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Où va le Liban ? Un nouveau leadership et des solutions possibles pour la reprise

Le Liban, à travers son histoire marquée par la résilience et la richesse culturelle, se trouve aujourd’hui à un tournant. Mais où va le Liban et quelles étapes peuvent être prises pour orienter le pays vers un avenir meilleur ?

Le système politique du Liban a longtemps été paralysé par des divisions sectaires et une corruption enracinée. L’élection d’un nouveau président constitue une étape nécessaire pour restaurer la stabilité. Cependant, ce changement de leadership doit aller au-delà du symbole : des actions concrètes sont nécessaires pour briser la paralysie politique et restaurer la confiance dans les institutions du Liban.

L’un des principaux défis auxquels le nouveau président est confronté est le sectarisme profondément enraciné dans le système politique. Le modèle traditionnel de partage du pouvoir entre les différents groupes religieux a souvent conduit à la paralysie, à l’inefficacité et à la corruption. Le nouveau leadership doit donner la priorité à la réforme de ce système, en envisageant éventuellement un modèle de gouvernance plus laïc ou inclusif, qui dépasse les intérêts sectaires.

L’effondrement économique du Liban est l’un des plus graves au monde, avec la livre libanaise ayant perdu plus de 90 % de sa valeur et l’inflation atteignant des sommets. Le système financier reste en désarroi, et les taux de chômage et de pauvreté ont atteint des niveaux sans précédent. Le nouveau leadership doit prioriser une approche multifacettes pour la reprise économique, avec à la fois des mesures de soutien à court terme et des réformes à long terme.

1. Réformes économiques et engagement avec le Fonds monétaire international (FMI) : les négociations avec le FMI pour obtenir l’aide financière indispensable sont essentielles. Mais la mise en œuvre de réformes est indispensable, telles que la discipline budgétaire, la restructuration du secteur bancaire libanais et la lutte contre la corruption. Des réformes structurelles dans les dépenses publiques, la fiscalité et la transparence sont aussi nécessaires.

2. Lutter contre la corruption : cette mesure devrait être globale en améliorant la supervision des fonds publics pour garantir que l’aide internationale soit correctement utilisée. Renforcer le système judiciaire et autonomiser les institutions indépendantes pour enquêter sur les crimes financiers sera fondamental pour reconstruire la confiance dans la gouvernance du Liban.

3. Diversifier l’économie : l’économie du Liban a longtemps été dépendante des envois de fonds et d’un secteur des services, avec peu de focus sur le développement industriel ou agricole. Une stratégie globale pour diversifier l’économie libanaise pourrait aider à réduire sa dépendance vis-à-vis des importations et stimuler la création d’emplois. La priorité devrait être donnée à des secteurs tels que les énergies renouvelables, la technologie et l’agriculture, tout en favorisant la croissance des petites et moyennes entreprises (PME).

4. Reconstruire la confiance dans le secteur bancaire : une priorité majeure devrait être la reconstruction du système financier du Liban. Cela impliquerait de restaurer la confiance dans le secteur bancaire, de garantir que les citoyens puissent accéder à leurs économies et de créer de nouvelles régulations bancaires pour prévenir les mauvaises gestions qui ont contribué à l’effondrement.

Le tissu social du Liban a été gravement tendu par la crise économique, la situation des réfugiés. Des mesures immédiates devraient répondre aux besoins humanitaires des citoyens libanais et des réfugiés en renforçant les soins de santé et l’éducation, et en gérant les services sociaux permettant de consolider les filets sociaux.

En plus des réformes politiques, économiques et humanitaires, la reprise du Liban dépendra de la promotion de l’unité nationale et de la construction d’un sens de responsabilité collective. Le nouveau président devrait œuvrer à combler les profondes divisions entre les différents groupes sectaires du Liban, en se concentrant sur des objectifs communs et des intérêts partagés. Cela pourrait être réalisé grâce à des dialogues, des processus de réconciliation et la promotion de l’inclusivité dans la gouvernance.

Le soutien international restera crucial, mais le Liban doit démontrer un véritable engagement en faveur de la réforme et de la stabilité pour attirer les investissements étrangers et l’aide financière. La diaspora libanaise, force puissante et influente, a également un rôle-clé à jouer dans la reprise du pays, qu’il s’agisse des investissements, des envois de fonds ou du plaidoyer.

L’élection d’un nouveau président, le général Joseph Aoun, offre un rayon d’espoir au milieu des ténèbres de la paralysie politique et de l’effondrement économique. Bien que le chemin à suivre soit difficile, la résilience du Liban et son potentiel à appliquer des réformes significatives peuvent servir de base pour reconstruire la nation. Avec un leadership audacieux, un engagement en faveur des réformes systémiques et le soutien du peuple libanais ainsi que de la communauté internationale, le Liban peut tracer un chemin vers un avenir plus stable, prospère et uni.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Le Liban, à travers son histoire marquée par la résilience et la richesse culturelle, se trouve aujourd’hui à un tournant. Mais où va le Liban et quelles étapes peuvent être prises pour orienter le pays vers un avenir meilleur ?Le système politique du Liban a longtemps été paralysé par des divisions sectaires et une corruption enracinée. L’élection d’un nouveau président constitue une étape nécessaire pour restaurer la stabilité. Cependant, ce changement de leadership doit aller au-delà du symbole : des actions concrètes sont nécessaires pour briser la paralysie politique et restaurer la confiance dans les institutions du Liban.L’un des principaux défis auxquels le nouveau président est confronté est le sectarisme profondément enraciné dans le système politique. Le modèle traditionnel de partage du...
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Amen

Eleni Caridopoulou

01 h 34, le 03 février 2025

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  • Amen

    Eleni Caridopoulou

    01 h 34, le 03 février 2025

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