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Économie - Inflation

L’indice des prix repasse sous son niveau de mai en rythme annuel

La hausse la plus importante a été relevée sur les prix des vêtements et chaussures, qui bondissent de 6,08 %.

L’indice des prix repasse sous son niveau de mai en rythme annuel

Un stand de livres dans un centre commercial à Furn el-Chebbeik dans Beyrouth, le 21 août 2024. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-LE Jour

L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 1,32 % au mois de juillet, entraînant un léger ralentissement de son évolution en rythme annuel, selon la dernière actualisation publiée jeudi par l’administration centrale des statistiques.

Avec 14,24 %, cette croissance reste importante, mais repasse en-dessous du niveau affiché en mai (14,44 %).

Si la livre libanaise est stable depuis maintenant près de deux ans après avoir perdu environ 90 % de sa valeur entre 2019 et 2023, la hausse des prix est portée par plusieurs facteurs dont la perception plus stricte des droits de douanes qui pèse sur les prix à l’importation, la décision arbitraire d’importateurs d’augmenter leurs prix, les frais de conversion prélevés sur les transferts bancaires, ou la prévalence du cash dans une économie en crise depuis 2019.

Les prix sont dans une moindre mesure poussés par le secteur touristique et des loisirs qui a pu compter sur l’arrivée d’une portion non négligeable de membres de la diaspora et de tourisme qui n’ont pas été découragés par les incertitudes pesant sur le contexte sécuritaire au Liban ou dans la région.

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Dans le détail, la plus importante hausse mensuelle a été relevée dans les prix des vêtements et des chaussures, qui bondissent de 6,08 % (+11,02 % en rythme annuel).

À l’exception des prix dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie qui ont frémi de 1,11 % en juillet (+14,88 % en rythme annuel), tous les autres sous-indices affichent des hausses inférieures à 1 %, sauf pour les prix de l’éducation qui sont stables, en attendant la mise à jour des frais de scolarité qui ont commencé à être actualisés en août (+30,74 % en rythme annuel), ainsi que trois sous-indices en légère baisse : les transports (-0,80 % en rythme mensuel, -1,39 % en un an), les boissons alcoolisées, le tabac (-0,34 % ; +12,40 %) et les télécoms (-0,02 %, -2,70 %). La baisse mensuelle des télécoms est vraisemblablement due à l'ajustement des récents tarifs des services de données d’un des opérateurs mobile libanais.

L’IPC a conclu le mois de juillet en hausse dans toutes les régions libanaises, à l’exception de la Békaa (-0,27 %).

La hausse mensuelle la plus importante a été enregistrée au Liban-Sud (+1,37 %), devant le Liban-Nord (+1,10 %), Beyrouth (+0,97 %) , Nabatiyé (+0,75 %) et le Mont-Liban (+0,47 %).

L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 1,32 % au mois de juillet, entraînant un léger ralentissement de son évolution en rythme annuel, selon la dernière actualisation publiée jeudi par l’administration centrale des statistiques.Avec 14,24 %, cette croissance reste importante, mais repasse en-dessous du niveau affiché en mai (14,44 %).Si la livre libanaise est stable depuis maintenant près de deux ans après avoir perdu environ 90 % de sa valeur entre 2019 et 2023, la hausse des prix est portée par plusieurs facteurs dont la perception plus stricte des droits de douanes qui pèse sur les prix à l’importation, la décision arbitraire d’importateurs d’augmenter leurs prix, les frais de conversion prélevés sur les transferts bancaires, ou la prévalence du cash dans une économie en crise depuis...
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