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Société - Libertés

Une journaliste libanaise accuse le Hezbollah d'avoir tenté de l'assassiner

Nancy Lakkis n'était pas dans sa voiture au moment de l'agression et n'a pas été blessée. 

Une journaliste libanaise accuse le Hezbollah d'avoir tenté de l'assassiner

La journaliste libanaise Nancy Lakkis. Photo tirée de son compte Facebook

La journaliste libanaise Nancy Lakkis a affirmé avoir été « la cible d'une tentative d'assassinat », lorsque neuf balles ont été tirées à 3h du matin dans la nuit de mardi à mercredi sur sa voiture garée à Haret Saïda, dans le sud du Liban, les assaillants ayant apparemment cru qu'elle se trouvait à l'intérieur du véhicule.

« Je n'étais pas dans la voiture lors de l'attaque », a déclaré la journaliste au site d'information Lebanon and the World, « en accusant le Hezbollah d'avoir orchestré l'opération, compte tenu de (sa) position critique bien connue à l'égard des activités et de la politique du parti ».

Mme Lakkis a remercié « le commandant de l'armée et les services de renseignement militaires pour leur soutien indéfectible ». « Aujourd'hui encore, des agents des services de renseignement sont stationnés près de mon domicile. Il ne s'agit pas d'une simple affaire, mais d'une tentative de meurtre. Les enquêtes se poursuivent et, pour la première fois, j'ai vraiment le sentiment que ce pays dispose d'un État capable de défendre les opprimés », a-t-elle souligné.

Contactée par L'Orient-Le Jour, Mme Lakkis n'était pas immédiatement disponible pour un commentaire.


La journaliste s'est également adressée directement à ses agresseurs présumés. « Quant à celui qui a tiré neuf balles avec sa Kalachnikov en pensant me faire taire, il essayait en fait de faire taire sa peur de ma voix, rien de plus », a-t-elle encore dit.

Nancy Lakkis critique régulièrement les actions du Hezbollah et demande son désarmement. Elle s'est clairement opposée à l'ouverture par le parti d'un « front de soutien » à Gaza depuis le sud du Liban le 8 octobre 2023, un jour après le début de la guerre avec Israël.

Frustrée par le système judiciaire 

Sur X, Nancy Lakkis a diffusé une série de publications détaillées, exprimant sa « frustration » face à ce qu'elle décrit comme « la collusion au sein du système judiciaire et le manque de protection institutionnelle ». « Lorsque le procureur devient un adversaire et la justice une arène d'influence, il n'y a plus de sécurité », écrit-elle, sans nommer le juge qu'elle critique.


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« Le procureur de la République a modifié le rapport médico-légal de crime à délit en faveur du groupe du duo. J'avais déjà porté plainte contre lui, et il va encore trop loin », a-t-elle ajouté, sans fournir de preuves de ses affirmations.

« Aujourd'hui, malgré ma nette suspicion à l'égard d'une certaine personne, il (le juge) n'a pas ordonné son arrestation... parce qu'elle est considérée comme affiliée au duopole chiite (le mouvement Amal et le Hezbollah). Mais les services de renseignement ont le devoir d'agir, même en l'absence de preuves tangibles. On ne peut plus parler de négligence... de collusion flagrante. Et vous continuez à dire qu'il n'y a pas d'ingérence politique dans le système judiciaire ? », a écrit la journaliste.

Mercredi, elle a également posté une photo d'elle et du ministre de l'information Paul Morcos, et l'a remercié de lui avoir tendu la main après l'agression. « Je voudrais exprimer mes sincères remerciements et ma gratitude (...) au ministre de l'Information (...) pour son aimable appel et pour s'être enquis de mon état de santé après le récent incident », a-t-elle écrit.

En novembre 2024, Mme Lakkis avait affirmé que des caméras de surveillance avaient été retirées de son domicile et de son bureau et que le Hezbollah était à l'origine de ces agissements. Elle avait également indiqué, à l'époque, que son bureau à Haret Saïda avait été incendié.

Les critiques à l'encontre du Hezbollah, notamment de la part de membres de la communauté chiite libanaise, sont souvent accueillies par des réactions négatives, des menaces et des actes d'intimidation de la part de ce parti.

Le 4 février 2021, Lokman Slim, intellectuel chiite libanais et farouche critique du Hezbollah, avait été assassiné. Son corps avait été découvert dans sa voiture près du village de Addoussieh, au Liban-Sud, abattu de plusieurs balles dans la tête et le dos. Douze jours avant sa mort, le 23 janvier 2021, l'opposant avait publiquement exprimé des inquiétudes pour sa sécurité, déclarant qu'il tenait le chef du Hezbollah de l'époque, Hassan Nasrallah, et le chef du mouvement chiite Amal, le président du Parlement Nabih Berry, pour responsables de tout mal qui pourrait lui être fait, à lui ou à sa famille. Le Hezbollah et son camp sont pointés du doigt pour l'assassinat de Lokman Slim, bien que le parti ait nié toute implication et que l'enquête n'ait pas encore abouti à des conclusions.

La journaliste libanaise Nancy Lakkis a affirmé avoir été « la cible d'une tentative d'assassinat », lorsque neuf balles ont été tirées à 3h du matin dans la nuit de mardi à mercredi sur sa voiture garée à Haret Saïda, dans le sud du Liban, les assaillants ayant apparemment cru qu'elle se trouvait à l'intérieur du véhicule.« Je n'étais pas dans la voiture lors de l'attaque », a déclaré la journaliste au site d'information Lebanon and the World, « en accusant le Hezbollah d'avoir orchestré l'opération, compte tenu de (sa) position critique bien connue à l'égard des activités et de la politique du parti ».Mme Lakkis a remercié « le commandant de l'armée et les services de renseignement militaires pour leur soutien indéfectible ». « Aujourd'hui encore, des agents des services de renseignement sont...
commentaires (6)

Honte à ceux qui accablent la victime et défendent ses agresseurs en se focalisant sur l’heure du crime et non sur ses conséquences, alors que tout indique que l’acte en soi est pour dissuader les journalistes qui se déplacent à toute heure et se trouvent sur tous les fronts pour nous informer de leur nuisance. C’est pas comme si cet événement est sans précédent. Nombre de journalistes ont été assassinés par ce parti vendu que certains défendent en salissant la journaliste. Le pire ce qu’ils savent mais préfèrent se mettre du côté des agresseurs pour montrer qu’ils ont opinion sur rue.

Sissi zayyat

11 h 28, le 11 mai 2025

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Commentaires (6)

  • Honte à ceux qui accablent la victime et défendent ses agresseurs en se focalisant sur l’heure du crime et non sur ses conséquences, alors que tout indique que l’acte en soi est pour dissuader les journalistes qui se déplacent à toute heure et se trouvent sur tous les fronts pour nous informer de leur nuisance. C’est pas comme si cet événement est sans précédent. Nombre de journalistes ont été assassinés par ce parti vendu que certains défendent en salissant la journaliste. Le pire ce qu’ils savent mais préfèrent se mettre du côté des agresseurs pour montrer qu’ils ont opinion sur rue.

    Sissi zayyat

    11 h 28, le 11 mai 2025

  • Tirer à la mitraillette sur la voiture d une (ou d un journaliste ou toute autre personne) est plus qu’une tentative d intimidation, c est un crime qui mérite la sanction la plus exemplaire. Espérons que justice sera rendue. Je suis désolé des commentaires - ridicules - qui évoquent un souhait de “publicité” ou qui l appellent “demoiselle”. Peut être n ont ils (ou elles) pas compris la gravité de cette situation. Vos excuses seraient les bienvenues . Toute mon estime et admiration pour cette journaliste qui ose ses convictions -

    Farandole

    00 h 53, le 08 mai 2025

  • La liste est longue des journalistes dont on soupçonne (pour rester politiquement correcte ) le Hezbollah de les avoir assassinés ou tenté d'assassiner : évidemment Joubran Tuéini, Samir Kassir, Suheil Tawileh, Lokman Slim, May Chediak, Rami Naim. N'oublions jamais ces crimes immondes contre la démocratie, la paroles libre et contre un Liban libre , toutes les valeurs orthogonales à celle du Hezbollah. Un jour justice sera faite contre la racaille qui a commis tout ça. La vengeance est un plats qui se mange froid...

    Ziad CHOUEIRI

    18 h 36, le 07 mai 2025

  • Encore une photo avec celui qu'on dit Doctor et la boucle sera fermée. Tout cela est de la pub très bon marché, il faut savoir remplir son temps.....

    aliosha

    18 h 30, le 07 mai 2025

  • MOUI... Tout ça est très louche... Je suspecte la demoiselle de vouloir s'attirer de la publicité gratuite... Le HZB croyait qu'elle était dans sa voiture à 3 heures du matin ? VRAIMENT ? Et elleetait supposée fair QUOI exactement dans sa voiture à 3 AM ???? Quand on fait d'arrêter des gens parce que la demoiselle a de "fortes suspicions"... Je croyais que les journalistes avaient un plus de connaissances en terme de procédure pénales... Bref... Tentative de meurtre... Sûrement pas... Tentative d'intimidation, peut-être... Tentative D'OPÉRATION PR ratée... SÛREMENT

    Emile

    18 h 04, le 07 mai 2025

  • Les assaillants ont cru qu’elle se trouvait à l’intérieur de la voiture … à 3h00 du matin ?? Pq? Elle a élu domicile, dans sa bagnole ?? Menaces, avertissement, intimidation… ça tient la route et les assaillants ont , sans doute, essayé de l’intimider. Mais d’ici à croire qu’ils ont cru qu’elle était dans sa bagnole garée et à une heure pareille ? Faut vraiment avoir de l’imagination…en tout cas, espérons que l’enquête aboutira

    LE FRANCOPHONE

    18 h 01, le 07 mai 2025

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