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« Oui à l’abrogation des articles 112 et 122, non à la marginalisation de la diaspora ». Dans un communiqué de presse publié vendredi, le Comité de Coordination Libano-Français (CCLF) a pointé du doigts le refus du président de la Chambre Nabih Berry de soumettre au vote la pétition parlementaire visant à abroger les articles 112 et 122 de la loi électorale, liée au vote de la diaspora.
Le Comité qualifie le choix du chef du législatif de « manœuvre flagrante visant à empêcher les voix des expatriés d’opérer un changement profond (...) lors des élections législatives de 2026 ». Et d'insister : « Souveraineté et réforme vont de pair ! »
Les expatriés libanais avaient eu un impact significatif sur les résultats globaux des scrutins lors des dernières législatives en 2022. Le président de la Chambre des députés avait bloqué, la semaine dernière, l’amendement à la loi électorale qui prévoit la participation à la diaspora à l’élection des 128 députés dans leur circonscription d’origine, alimentant davantage l’impasse parlementaire et préservant les intérêts électoraux du tandem Amal-Hezbollah.
« L’attachement du président Berry (...) à l’innovation des six sièges réservés à la diaspora est en contradiction avec les dispositions constitutionnelles qui garantissent l’égalité complète entre les Libanais résidents et expatriés en matière de droit et de devoir », a dénoncé le CCLF dans son communiqué, estimant que l’abrogation des deux articles et l’élection des 128 députés, de la même manière que lors des élections de 2018 puis 2022, « constituent un fondement juridique et un appui politique et national essentiels ».
Le Comité de Coordination Libano-Français regroupe les organisations Collectif Libanais en France (CLF), Forum Libanais en Europe (FLE), Citoyens Libanais du Monde (MCLM), Notre Nouveau Liban-France (ONLF-France), Rooted, et Civic Influence Hub (CIH).

