Réjouissons-nous,
Noël approche !
La fin du monde
Est-elle si proche ?
Pourquoi ces guerres
Sur notre Terre ?
Pourquoi ces morts,
Cette violence,
Ce mauvais sort,
Cette insouciance ?
Le Seigneur reviendra,
Comme il l’a promis,
Sur une nuée,
Le monde le verra.
Même l’ennemi
Se prosternera
Devant Sa beauté.
Préparons-nous à l’accueillir
Dans nos cœurs
Et dans la crèche !
Pensons au bonheur
À la nuit sainte et fraîche !
En cet hiver,
Je n’irai pas dans la forêt,
Couper un sapin vert.
Je ramasserai,
Parmi les arbres brûlés,
En cette triste année,
Un sapin abandonné.
Je mettrai, comme guirlandes,
Les fils électriques
Qui pendent
Dans les rues
Des maisons disparues
Par cette guerre chaotique.
Mon Jésus, Tu pleureras
En voyant le Liban,
La Terre que Tu admiras
Il y a deux mille ans.
Mon Jésus, Tu trembleras de froid.
Comment Te réchauffer ?
Il n’y a plus de toits,
Ni de couvertures.
Ma voix fut étouffée
Par la vie dure
Et les mornes visages
Des citoyens, quittant leurs biens,
Fuyant, en larmes,
Les raids aériens
Et les armes
Qui s’abattent sur leurs villages.
L’âne et le bœuf ont fui.
Mon lit est détruit.
Sur mon matelas,
À même le sol,
Je Te prendrai dans mes bras,
Je fredonnerai des berceuses,
Mettant un bémol
Pour Te consoler.
Où est la paix ?
Où est l’amour ?
Que tu as prêchés ?
Reviendront-ils un jour ?
La nuit de Noël,
Sur mon sapin desséché,
Brillera une étoile du ciel
Que nul ne peut détacher.
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef