Des secouristes tentant de trouver des survivants dans les décombres des bâtiments touchés par une frappe israélienne, dans la nuit de lundi à mardi, à Jnah, quartier de Beyrouth, non loin de l'hôpital Hariri. Mohammed Yassine/OLJ
Ce qu'il faut savoir ce mardi
- L'armée israélienne a procédé à de violentes frappes, mardi après-midi, contre la banlieue sud de Beyrouth et ses environs, pendant qu'un responsable du Hezbollah revendiquait la responsabilité de l'attaque au drone, samedi, contre la résidence de Benjamin Netanyahu.
- A Beyrouth, Amos Hochstein a souligné qu’un accord parrainé par les États-Unis pourrait compléter la résolution onusienne 1701, une sorte d’addendum précisant les détails concrets de son application.
- Quinze frappes israéliennes ont visé, cette nuit, la banlieue sud de Beyrouth et au-delà, dont une près de l'hôpital Hariri qui a fait 18 tués et près de 60 blessés, et une autre, pour la première fois, sur la région de Ouzaï.
- Les chars israéliens sont entrés, lundi, à Aïta el-Chaab.
- Téhéran a adressé un avertissement aux Etats-Unis, affirmant qu'ils seraient « pleinement responsables » et « complices » en cas d' « agression » par Israël.
De Beyrouth au Liban-Sud en passant par la Békaa
Ce mardi :
- L'aviation israélienne a mené plusieurs frappes, mardi après-midi, contre la banlieue sud de Beyrouth est ses environs, après avoir publié des appels à évacuation. Ces frappes se sont produite alors que le Hezbollah venait, par la voix de son porte-parole du Hezbollah Mohammad Afif Naboulsi, re revendiquer son entière et exclusive responsabilité dans l'opération contre Césarée et le ciblage du domicile du criminel de guerre et leader du fléau sioniste » Benjamin Netanyahu. Un drone avait été lancé, samedi, vers la résidence privée de Benjamin Netanyahu à Césarée dans le centre d'Israël. « Les yeux des combattants de la résistance voient et leurs oreilles entendent. Si nos mains ne t'ont pas atteint (Netanyahu) cette fois, il y a entre toi et nous les jours, les nuits et le terrain« , a ajouté Mohammad Afif en menaçant le Premier ministre israélien.
- De violents affrontements se déroulaient, en fin d'après-midi, à la périphérie des localités de Rab el-Thalatine et Adaïssé. Selon une source sécuritaire à notre correspondant, l’armée israélienne tente d’avancer par l'axe de Adaïssé pour atteindre la localité de Taybé (Marjeyoun), qui surplombe la région. Mais le Hezbollah lui oppose une « forte résistance », selon cette source, avec l'utilisation de roquettes et de missiles anti-véhicules. Le parti chiite bombarde dans le même temps des localités israéliennes frontalières. Des affrontements ont également eu lieu à Blida, dans le caza de Marjeyoun. Ce matin, des affrontements avaient lieu au niveau de Aïta el-Chaab.
- Tout au long de la journée, l'armée israélienne a effectué des frappes sur le Liban-Sud, la Békaa et le Hermel.
- Le Hezbollah a revendiqué trois frappes de missiles sur Israël, dont une contre « la base navale de Haïfa » et l'autre contre « la base militaire du renseignement dans la banlieue de Tel Aviv. »
Dans la nuit de lundi à mardi :
La banlieue sud de Beyrouth a une nouvelle fois été la cible d'un pilonnage israélien (une quinzaine de frappes) la nuit dernière, après des ordres d'évacuation qui ont jeté des centaines de personnes, paniquées, dans les rues. L'armée israélienne a affirmé avoir visé un bunker du Hezbollah contenant « des dizaines de millions de dollars » dans le cadre d'une « série de frappes de précision contre les intérêts financiers du Hezbollah ». Dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne avait frappé près de 30 cibles liées à l'organisme financier al-Qard al-Hassan, proche du Hezbollah.
Des frappes ont eu lieu hier soir près de l'hôpital Hariri, le plus grand établissement public du pays, qui ont fait au moins 18 tués, dont quatre enfant, et 60 blessés dont plusieurs dans un état critique, a annoncé le ministère libanais de la Santé dans un nouveau communiqué mardi en fin d'après-midi.
Pour la première fois, l'armée israélienne a visé Ouzaï, et plus précisément son port de pêcheurs. Selon une source sécuritaire libanaise ayant requis l'anonymat, la Middle East Airlines a dû rediriger les atterrissages de ses appareils vers une autre piste de l'aéroport de Beyrouth, la principale se situant près du lieu d'une frappe israélienne dans la banlieue sud.
Lundi, le porte-parole de l'armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a annoncé la mort en Syrie d'un haut responsable chargé des « transferts de fonds du Hezbollah » obtenus notamment grâce à la vente du pétrole iranien.
Lundi : Tous les détails des développements violents, sur le terrain, pour la journée de lundi sont ici.
La 1701 ne suffit plus
A Beyrouth, l’émissaire américain Amos Hochsetin a affirmé que Washington œuvrait pour un règlement « au plus vite » du conflit sur la base de la résolution 1701. Cette résolution, qui a mis fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006, prévoit la cessation des hostilités entre les deux parties et stipule que seuls l’armée libanaise et les Casques bleus doivent être déployés dans le Sud frontalier d’Israël. « La résolution 1701 a réussi à mettre fin à la guerre en 2006, mais (...) personne n’a fait quoi que ce soit pour la mettre en œuvre », a déploré le responsable américain. « L’engagement des deux parties à respecter la résolution 1701 n’est pas suffisant », a-t-il ajouté.
Parmi les idées proposées pour renforcer la résolution 1701, celle de renforcer les casernes de l’armée libanaise le long de la frontière, plutôt que de les maintenir sur le fleuve Litani, et d’augmenter le déploiement de l’armée et de la Force intérimaire des Nations unies (Finul), de manière réelle et non pas symbolique.
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a, par ailleurs, entamé aujourd'hui en Israël une nouvelle tournée au Proche-Orient, pour tenter de relancer les pourparlers en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et contenir l'escalade régionale, alors qu'Israël a juré de riposter à l'attaque de missiles lancée sur son sol par l'Iran le 1er octobre.
10 650 attaques israéliennes
Au cours des dernières 48 heures, 235 frappes aériennes israéliennes ont été enregistrées au Liban, essentiellement dans le sud et à Nabatiyé, ce qui porte à 10 650 le nombre total d'attaques depuis le début de l'agression israélienne, a indiqué, lundi, le comité d'urgence du gouvernement libanais.
À ce jour, 1 094 centres ont été ouverts pour accueillir les personnes déplacées, dont 901 ont atteint leur capacité maximale. Selon le rapport, le nombre de personnes déplacées s'élève à 191 912 (44 806 familles) dans les centres d'hébergement, le pourcentage le plus élevé ayant été enregistré au Mont-Liban et à Beyrouth. Le nombre total de déplacés est « beaucoup plus élevé », indique le texte. La Sûreté générale a enregistré, entre le 23 septembre et le 21 octobre 2024, le passage de 341 849 citoyens syriens et de 144 830 citoyens libanais en territoire syrien.
Au moins 1 489 personnes ont été tuées au Liban depuis le 23 septembre, date de l'intensification des frappes israéliennes, d'après un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. A la mi-octobre, l'ONU recensait près de 700.000 déplacés dans le pays, alors que l'armée israélienne a lancé des opérations terrestres le 30 septembre dans le sud du Liban.
Quatre secouristes tués
Le ministère libanais de la Santé a annoncé dans un communiqué que quatre secouristes ont été tués et cinq autres blessés lors de frappes israéliennes au cours des dernières 24 heures, en ajoutant que trois ambulances ont été endommagées lors de ces attaques. Selon nos informations, depuis le début du conflit, le 8 octobre 2023, près de 150 secouristes et professionnels de la santé ont été tués.
Tensions à Hamra autour des déplacés
Un ordre d'évacuation, que tentaient de faire appliquer l'armée et les forces de sécurité, d'un bâtiment servant d'abri à des déplacés du Liban-Sud, a provoqué des tensions lundi après-midi à Hamra, et n'a finalement été que partiellement mis en œuvre, un accord ayant été trouvé avec les forces de l'ordre. Tous les détails ici
Le ministre français des AE met en garde sont une « guerre civile imminente ».
Un cessez-le-feu au Liban est une « nécessité pour notre sécurité collective », a affirmé lundi le ministre français des Armées Sébastien Lecornu, mettant en garde contre un effondrement du pays et le risque d'une « guerre civile imminente ». Tous les détails ici
Côté iranien
Alors que le chef de la diplomatie américaine doit entamer mardi en Israël une nouvelle tournée régionale, Téhéran a adressé un avertissement aux Etats-Unis, affirmant qu'ils seraient « pleinement responsables » et « complices » en cas d' »agression » par Israël. La mission diplomatique iranienne aux Nations unies réagissait à une déclaration du président américain Joe Biden, qui avait dit à la presse savoir comment et quand Israël allait riposter aux attaques de l'Iran du 1er octobre.
Les domiciles de hauts responsables du régime iranien auraient été ajoutés à la liste des cibles potentielles de la riposte israélienne contre l'Iran, après le lancement de 180 missiles balistiques contre l'État hébreu le 1er octobre, a rapporté lundi soir Channel 14. « Le régime iranien a des raisons de s’inquiéter, en particulier (le guide suprême de la République islamique) Ali Khamenei », affirme le média israélien.
Bien que des installations nucléaires et pétrolières aient été initialement envisagées, les Israéliens auraient récemment affirmé aux États-Unis qu’ils se limiteraient à des cibles militaires ou de renseignement. D’après des sources israéliennes citées par Channel 14, le ciblage de la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, samedi matin, a été pris en compte dans la délimitation des cibles de la riposte israélienne en préparation contre l’Iran. Le chef de l’exécutif avait qualifié la « tentative d’assassinat » de « grave erreur », alors qu’il n’était pas présent dans le bâtiment touché.
A Gaza
Dans la bande de Gaza, l'armée israélienne poursuit depuis le 6 octobre une offensive dévastatrice contre le Hamas dans le secteur de Jabalia (nord). L’armée israélienne a imposé un siège complet sur trois villes du nord de l’enclave, bloquant toute entrée ou sortie de l’approvisionnement en nourriture, en carburant et en eau. Quatre Palestiniens ont été tués lundi dans des bombardements, selon la Défense civile. Des dizaines de milliers de Gazaouis ont fui le secteur, où environ 400.000 personnes étaient piégées la semaine dernière, selon l'Unrwa, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de l'offensive israélienne sur le nord de Gaza, le 6 octobre dernier, indiquait la Défense civile de l'enclave, le 20 octobre dernier.
De l'autre côté de la frontière, plusieurs centaines de militants israéliens d'extrême droite, dont des députés et des ministres, ont manifesté pour le retour des colons juifs dans le territoire palestinien ravagé.







Memes les comuniqués du HB sont maintenant entièrement dans les mains de l'Iran. Que ne feraient l'Iran pour se protéger, c est pas nous, c est eux disent t il, et ensuite allez, libanais, mettez vous au bout du canon pour protéger l'Iran et ces mollahs vieillissants.
15 h 45, le 22 octobre 2024