Quelques jours après avoir lancé une attaque virulente contre le Hezbollah, qui lui a valu de s’attirer les foudres des partisans du parti chiite, le patriarche maronite Béchara Raï a tenu au cours de son homélie dominicale un plaidoyer pour l’unité nationale et la défense des intérêts nationaux au ton plus consensuel.
« C’est la confiance et non les conflits, les actes et non les promesses, la justice et la vérité plutôt que les slogans qui permettent de construire une patrie », a déclaré le prélat depuis l’église de Dimane, au Liban-Nord, où est situé le siège d'été du patriarcat maronite. « Nous sommes appelés à sortir des limites de nos divisions et de nos peurs, pour élever notre voix face à quiconque menace notre existence, notre entité et notre mission », a encore affirmé le patriarche. Et Mgr Raï d’ajouter : « Le Liban a aujourd’hui besoin d’une foi vivante qui se traduit par la préservation de la dignité nationale, la défense de la souveraineté sur l’ensemble du territoire national, la liberté, et la mise en place de politiques économiques et sociales qui protègent nos enfants de l’émigration et de la vente de leurs terres ».
Il a enfin estimé que les dirigeants libanais avaient la responsabilité de mettre de côté la « logique des intérêts personnels » pour servir le peuple, dont ils doivent écouter les cris et à qui ils doivent tendre la main pour le « bien commun ». « La patrie ne peut se relever de ses crises que si elle retrouve les valeurs de foi et d’espérance, et si ses enfants se rassemblent autour d’un projet national inclusif, et non autour d’intérêts étroits et de divisions meurtrières », a-t-il dit.
Béchara Raï avait vivement critiqué mardi dernier les propos tenus par le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, qui a fermement rejeté la décision du gouvernement libanais d’organiser le désarmement du parti chiite avant la fin de l’année. Le patriarche avait alors affirmé que « les fils de la communauté chiite en ont assez de la guerre et veulent vivre en paix » et que le Hezbollah avait « vidé la résistance de son véritable sens » via sa soumission à l’Iran.
L'émissaire américain Tom Barrack, qui suit le dossier du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, est attendu à Beyrouth le 26 août.



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@Pierre H.G. j'ai du mal à comprendre votre concept d'Etat confessionnel laïc. Un maronite doit-il demander au Pape ou à l'Etat le droit de divorcer ou de se marier avec une chiite ? Doit-on élire les députés selon leur confession ou leur programme ? Doit-on placer aux postes importants de l'Etat des personnes selon leur compétence ou leur religion ? Doit-on garder une carte d'identité avec l'inscription obligatoire d'une religion ? Doit-on accepter au nom de la religion que les hommes aient plus de droits que les femmes ? Nous aimons le Liban, alors changeons-le ! Amicalement !
22 h 10, le 25 août 2025