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Nos lecteurs ont la parole

Avoirs des déposants honnêtes : qui a le droit et le devoir de prévoir leur déblocage

Réaction à l’article « Dépôts bloqués : une nouvelle ébauche de plan table sur une restitution partielle de 11 à 30 ans » paru dans L’Orient-Le Jour du 22 août.

Selon l’article mentionné ci-haut, le plan a été établi « sous la houlette de M. Nicolas Nahas, ancien ministre et conseiller du Premier ministre ». Il ne faut pas toutefois oublier que M. Mikati est lui-même un grand associé dans une banque locale.

Ce plan ne propose que des miettes à ceux qui ont cru dans l’État et dans la banque « sa colonne vertébrale ». Normal, car M. Nicolas Nahas, cimentier de carrière pendant 50 ans, propose de prendre nos dépôts après qu’ils eurent été châtrés pendant cinq ans et de les broyer à très haute température ne nous laissant que 100 000 dollars à récupérer pendant 11ans, à raison de 400 à 700 dollars par mois au fur et à mesure que l’on s’approche des 11 ans.

Pour que toute proposition soit recevable et digne d’étude, même si elle est injuste et anticonstitutionnelle car les dépôts sont garants par la Constitution, il faut que ceux qui l’établissent : 1- lèvent le secret bancaire sur leurs comptes ; 2- montrent qu’ils ne peuvent être accusés de délit d’initiés en ayant retiré leurs dépôts avant la crise car au courant de la défaillance de l’État (en effet, si M. Nicolas Nahas propose de nous laisser des miettes, c’est probablement que ses dépôts ne sont plus au Liban) ; 3- soient des déposants souffrant comme tous les autres du vol, des avocats connus ou des juges reconnus par leur honnêteté et leur rigueur.

Par ailleurs, et sans doute préalablement à toute proposition, le procureur général près la Cour de cassation se doit de convoquer, au nom du peuple libanais, banquiers et gouvernants pour imposer le retour de leurs dépôts transférés illégalement à l’étranger.

À cet égard il est nécessaire et impératif d’imposer dès maintenant la levée du secret bancaire pour distinguer le bon grain de l’ivraie.

Et c’est après cela que l’on pensera comment rendre leurs dépôts aux gens honnêtes, retraités, hommes d’affaires, ingénieurs, médecins, avocats, etc. qui ont cru et investi dans ce pays.

Pour ma part j’ai roulé ma bosse dans tous les pays arabes en plus du Liban, j’aurai dû être à la retraite depuis 10 ans au moins et je suis obligé de revenir aux affaires pour ne pas supporter les affres du manque, en fin de carrière.

Que ce soit clair : j’ai accompli tous mes devoirs de citoyen honnête, j’ai payé tous mes impôts et j’avertis que couper mes dépôts équivaut à une agression violente et à une atteinte à ma vie.

La légitime défense violente est permise par la loi, pour moi-même et pour n’importe quel déposant.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Réaction à l’article « Dépôts bloqués : une nouvelle ébauche de plan table sur une restitution partielle de 11 à 30 ans » paru dans L’Orient-Le Jour du 22 août.Selon l’article mentionné ci-haut, le plan a été établi « sous la houlette de M. Nicolas Nahas, ancien ministre et conseiller du Premier ministre ». Il ne faut pas toutefois oublier que M. Mikati est lui-même un grand associé dans une banque locale. Ce plan ne propose que des miettes à ceux qui ont cru dans l’État et dans la banque « sa colonne vertébrale ». Normal, car M. Nicolas Nahas, cimentier de carrière pendant 50 ans, propose de prendre nos dépôts après qu’ils eurent été châtrés pendant cinq ans et de les broyer à très haute température ne nous laissant que 100 000 dollars à récupérer...
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