qui ils doivent tendre la main pour le « bien commun ». « La patrie ne peut se relever de ses crises que si elle retrouve les valeurs de foi et d’espérance, et si ses enfants se rassemblent autour d’un projet national inclusif, et non autour d’intérêts étroits et de divisions meurtrières », a-t-il dit.

Béchara Raï avait vivement critiqué mardi dernier les propos tenus par le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, qui a fermement rejeté la décision du gouvernement libanais d’organiser le désarmement du parti chiite avant la fin de l’année. Le patriarche avait alors affirmé que « les fils de la communauté chiite en ont assez de la guerre et veulent vivre en paix » et que le Hezbollah avait « vidé la résistance de son véritable sens » via sa soumission à l’Iran.

L'émissaire américain Tom Barrack, qui suit le dossier du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, est attendu à Beyrouth le 26 août.

Quelques jours après avoir lancé une attaque virulente contre le Hezbollah, qui lui a valu de s’attirer les foudres des partisans du parti chiite, le patriarche maronite Béchara Raï a tenu au cours de son homélie dominicale un plaidoyer pour l’unité nationale et la défense des intérêts nationaux au ton plus consensuel.« C’est la confiance et non les conflits, les actes et non les promesses, la justice et la vérité plutôt que les slogans qui permettent de construire une patrie », a déclaré le prélat depuis l’église de Dimane, au Liban-Nord, où est situé le siège d'été du patriarcat maronite. « Nous sommes appelés à sortir des limites de nos divisions et de nos peurs, pour élever notre voix face à quiconque menace notre existence, notre entité et notre mission », a encore affirmé le patriarche. Et...
commentaires (8)

@Pierre H.G. j'ai du mal à comprendre votre concept d'Etat confessionnel laïc. Un maronite doit-il demander au Pape ou à l'Etat le droit de divorcer ou de se marier avec une chiite ? Doit-on élire les députés selon leur confession ou leur programme ? Doit-on placer aux postes importants de l'Etat des personnes selon leur compétence ou leur religion ? Doit-on garder une carte d'identité avec l'inscription obligatoire d'une religion ? Doit-on accepter au nom de la religion que les hommes aient plus de droits que les femmes ? Nous aimons le Liban, alors changeons-le ! Amicalement !

Fredo

22 h 10, le 25 août 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • @Pierre H.G. j'ai du mal à comprendre votre concept d'Etat confessionnel laïc. Un maronite doit-il demander au Pape ou à l'Etat le droit de divorcer ou de se marier avec une chiite ? Doit-on élire les députés selon leur confession ou leur programme ? Doit-on placer aux postes importants de l'Etat des personnes selon leur compétence ou leur religion ? Doit-on garder une carte d'identité avec l'inscription obligatoire d'une religion ? Doit-on accepter au nom de la religion que les hommes aient plus de droits que les femmes ? Nous aimons le Liban, alors changeons-le ! Amicalement !

    Fredo

    22 h 10, le 25 août 2025

  • A ceux qui pensent que la laïcité est la solution, il faut leur rappeler que la constitution est laïc et donc pas besoin de changer quoi que ce soit. Cependant, dans la pratique, le Liban ne peut être que confessionnel. Ceux qui pensent qu'appliquer la laïcité nous aurons moins de problèmes devraient commencer par ne plus se foutre le doigt dans l’œil. L'islam n'est pas compatible avec la laïcité et difficilement avec la démocratie. Ne voyez vous donc pas ce qui se passe en Europe? Notre système n'est pas mauvais si tout le monde le respectait. Avec quelques amendements il sera plutôt bien.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    11 h 57, le 25 août 2025

  • A ceux qui ne connaisse pas les rouages ecclésiastiques et a titre de rappel, le Patriarche Maronite du Liban est a la tête d'une église indépendante et souveraine sur laquelle même le Pape n'a le pouvoir de lui demander quoi que ce soit de politique. Les interventions du Pape ne peuvent être que du domaine du spirituel. Quand bien même il fait une demande politique Bkerké a tous les droits de ne pas la prendre en considération si elle ne sert pas la nation.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    11 h 51, le 25 août 2025

  • Logique Patriarche, sauf que vos collègues d’obédiance iranienne pensent le contraire et ne se retiennent pas de l’affirmer. Ils ont bien dit que ceux qui ne pensent pas comme eux sont traîtres et sionistes. Le Christ nous a demandés de pardonner, mais sauf erreur pas d’oublier ! Contrairement à certains, vous êtes Libanais vous.

    Goraieb Nada

    06 h 57, le 25 août 2025

  • « La patrie ne peut se relever de ses crises que si elle retrouve les valeurs de foi et d’espérance, et si ses enfants se rassemblent autour d’un projet national inclusif, et non autour d’intérêts étroits et de divisions meurtrières ». Bien d'accord ! C'est pour cela qu'il faut une Constitution laïque où la religion est un libre choix individuel et non une contrainte identitaire. Ce sera la fin du clientélisme et de la corruption qui l'accompagne. Ce sera la possibilité d'être responsable devant l'Etat et non ses chefs religieux, l'égalité de droits entre libanais et entre hommes-femmes !

    Fredo

    22 h 25, le 24 août 2025

  • Vous parlez á des criminels Très Saint Père et non pas á des repentis. Mais merci d'avoir essayé. Vous êtes dans la meme situation que le clergé Colombien avec Escobar ou Americain avec Al Capone

    Moi

    21 h 00, le 24 août 2025

  • Plus que la confiance, c'est la compréhension et la régulation des conflits qui permettent de maintenir l'unité politique.

    Beauchard Jacques

    15 h 16, le 24 août 2025

  • Seul le Vatican est capable de rappeler le patriarche à l’ordre, de l’empêcher de s’ingérer dans les affaires politiques et d’envenimer davantage la situation.

    Hitti arlette

    13 h 59, le 24 août 2025

Retour en haut