Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah prononçant un discours restransmis en direct dans la banlieue sud de Beyrouth, à l'occasion des commémorations de l'Achoura, le 17 juillet 2024. Photo Mohammad Yassine
Zeinab Nasrallah, la fille de l'ex-secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, a contesté les affirmations selon lesquelles son père vivait dans des bunkers souterrains, dans une interview accordée à la chaîne iranienne Press TV, les qualifiant de «complètement fausses ».
Le 27 septembre, le chef du Hezbollah a été assassiné par des bombardements israéliens visant un complexe de six bâtiments à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, alors qu'il se trouvait dans une salle souterraine située à environ 20 mètres en dessous du sol, selon des révélations du Wall Street Journal.
« Sayyed Hassan n'a jamais utilisé ces espaces souterrains dans sa vie quotidienne. Ils ont été construits pour un usage en temps de guerre, et jusqu'au début de la dernière agression israélienne contre le Liban en septembre, il résidait dans des appartements situés au minimum au 5e, 6e ou 8e étage », a confié sa fille au média iranien.
Et de renchérir : « Mon père vivait comme n'importe quelle autre personne, dans des appartements classiques... Cependant, après qu'il a été assassiné dans le quartier général souterrain, certains ont pu croire qu'il vivait sous terre — un récit erroné que l'ennemi israélien a constamment essayé de propager ». La dernière apparition publique de Hassan Nasrallah remonte au 12 octobre 2016, lors de la commémoration de l'Achoura cette année-là.
Selon Zeinab Nasrallah, le mode de vie de son père était ordinaire, malgré les menaces israéliennes. « Il conduisait sa voiture avec ses compagnons pour observer la situation à l'extérieur. Il n'était jamais caché. Il faisait des tournées autour de la banlieue sud de Beyrouth pour s'enquérir de l'état des gens, des hôpitaux, des mosquées et des magasins, et s'assurer que tout allait bien », a-t-elle expliqué.
« Nous ne le voyions que quelques fois par an »
Toutefois, Zeinab Nasrallah a révélé que les « immenses responsabilités et préoccupations sécuritaires » qui pesaient sur son père réduisaient leurs rencontres familiales. « Nous ne le voyions que quelques fois par an... Mais ces moments étaient précieux », a-t-elle lâché. Et de poursuivre : « Nous nous rassemblions en famille — enfants et petits-enfants — et nous passions de merveilleux moments ensemble. Il prenait des nouvelles de chacun de nous et s'assurait que nous allions bien... Les petits-enfants se disputaient parfois pour savoir qui allait s'asseoir à côté de lui et ils devenaient parfois bruyants. Quand nous essayions de les calmer ou de leur demander d'arrêter de jouer un moment, il disait : 'C'est bon, ce sont des enfants, ils ont besoin de jouer, de libérer de l'énergie et de faire du bruit' ».
Selon la fille de l'ex-leader chiite, les discussions familiales tournaient principalement autour de sujets religieux, avec peu de place pour la politique, à moins que des questions urgentes surviennent et que la famille « cherche à mieux comprendre » certains évènements.
« Un père aimant »
Au moment de le décrire, Zeinab Nasrallah évoque un « père aimant, un homme bien éduqué et un être humain profondément affectueux, rempli d'empathie véritable pour ceux qui l'entourent ». Elle a ajouté que, lorsque son père a été nommé secrétaire général du Hezbollah après l'assassinat de son prédécesseur, Abbas el-Moussaoui, en février 1992, la famille a ressenti un « sens accru de responsabilité » du fait qu'il était désormais « un leader transnational suivi par des millions de personnes à travers le monde ». Lorsqu'il a assumé ce rôle, « nous avons compris que nous le verrions moins fréquemment et priions pour sa sécurité, car il n'était pas seulement notre père, mais le père d'une nation entière », a-t-elle affirmé.
Zeinab Nasrallah a dans ce cadre exprimé sa fierté par rapport aux sacrifices de son père, y compris au niveau « de sa vie personnelle, du martyr de son jeune fils Hadi et de sa vie personnelle pour le bien du peuple ». Le fils aîné du leader chiite, Hadi, avait été tué par l'armée israélienne en 1997 au Liban-Sud. À l'époque, l'armée israélienne avait enlevé son corps, qui avait été récupéré plus tard lors d'un échange de prisonniers en 1998 avec Israël.
La fille de Nasrallah a enfin affirmé que l'assassinat de son père par Israël n’avait fait que renforcer la résistance. « Le martyre de Hassan Nasrallah a alimenté la lutte contre l'occupation israélienne et ses soutiens hégémoniques occidentaux », a-t-elle conclu.
Plus de 4 000 personnes ont été tuées au Liban pendant la guerre entre le Hezbollah et Israël qui a débuté le 8 octobre 2023. Moins d'un an après des combats majoritairement transfrontaliers, l'Etat hébreu a lancé une opération s'étendant à tous les fiefs du parti chiite à travers le Liban le 23 septembre. Après plus de deux mois de guerre ouverte, une trêve a été négociée sous l'égide des Etats-Unis et de la France et est entrée en vigueur le 27 novembre.




Mais c'est vrai ! c'est vrai ! j'ai d'ailleurs moi-meme joué au billard avec lui quand j'attendais la reparation de ma voiture dans un garage de la rue Moawad ! COMPLETEMENT MYTHO ! et la Meuf et son public
10 h 06, le 18 décembre 2024