Une branche de Bankmed à Sin el-Fil en banlieue de Beyrouth. Photo P.H.B.
Suite à une plainte de cinq clients affirmant que leurs comptes ont été vidés, la PDG de Bankmed, l’ancienne ministre Raya el-Hassan, a été interrogée, jeudi, par l’avocate générale près la Cour de cassation, Myrna Kallas, avant d’être relâchée sous caution d’élection de domicile.
Selon nos informations, la plainte en question avait été présentée pour abus de confiance et falsification, il y a un mois, auprès du parquet de cassation, par Me Sakhr el-Hachem, avocat de ces déposants qui appartiennent tous à une même famille. Cette plainte vise Bankmed, représentée notamment par Mme el-Hassan, et le directeur général exécutif, Michel Accad.
Les fonds présumés disparus s’élèveraient à environ 5 millions de dollars, déposés dans la banque avant la crise économique de 2019. Probablement peu intéressés au retrait mensuel des quelques centaines de dollars que la Banque du Liban autorise en vertu des circulaires successives publiées, les clients concernés, résidant dans des pays du Golfe, ne vérifiaient pas leurs comptes, toujours selon nos informations.
Les faits ont été découverts par hasard, lorsque la directrice de l’agence beyrouthine où se trouvaient les fonds a contacté les titulaires de l’un des comptes, leur demandant s’ils avaient réclamé un virement de 50 000 dollars. Ceux-ci ayant assuré qu’ils n’avaient effectué aucune opération de retrait, ni pris connaissance d’une telle transaction ni donné leur consentement, la directrice leur a conseillé de vérifier l’ensemble de leurs comptes. C’est alors qu’ils ont constaté que ceux-ci avaient disparu totalement, affirme à L’Orient-Le Jour une source informée de l’affaire.
Une source du Palais de justice affirme que Mme el-Hassan a été auditionnée, jeudi, en présence de l’avocat de la banque, Oussama Salman. Mme el-Hassan aurait affirmé que des mesures de vérification et d’audit des comptes ont déjà été adoptées au sein de la banque, s’engageant à présenter prochainement les documents correspondants. La juge Kallas devrait comparer ces documents avec les pièces que lui ont soumises les plaignants et pourrait également convoquer des témoins. L’affaire n’a donc pas été laissée sans suite et l’enquête est toujours en cours, assure la source précitée.



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On nous l’avait bien dit. Pour être banquier il faut d’abord être requin. Le requin ça bouffe tout ! Les Libanais honnêtes ne diraient pas le contraire.
06 h 20, le 22 août 2025