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Société - Guerre

Un travailleur syrien, Ahmad Mahmoud el-Assaf, tué par une frappe israélienne au Liban-Sud

Ce père de famille avait fui Raqqa pour le Liban en 2013. Il a été tué par un tir d'artillerie israélienne près de Ouazzani. 

Un travailleur syrien, Ahmad Mahmoud el-Assaf, tué par une frappe israélienne au Liban-Sud

De la fumée blanche se dégage après une frappe israélienne au Liban-Sud, le 13 avril 2024. Photo d'illustration Mohammad Yassine

Un bombardement israélien a visé un campement de réfugiés syriens dans la région de Mazraat Sarda, mercredi matin à proximité de Ouazzani (caza de Nabatiyé), au Liban-Sud, tuant un homme de nationalité syrienne et détruisant plusieurs tentes.

La victime s'appelait Ahmad Mahmoud el-Assaf, confirme à L'Orient-Le Jour un résident libanais qui le connaissait. Il avait fui Raqqa, dans le nord de la Syrie, pour le Liban en 2013, rapporte son voisin, Abdallah Saleh, et était père de six enfants, âgés entre 20 jours et 11 ans.

L'édito de Issa GORAIEB

Nuances de noir

Environ un mois après le début de la guerre au Liban-Sud entre le Hezbollah et Israël, en octobre 2023, Ahmad s'était déplacé vers la Békaa, raconte son voisin. « Mais c'était humiliant, les loyers étaient trop chers, il a dû revenir dans le Sud en mars », ajoute-t-il. Ahmad venait tout juste de renouveler son permis de travail, ce qui lui aurait permis de se rendre en Syrie sans être inquiété à la frontière, pour voir son père, qui était en fin de vie et qu'il n'avait pas vu depuis plus de dix ans. « Finalement, c'est lui qui est mort, et il n'a même pas eu le temps d'aller en Syrie », affirme M. Saleh, qui explique qu'il s'abrite maintenant « sous un arbre », sans oser rentrer dans le camp. « Nous allons tenter de nous réfugier à Marjeyoun », dit-il.  

Protéger sa fille

Selon le voisin de la victime, les tirs se sont produits vers 5h30 du matin. « Une première frappe a eu lieu à côté de son lieu de résidence, il a alors accouru pour protéger une de ses filles. La deuxième frappe l'a tué. Heureusement que sa fille était loin ». La dépouille mortelle d'Ahmad sera rapatriée et enterrée en Syrie. En attendant, elle se trouve toujours à l'hôpital de Marjeyoun, confirme une source au sein de l'établissement. Selon elle, Ahmad était mort lorsqu'il est arrivé à l'hôpital vers 6h, après avoir été touché par un éclat d'obus. Son corps a été transporté par deux civils, avant que n'arrive sa famille. « Les Syriens sont toujours présents dans ces zones, ils n'ont pas arrêté de travailler, et il n'est pas rare de voir des blessés syriens à l'hôpital », précise la source médicale. 

Vingt-huit Syriens ont été tués depuis le début des affrontements - principalement dans le sud du pays - opposant le Hezbollah et Israël, dans le sillage de la guerre de Gaza. 

Le week-end dernier, dix Syriens, dont deux enfants, ont été tués dans une frappe israélienne sur les localités de Kfour et Toul, à quelques kilomètres à l'ouest de Nabatiyé au Liban-Sud. Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière au Liban depuis le début du conflit au Liban-Sud, le 8 octobre 2023. Le 16 juillet dernier, cinq Syriens avaient été tués dans des frappes israéliennes, parmi lesquels trois enfants. 

Un bombardement israélien a visé un campement de réfugiés syriens dans la région de Mazraat Sarda, mercredi matin à proximité de Ouazzani (caza de Nabatiyé), au Liban-Sud, tuant un homme de nationalité syrienne et détruisant plusieurs tentes. La victime s'appelait Ahmad Mahmoud el-Assaf, confirme à L'Orient-Le Jour un résident libanais qui le connaissait. Il avait fui Raqqa, dans le nord de la Syrie, pour le Liban en 2013, rapporte son voisin, Abdallah Saleh, et était père de six enfants, âgés entre 20 jours et 11 ans. L'édito de Issa GORAIEB Nuances de noir Environ un mois après le début de la guerre au Liban-Sud entre le Hezbollah et Israël, en octobre 2023, Ahmad s'était déplacé vers la Békaa, raconte son voisin. « Mais c'était humiliant, les loyers étaient trop chers, il a dû revenir dans le Sud...
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Réfugié au Liban par la grâce du Hezbollah et de ses complices d'alors, tué par la grâce du Hezbollah et de ses complices d'aujourd'hui

M.E

19 h 56, le 21 août 2024

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Commentaires (1)

  • Réfugié au Liban par la grâce du Hezbollah et de ses complices d'alors, tué par la grâce du Hezbollah et de ses complices d'aujourd'hui

    M.E

    19 h 56, le 21 août 2024

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