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Nos lecteurs ont la parole

Les valeurs autour des villages du Liban

« Abou Saïd » vendant ses pommes en buvant le « matté ». Photo SBH

Il y a quelques mois, j’ai rencontré un paysan libanais au Chouf, dans la région du Mont-Liban, qui vend les pommes sous un arbre à côté de la rue. Après avoir payé ce que j’ai acheté, il m’a rendu la monnaie, j’ai payé 10 dollars et il m’a rendu en retour 200 000 livres libanaises, puis, j’ai quitté le Liban pendant la période de guerre.

Quatre mois plus tard, je suis revenu vers lui pour racheter des pommes. Immédiatement et avant de descendre de ma voiture, il m’a dit qu’il m’attendait jour après jour depuis cent vingt jours. Quand j’ai demandé pourquoi, il m’a répondu qu’il s’était trompé quand il m’a rendu de l’argent pour l’achat des deux kilos de pommes – au lieu de me rendre 400 000 livres libanaises, il m’a rendu 200 000 (équivalent à deux euros). À noter que ce monsieur voit de nombreuses personnes chaque jour.

Cet acte m’a laissé heureux de voir l’humanité en vigueur, les valeurs de la montagne bien ancrées. Même si les 200 mille ou 2 euros ne sont pas une grande somme, cela reflète des valeurs enracinées au fil des années et passées de génération en génération au pays du Cèdre !

Cette action va m’accompagner toute ma vie et cela me rattache encore plus au Liban et m’encourage à construire ma vie ici. Merci Monsieur Assem Hassan « Abou Saïd ».


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Il y a quelques mois, j’ai rencontré un paysan libanais au Chouf, dans la région du Mont-Liban, qui vend les pommes sous un arbre à côté de la rue. Après avoir payé ce que j’ai acheté, il m’a rendu la monnaie, j’ai payé 10 dollars et il m’a rendu en retour 200 000 livres libanaises, puis, j’ai quitté le Liban pendant la période de guerre.Quatre mois plus tard, je suis revenu vers lui pour racheter des pommes. Immédiatement et avant de descendre de ma voiture, il m’a dit qu’il m’attendait jour après jour depuis cent vingt jours. Quand j’ai demandé pourquoi, il m’a répondu qu’il s’était trompé quand il m’a rendu de l’argent pour l’achat des deux kilos de pommes – au lieu de me rendre 400 000 livres libanaises, il m’a rendu 200 000 (équivalent à deux euros). À noter que...
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