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Le Liban face à une perte économique historique de près de 1 000 milliards de dollars (1975–2025)

Une compilation des données économiques disponibles, réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle et de sources internationales, révèle que le Liban aurait perdu entre 960 milliards et 1,17 trillion de dollars américains entre 1975 et 2025. Ce montant colossal couvre aussi bien les pertes économiques directes (corruption, détournements, fraudes, gaspillage) qu’indirectes (émigration, perte de productivité, crise bancaire, effondrement énergétique, etc.). Il est important de souligner que ces chiffres n’incluent pas les pertes humaines : morts, blessés, disparus ou déplacés.

Parmi les coûts majeurs de reconstruction figurent ceux de la guerre civile libanaise (1975-1990), estimés à 25 milliards de dollars, touchant les infrastructures, les institutions et la population. Le conflit entre Israël et le Hezbollah en 2006 a coûté entre 10 et 15 milliards de dollars, affectant sévèrement le logement, l’agriculture et les infrastructures. L’explosion du port de Beyrouth en août 2020 a engendré des pertes estimées à 15 milliards de dollars, notamment dans les secteurs du commerce, du logement, de la santé et du port lui-même. Le conflit du Sud avec Israël entre 2023 et 2024 a provoqué des dommages estimés à 14 milliards de dollars, touchant le tourisme, l’habitat et l’énergie. Au total, les coûts de reconstruction, cumulés, s’élèvent entre 64 et 69 milliards de dollars.

Les pertes financières directes du Liban entre 1975 et 2025 sont estimées entre 500 et 600 milliards de dollars. Parmi elles, le détournement de fonds publics représente à lui seul entre 150 et 180 milliards de dollars selon des rapports du FMI, de la Banque mondiale et de l’Union européenne. Les projets énergétiques et infrastructurels mal gérés ou frauduleux ont généré des pertes de 40 à 60 milliards. Le blanchiment d’argent via des circuits offshore est évalué entre 80 et 100 milliards. Le système bancaire, organisé autour d’un schéma de type Ponzi, a contribué à des pertes de 70 à 85 milliards de dollars. Le secteur des carburants et de l’électricité a gaspillé entre 25 et 35 milliards, tandis que les télécommunications et leur surfacturation ont généré une perte estimée entre 12 et 18 milliards.

Le trafic, la contrebande et les fraudes douanières représentent entre 15 et 25 milliards de pertes, tandis que la saisie illégale de terrains publics en vaut entre 10 et 15. L’aide internationale détournée est évaluée à 8 à 12 milliards, la corruption militaire à 5 à 8 milliards. Le port de Beyrouth, au-delà de l’explosion de 2020, a été un point de fuite estimé entre 4 et 7 milliards, et la mauvaise gestion des déchets, y compris par des entreprises comme Sukleen, représente une perte de 3 à 5 milliards. Enfin, le trafic de drogue international, ayant impliqué divers réseaux libanais, est estimé entre 10 et 15 milliards, tandis que la richesse cachée dans des paradis fiscaux atteint à elle seule entre 100 et 120 milliards de dollars.

En ce qui concerne les pertes économiques indirectes, on estime entre 200 et 250 milliards de dollars les pertes dues à l’émigration massive de plus de 3,5 millions de Libanais, dont une majorité hautement qualifiée. Le coût cumulé de l’électricité alternative via les générateurs privés est évalué entre 40 et 50 milliards. Les pertes liées à la crise bancaire et au gel des dépôts, survenue entre 2019 et 2023, représentent entre 80 et 100 milliards. La perte de productivité causée par le trafic routier, avec une moyenne de deux heures perdues par jour, équivaut à 30 à 40 milliards. L’explosion du port de Beyrouth entraîne également entre 15 et 20 milliards de pertes économiques indirectes. Le désinvestissement étranger, en raison de la corruption systémique, est chiffré entre 50 et 70 milliards, et les conséquences sur la santé publique et la pollution coûtent entre 10 et 15 milliards. Ainsi, les pertes économiques indirectes sont estimées entre 400 et 500 milliards de dollars.

En résumé, les pertes directes se situent entre 500 et 600 milliards de dollars, les pertes indirectes entre 400 et 500 milliards, et les coûts de reconstruction entre 64 et 69 milliards. Le total cumulé de ces pertes économiques sur 50 ans s’élève donc entre 960 milliards et 1,17 trillion de dollars américains.

En conclusion, près de 1 000 milliards de dollars ont été perdus en raison d’un demi-siècle de mauvaise gouvernance, de conflits, de corruption et de négligence systémique. Une grande partie de ces sommes est aujourd’hui dissimulée à l’étranger, notamment en Suisse, en France, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis et dans divers paradis fiscaux.

Dans un appel à l’action, il est urgent de geler ces avoirs, de poursuivre les responsables et d’engager une reconstruction économique transparente, fondée sur des partenariats internationaux crédibles. La mise en place d’une commission indépendante de lutte contre la corruption, dotée de pouvoirs judiciaires nationaux et internationaux, est indispensable pour restaurer la confiance du peuple et des bailleurs de fonds.

Fadi F. KHOURY, ingénieur

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Une compilation des données économiques disponibles, réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle et de sources internationales, révèle que le Liban aurait perdu entre 960 milliards et 1,17 trillion de dollars américains entre 1975 et 2025. Ce montant colossal couvre aussi bien les pertes économiques directes (corruption, détournements, fraudes, gaspillage) qu’indirectes (émigration, perte de productivité, crise bancaire, effondrement énergétique, etc.). Il est important de souligner que ces chiffres n’incluent pas les pertes humaines : morts, blessés, disparus ou déplacés. Parmi les coûts majeurs de reconstruction figurent ceux de la guerre civile libanaise (1975-1990), estimés à 25 milliards de dollars, touchant les infrastructures, les institutions et la population. Le conflit entre Israël...
commentaires (1)

Excellent article, qui, pour être plus crédible, devrait citer ses sources.

Raed Habib

12 h 09, le 04 mai 2025

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Commentaires (1)

  • Excellent article, qui, pour être plus crédible, devrait citer ses sources.

    Raed Habib

    12 h 09, le 04 mai 2025

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