Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d'une commémoration pour les victimes de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, au Parlement israélien à Jérusalem, le 28 octobre 2024. Photo DEBBIE HILL/Pool via REUTERS
Le gouvernement israélien, qui était réuni lundi dans un lieu tenu secret, a discuté de la possibilité d'une deuxième riposte contre l'Iran, en représailles cette fois à l'attaque de drone contre la maison du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée le 19 octobre.
Cette attaque, qui n'avait pas fait de victimes, avait été revendiquée par le Hezbollah le lendemain. Benjamin Netanyahu avait ensuite accusé "les alliés de l’Iran" d’avoir "tenté" de l’assassiner, ainsi que sa femme, assurant qu’ils "paieront un prix élevé". "Je dis aux Iraniens et à leurs partenaires de l’axe du mal : quiconque nuit aux citoyens de l’Etat d’Israël paiera un prix élevé pour ça", avait-il ajouté.
Lors de la discussion du cabinet, les ministres ont été clairement informés, selon la chaîne 13 israélienne, que les frappes israéliennes de la nuit de vendredi à samedi contre l'Iran étaient uniquement une riposte aux tirs de roquettes iraniens de fin septembre sur Tel-Aviv et qu'une "autre réponse est attendue" à l'attaque de Césarée.
Les frappes de samedi à l'aube ont principalement visé des sites militaires iraniens, notamment des sites de production de missiles et de drones. Elles ont fait, selon Téhéran, cinq morts : quatre gardiens de la révolution et un civil.
"Cibles gouvernementales"
En outre, les organes sécuritaires israéliens partent, pour toutes considérations futures, de l'hypothèse que Téhéran répliquera à nouveau, mais qu'aucun plan n'a encore été décidé par les responsables iraniens à ce propos, selon la chaîne 13.
Cette dernière a encore affirmé que l'enquête sur les conclusions des frappes israéliennes en Iran s'est terminée et qu'il a été jugé par les responsables de l'armée de l'air que l'armée israélienne avait "atteint ses objectifs" avec ces opérations. Selon les mêmes hauts responsables militaires, "une autre attaque – si elle a lieu – se concentrera sur des cibles et des infrastructures gouvernementales", mais pas nucléaires.
Selon un message sur X du journaliste israélien Itamar Eichner, correspondant du journal Yediot Ahronoth, des propositions "délirantes" ont été exprimées lors de la réunion par des ministres pour mener cette seconde riposte. Certains auraient proposé "d'assassiner le Premier ministre libanais Nagib Mikati ou le président de la Chambre, Nabih Berry". M. Eichner ajoute que, une fois leurs propositions tournées en dérision, ces ministres ont "plaisanté" en rétorquant qu'Israël pourrait toujours "essayer de tuer Nasrallah une seconde fois", en allusion au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, éliminé le 27 septembre dans une frappe monstrueuse sur la banlieue sud de Beyrouth, où il était en réunion dans un souterrain.
La réunion du cabinet israélien a eu lieu dans un endroit tenu secret, et suivant un strict protocole de sécurité, et non au bureau du Premier ministre à Jérusalem ou dans le complexe de la Défense de la Kirya, à Tel-Aviv, selon plusieurs médias israéliens.





Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il est certain que, étamt donné les possivles conséquences interbationales, cette attaque n’a pu être menée sans un feu vert, ou plutôt un ordre de l’Iran. Il est même probable qu’elle a été préparée par des officiers iraniens des Gardiens de la Révolution. Cependant, pour des raisons électorales, Biden ne tient pas à envenimer la situation et va clamer les éventuelles ardeurs guerrières du tandem Bibi-Gallant. Si riposte il doit y avoir, ce ne sera pas, de toute façon, avant le 5 novembre.
08 h 36, le 30 octobre 2024