Le Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati (d.), lors d'une réunion avec le député Simon Abi Ramia, à Beyrouth, le 18 novembre 2024. Photo X / @grandserail
Le Premier ministre libanais sortant, Nagib Mikati, a affirmé lundi à la chaîne al-Araby TV que la réponse du Liban à la proposition de trêve remise la semaine dernière à Beyrouth par les États-Unis était « positive », mais que certains points devaient encore être discutés. Une annonce confirmée en soirée par le député Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre Nabih Berry, en charge des pourparlers, qui a affirmé que « le Hezbollah et le Liban ont accepté » le texte soumis par Washington, mais avec « quelques réserves ».
Après avoir rencontré M. Mikati au Grand Sérail lundi, le député et ancien membre du Courant patriotique libre Simon Abi Ramia a déclaré que le Liban était effectivement d'accord avec ce texte, confirmant l'arrivée demain mardi au Liban de l'émissaire américain Amos Hochstein au Liban, selon un communiqué publié par le Grand Sérail. L'Orient-Le Jour a par la suite appris que M. Hochstein a décidé de reporter son déplacement à Beyrouth dans l'attente d'éclaircissements sur la position libanaise. Il était également attendu mercredi à Tel-Aviv. Mais ce dernier se rendra finalement à Beyrouth, en principe demain, selon nos informations.
Plus tôt dans la journée, M. Mikati a affirmé que le déplacement d'Amos Hochstein permettra de « résoudre en face-à-face » les points qui sont encore « flous ».
Bou Saab « optimiste »
Commentant le report de la visite de Hochstein, le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab, a affirmé en fin d'après-midi que « l'envoyé américain ne cherche pas à faire une visite ratée au Liban, mais plutôt à venir dans le but de conclure un accord », relevant que « jusqu'aux dernières heures, aucune date officielle n'avait été fixée pour sa visite à Beyrouth ».
Dans un entretien accordé à la chaîne CNN, il a souligné que « le Liban souhaite que les négociations diplomatiques aboutissent ». Il a aussi insisté sur « la nécessité d'appliquer pleinement la résolution 1701, non pas comme c'était le cas en 2006 », rappelant que « la résolution n'avait pas été pleinement appliquée » par le Hezbollah et Israël. « L'accord que nous avons reçu doit être clarifié avant d'être approuvé par le Liban », a-t-il encore ajouté. Elias Bou Saab s'est enfin dit « optimiste quant à la possibilité de parvenir à une solution diplomatique d'ici une semaine, si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'en tient à sa parole, bien que l'expérience à Gaza ne soit pas encourageante ».
« Spéculations »
Lors de son entretien télévisé, Nagib Mikati a encore déclaré ne pas avoir entendu parler d'une condition dans les pourparlers donnant à Israël une certaine liberté d'agir contre le Hezbollah en cas de violation du cessez-le-feu par le parti chiite. Il a balayé de la main ce qu'il a qualifié de « spéculations ».
Selon nos informations, cette clause avait été réclamée par Israël et catégoriquement refusée par Beyrouth, menant à un terrain d'entente autour d’une nouvelle formulation suggérant que si le Hezbollah enfreint l’accord, l’armée libanaise qui interviendra. Celle-ci sera la seule force à disposer des prérogatives militaires et à porter les armes dans le Sud, en coopération avec la Force intérimaire des Nations unies pour le Liban (Finul). Cependant, des doutes subsistent du côté libanais sur la position israélienne à cet égard, Tel-Aviv insistant sur son droit d’intervenir à sa guise. Israël exige également un engagement écrit séparé avec les États-Unis sur ce point et insiste sur l’interdiction de transférer des armes au Hezbollah depuis la Syrie, que ce soit par des voies légales ou illégales, ou encore par la mer.
Renforcer la présence de l'armée
M. Mikati a encore indiqué s'être entretenu avec le commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, et avoir été informé du plan de l'armée pour renforcer sa présence dans le sud du Liban. « Ce qui m'importe, c'est de renforcer la présence de l'armée dans le sud du Liban et qu'il n'y ait pas d'armes [illégitimes] », a-t-il déclaré.
Jeudi, les États-Unis avaient soumis un projet de trêve au président du Parlement libanais Nabih Berry pour mettre fin à 13 mois de conflit entre le Hezbollah et Israël. Cette guerre a connu une escalade depuis le 23 septembre, avec des frappes israéliennes encore plus soutenues sur la Békaa, le Liban-Sud et la banlieue sud de Beyrouth, accompagnée une semaine plus tard, par le lancement d'une offensive terrestre.
Le texte de l'accord présenté par Washington prévoit notamment le déploiement progressif de l'armée libanaise dans le Sud, qui y sera la seule autorité légitime autorisée à effectuer des opérations militaires, avec une première phase impliquant 5 000 soldats. L'armée sera chargée de veiller à l'absence d'armes en dehors de son contrôle dans le Sud et du démantèlement de l’infrastructure militaire du Hezbollah.


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On comprend mieux tous les jours qui passent, pourquoi ce parti vendu à tout fait pour bloque l’élection présidentielle et ce qui va avec. C’était prémédité et il a toujours eu le projet de la destruction de notre sans aucune contradiction de la part de l‘État officiel qu’il a réduit à néant en amont afin que seuls ses pions choisis par ses soins et placés puissent le défendre et l’appuyer dans l’anéantissement de notre pays. Berry pour président ou dictateur qui décide du sort des libanais? Mikati a son service. Rien que ça. C’est à hurler de rage. Les opposants n’ont pas été à la hauteur
11 h 55, le 19 novembre 2024