Un homme passant devant une affiche du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans le camp de réfugiés palestiniens de Chatila à Beyrouth, le 7 février 2024. Photo João Sousa/L’Orient-Le Jour
Le nouvel ambassadeur palestinien au Liban, Mohammad el-Assaad, nommé il y a un mois, devrait arriver à Beyrouth dimanche 17 août afin d'examiner le dossier du désarmement des camps palestiniens à travers le territoire libanais, rapporte lundi l'agence d'information al-Markaziya, alors que le communauté internationale, et au premier chef les États-Unis, presse pour que l'État libanais désarme le Hezbollah et les autres milices sur l'ensemble de son territoire. L'Orient-Le Jour n'était pas en mesure de confirmer dans l'immédiat cette information de manière indépendante.
Alors que le calendrier pour le désarmement du Hezbollah a été annoncé lors de deux Conseil des ministres la semaine passée, celui des camps palestiniens l'avait été fin mai, à la faveur d'une visite du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas à Beyrouth, et devait débuter le 16 juin, mais ce démantèlement a été reporté sine die dans la foulée de la guerre entre Israël et l’Iran, du 13 au 24 juin. Il était prévu que le démantèlement de l’arsenal des factions palestiniennes débute par les camps proches de la capitale, où la présence des armes est (très) limitée, avant les camps du Nord et enfin, étape la plus délicate, les camps du Sud, dont celui de Aïn el-Héloué, près de Saïda, qui abrite une multitude de factions armées rivales.
Par ailleurs, des divergences au sein du Fateh, qui exerce le pouvoir depuis 1994 en tant que force dominante au sein de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), dont Mahmoud Abbas est à la tête depuis 2004, compliquent la donne. C'est dans ce cadre que Mohammad el-Assaad a remplacé l'ancien ambassadeur Achraf Dabbour, démis de ses fonctions.
« Les contacts (entre le gouvernement libanais, à travers le Comité de dialogue libano-palestinien, et les groupements de l’OLP) sont en cours. Mais les Palestiniens ont demandé un délai pour régler les problèmes internes du Fateh à la suite de certaines décisions de Mahmoud Abbas (dont celle à l’encontre de M. Dabbour) avant de relancer ce dialogue », avait confié à L'Orient-Le Jour une source proche du gouvernement le 11 juillet dernier. Au-delà des dissensions au sein du Fateh, les regards demeurent rivés sur les factions qui ne lui sont pas affiliées à l’OLP, notamment le Hamas et le Jihad islamique pro-iranien, dont la position demeure ambiguë.
M. Assaad a été ambassadeur de Palestine en Ukraine en 2009 et 2010 et occupait le poste d'ambassadeur en Mauritanie depuis le 1er avril 2021.



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