Le ministre sortant de l'Économie et du Commerce Amine Salam (c.), au cours d'une réunion avec plusieurs représentants de syndicats, le 31 juillet. Photo ANI
À l’issue d’une réunion d’urgence mercredi avec des représentants des syndicats de propriétaires de supermarchés, des importateurs de produits alimentaires, des éleveurs de volaille et de viande, ainsi que des industriels de l'alimentation, le ministre sortant de l’Économie et du Commerce Amine Salam a démenti les rumeurs concernant les risques de pénuries alimentaires après la frappe israélienne mardi soir dans la banlieue sud de Beyrouth.
Cette agression visant Fouad Chokor, l'un des plus importants cadres militaires du Hezbollah, marque une escalade sans précédent dans le conflit opposant le parti chiite à Israël depuis le 8 octobre.
Face à la menace d'une guerre, « nous avons commencé à observer des mouvements de panique et de stockage de nourriture auprès des supermarchés et commerces libanais », a déclaré le ministre, précisant qu’il n'était pas nécessaire de constituer des stocks : « Il n'y a pas de pénurie ni de crise alimentaire sur le marché aujourd'hui, et nous avons suffisamment de réserves pour les 3 à 4 prochains mois. »
Amine Salam a aussi confirmé que de nouvelles commandes ont été passées aujourd’hui, sans compter celles prévues pour la semaine prochaine. « Des navires transportant entre autres de la farine, du blé, de la viande et du poulet continuent d'arriver dans le pays, alors que d'autres devraient atteindre les côtes libanaises dans les semaines à venir », a-t-il poursuivi.
« La seule crainte que nous ayons est que nos voies maritimes ou aériennes soient touchées en cas d'escalade totale, auquel cas il deviendrait logistiquement impossible de décharger les conteneurs et de recevoir les commandes », a-t-il cependant averti. Et le ministre d’ajouter : « Nous aurions alors un vrai problème, car nos frontières avec la Syrie sont encore instables et peu sûres en termes d'activité de transit. » Il a cependant précisé que le gouvernement travaillait à l'élaboration d'un plan d'urgence pour faire face aux pires scénarios.
En parallèle, Amine Salam est revenu sur les différents facteurs qui ont entraîné dernièrement une hausse des prix sur le marché, sans toutefois préciser la période. Il a notamment cité l'inflation mondiale, l'augmentation des coûts d'expédition et de transport à la lumière des perturbations à travers la mer Rouge, l'augmentation des primes d'assurances pour livrer les commandes au Liban (et qui s'est avéré être l'un des facteurs les plus importants selon les conclusions du ministère), et les nouvelles taxes incluses dans le budget de 2024.
Pour protéger les consommateurs contre les fluctuations des prix, M. Salam a annoncé que son ministère « publiera la semaine prochaine un rapport réalisé en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), comparant les prix d'environ 75 produits de première nécessité à travers toutes les régions du Liban ». Selon lui, cette mesure devrait permettre aux gens de suivre l'évolution des prix et de rappeler à l'ordre les distributeurs de produits alimentaires sur le marché local.




L'effet domino de la guerre au Moyen-Orient sur les baleines au large de l'Afrique du Sud
Nous voilà reassures. De qui il se moque? Il n’a trouvé que cette annonce à faire aux libanais pour les rassurer sur leur sort? Eux qui s’attendent à un sursaut de la part de ces irresponsables au pouvoir pour stopper ces vendus dans leur folie meurtrière. Au lieu de quoi ils préparent les citoyens à une guerre illégitime menée par une milice vendue pour les rassurer sur ce qui les attend au cas où le pays sera détruit en parlant de provisions alimentaires qui manquent déjà depuis plus de deux ans. Je parle de ceux qui sont consommables et non des produits avariés venus de pays douteux.
14 h 18, le 01 août 2024