Le palais de justice de Baabda. Photo ANI
Les auxiliaires de justice au Liban ont observé jeudi un sit-in général et un arrêt de travail forcé dans tous les départements de l’ensemble des palais de justice, dont les parquets, les départements des juges d’instruction, les juges des référés et les départements de la circulation, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Ce sit-in avait été annoncé il y a deux jours, mardi, dans un communiqué du Comité des auxiliaires de justice, annonçant la « suspension totale des audiences et tâches administratives » le 3 juillet, « en solidarité avec la Ligue des fonctionnaires de l’administration publique ». Des fonctionnaires de diverses administrations avaient en effet observé la veille la grève décidée lundi par le syndicat, et qui doit durer jusqu’au 4 juillet inclus, dénonçant le « mépris persistant du gouvernement envers (leurs) droits (salariaux) et (leur) dignité ». Certains employés, comme ceux du Sérail (siège du mohafazat) du Hermel et de Baabda (Mont-Liban), se sont ainsi rendus à leur bureau sans traiter aucun dossier, selon l’Ani.
Citant le communiqué, l’Ani précise que le sit-in sera suivi de « mesures d’escalade qui seront annoncées en temps voulu » si le gouvernement continue se montrer sourd à leurs revendications. Le Comité a notamment exigé l’adoption d’une nouvelle grille salariale « qui rétablisse la dignité du secteur public et rémunère correctement les auxiliaires judiciaires ainsi que tous les employés du secteur public ».
Les auxiliaires de justice avaient tenu l’année dernière, en février 2024, une grève similaire pour protester contre la faible valeur de leurs salaires. La crise économique de 2019 et la dépréciation monétaire massive qui l’a suivie ont fragilisé les institutions publiques et profondément érodé les salaires des fonctionnaires, libellés en livres libanaises.



