Des passagers du RER et du métro attendent le 26 juillet 1995 sur le parvis du Forum des Halles à Paris, après avoir été évacués suite à une alerte à la bombe dans le pôle d'échange de Châtelet-les Halles, au lendemain de l'attentat du RER B à Saint-Michel, revendiqué par le Groupe Islamiste Armé (GIA), qui a fait huit morts et 117 blessés. Photo AFP
L'un des auteurs des attentats meurtriers de 1995 en France sera remis en liberté le 1er août après un feu vert de la cour d'appel de Paris à une demande de libération, sous condition d'expulsion vers l'Algérie, a appris vendredi l'AFP de source judiciaire.
Reconnu notamment coupable d'avoir posé la bombe qui a explosé à la station Saint-Michel, en plein coeur de Paris, le 25 juillet 1995, Boualem Bensaïd avait été condamné en 2002 puis en appel en 2003 à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. Aujourd'hui âgé de 57 ans, il a passé près de trente années en prison pour cet attentat qui avait fait huit morts.
Dans un arrêt du 10 juillet, « la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a admis Boualem Bensaïd au bénéfice de la libération conditionnelle avec expulsion à destination de l'Algérie à compter du 1er août 2025 », a indiqué une source judiciaire à l'AFP. Cette libération s'effectuera « sous réserve de l'exécution de la mesure d’éloignement et sous condition pour le condamné de quitter le territoire français et de ne plus y paraître », a précisé cette source.
Boualem Bensaïd est considéré comme le coordinateur de la vague de six attentats qui ont frappé la France en 1995, revendiqués par le Groupe islamique armé (GIA) algérien, qui reprochait à la France son « soutien » au régime d'Alger. Il a été reconnu coupable d'avoir posé les bombes ayant explosé à la station Saint-Michel. A l'audience, il avait tout contesté, tant sa participation aux attentats que son appartenance au GIA.
« Cette libération est un espoir pour tous ceux qui luttent contre la prison à vie et pour la libération des prisonniers politiques », a réagi l'avocat Me Romain Ruiz, qui le défend. Depuis la fin de sa période de sûreté, Boualem Bensaïd a déposé au moins quatre demandes de libération conditionnelle, qui ont toutes été refusées.


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