Un drapeau du Hezbollah hissé au-dessus des décombres d'un bâtiment détruit par une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 8 novembre 2024. Photo d'illustration Mohammad Yassine/L'OLJ
Avec plus de 45 000 logements et 1,2 million de mètres cubes de débris selon ses estimations, la fondation Jihad el-Bina', l’une des plus importantes associations relevant directement du Hezbollah, estime les dégâts matériels causés par les israéliens aux structures physiques au Liban jusqu’à fin octobre 2024 et depuis le 8 octobre 2023 à hauteur de 2,9 milliards de dollars.
Reprises dans le quotidien al-Akhbar, ces estimations rejoignent celles émises par la Banque mondiale le 14 novembre, qui avançait, elle, que les pertes liées aux bâtiments résidentiels atteignaient 2,8 milliards de dollars jusqu’au 27 octobre 2024. Les estimations de cette dernière figuraient dans son rapport « Lebanon Interim Damage and Loss Assessment », dans lequel elle évaluait les dégâts matériels causés aux structures physiques à 3,413 milliards de dollars, et les pertes économiques à 5,062 milliards de dollars.
Dans les détails du recensement de Jihad el-Bina', la fondation révèle que l’ampleur des destructions causées par les bombardements israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth était similaire à celle de la guerre de 2006. À l’époque, 246 bâtiments avaient été complètement détruits, contre 220 bâtiments jusqu’à fin octobre 2024. La fondation estime que les pertes liées à ce dernier décompte se chiffrent à hauteur de 630 millions de dollars, une enveloppe qui serait toutefois amenée à être revue à la hausse alors que l’armée israélienne n’a toujours pas cessé de pilonner cette région. Les 2,3 milliards de dollars restants de dégâts matériels sont répartis entre la Békaa et le Liban-Sud.
En plus de 13 mois de guerre, l’armée israélienne a causé la mort de 3 516 personnes sur le territoire libanais et en a blessé 14 929, selon le dernier décompte du ministère de la Santé.
En termes de nature des dégâts, Jihad el-Bina' estime que ce sont plus de 45 000 espaces immobiliers qui ont été complètement détruits partout au Liban depuis le début des agressions, dont au moins 80 % seraient des logements, le reste étant des commerces. En ce qui concerne la première catégorie, les premières estimations de la fondation montrent que 7 000 logements ont été complètement détruits à Beyrouth et au Mont-Liban (principalement dans la banlieue sud, mais aussi dans d'autres quartiers de Beyrouth et du Mont-Liban). L’institution décompte aussi 5 000 autres logements détruits entre Chtaura et Hermel, dans la Békaa et Baalbeck-Hermel et 28 000 logements complètement détruits dans le Liban-Sud.
Enfin, Jihad el-Bina' souligne que ces estimations ne sont que provisoires, alors que les régions précédemment mentionnées sont toujours la cible d’intenses frappes israéliennes. Hormis l’enveloppe provisoire de 2,9 milliards de dollars, la reconstruction complète est supposée durer « au moins 3 ans, voire 5 ans », une fois le cessez-le-feu appliqué, conclut la fondation.





Trop précis le chiffre de 630 millions... si lon se tire avec 2 milliards on serait chanceux... mais aussi connaissant nos polychinellesss on se limitera à zéro et on laisse les gens, les villes se débrouiller bil lati hiya ahssan...
15 h 04, le 20 novembre 2024