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Politique - Réfugiés syriens au Liban

Samir Geagea se plaint du travail du HCR dans une lettre à Antonio Guterres

Le chef des FL a menacé l'agence onusienne de poursuites « pouvant aller jusqu'à demander à la justice libanaise de fermer les bureaux du HCR à Beyrouth ».

Samir Geagea se plaint du travail du HCR dans une lettre à Antonio Guterres

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea. Photo Ani

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, s'est plaint mardi au secrétaire général des Nations unies António Guterres de la manière dont le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) gère la crise des réfugiés syriens au Liban.

M. Geagea a envoyé ses doléances au secrétaire général de l'ONU par le biais de la nouvelle représentante du HCR au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon des médias locaux.

« La souveraineté et l'identité libanaises sont aujourd'hui menacées dans leur essence (...) en raison de plusieurs facteurs (...) dont l'un (...) est la question de la migration syrienne massive, aiguë et non organisée vers notre pays depuis plus de treize ans, de manière continue et croissante », peut-on lire dans la lettre adressée par le chef des FL.

Samir Geagea assure par ailleurs que les réfugiés syriens constituent « entre 40 et 45 % » de la population au Liban. « On estime à 1,5 million le nombre de réfugiés syriens au Liban, ce qui représente le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde », écrit-il.

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Les Forces libanaises réclament de plus en plus le retour des réfugiés syriens dans leur pays d'origine, en particulier depuis le meurtre de Pascal Sleiman, un responsable au sein des FL tué en avril dernier par un gang syrien, selon l'armée libanaise.

Début juin, les FL et le Courant patriotique libre ont appelé les écoles privées et publiques ainsi que les instituts techniques à ne pas inscrire des enfants syriens résidant illégalement au Liban.

Un pays « de transit »

Selon M. Geagea, le HCR « adopte toutes les mesures visant à intégrer les réfugiés syriens dans la société libanaise, mais ne cherche pas à les réinstaller dans des pays tiers ou à faciliter leur retour chez eux, en particulier dans les zones sûres qui constituent aujourd'hui plus de 90 % du territoire syrien ».

M. Geagea a également déclaré que le HCR s'abstient de « reconnaître que le Liban n'est pas un pays d'asile mais seulement un pays de transit ». Il a ajouté que l'agence onusienne « accorde aux réfugiés syriens des cartes d'asile et des certificats de logement, en contournant l'autorité exclusive de l'État libanais à cet égard. » Le chef des FL a par ailleurs appelé le HCR à « cesser immédiatement et sans délai toutes ces pratiques ».

« Le HCR a couronné sa liste de violations flagrantes de la souveraineté libanaise par une lettre [envoyée par le directeur] de son bureau régional à Beyrouth au ministre libanais de l'Intérieur [en mai dernier], dans laquelle il a exprimé sa « consternation » face à l'augmentation significative du nombre de mesures administratives prises par le ministère à l'encontre des réfugiés syriens au Liban », poursuit la lettre.

L'agence onusienne a ensuite retiré la lettre à la demande du ministre sortant des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib.

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Pour Samir Geagea, « l'exposition publique du contenu (de la lettre du HCR) avant son retrait » a eu des conséquences, car cette lettre « incite les Syriens à se rebeller contre les décisions des  autorités publiques au Liban et empêche ces dernières d'exercer leurs fonctions constitutionnelles... tout en incitant à des tensions à caractère racial entre les peuples libanais et syrien ».

Le leader chrétien a par ailleurs appelé le bureau régional du HCR à Beyrouth à « se conformer aux dispositions de la charte du HCR et aux lois libanaises » et à « respecter le contenu du protocole d'accord [entre l'agence et la Sûreté générale libanaise signé en 2003], en particulier en ce qui concerne la considération des cartes d'asile délivrées par l'agence jusqu'en 2015 comme étant invalides ».

En outre, M. Geagea a demandé au HCR de « remettre à la Sûreté générale toutes les données et informations qu'elle a documentées sur les Syriens entrant au Liban. »

Le chef des FL a enfin menacé l'agence onusienne de poursuites « pouvant aller jusqu'à demander à la justice libanaise de fermer les bureaux du HCR à Beyrouth et de suspendre son travail au Liban».

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, s'est plaint mardi au secrétaire général des Nations unies António Guterres de la manière dont le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) gère la crise des réfugiés syriens au Liban.M. Geagea a envoyé ses doléances au secrétaire général de l'ONU par le biais de la nouvelle représentante du HCR au Liban, Jeanine...
commentaires (3)

- LE HAKIM NE FAIT QUE SE PLAINDRE. - IL FERAIT MIEUX DE SE CONTRAINDRE, - ET AU LIEU DES LARGES PARLADES, - ABANDONNER LA MASCARADE, - ET PASSER AU STADE SUIVANT, - DE VRAI LEADER D,UN MOUVENENT, - QUI COMBATTRA NON EN PAROLES, - ET SANS CHERCHER DES AUREOLES, - DES ENTURBANNES LA MAINMISE, - ET DE LEURS ARMES LA REMISE. - RESPECT DE LA CONSTITUTION, - ET ALLEGEANCE A LA NATION. - NE PLUS PARLER DE CONSENSUS. - LE TAEF EST LE PROCESSUS. - POUR QUI CROIT REGNER PAR LA FORCE, - NOTRE REPONSE EST LE DIVORCE.

LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

15 h 04, le 19 juin 2024

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Commentaires (3)

  • - LE HAKIM NE FAIT QUE SE PLAINDRE. - IL FERAIT MIEUX DE SE CONTRAINDRE, - ET AU LIEU DES LARGES PARLADES, - ABANDONNER LA MASCARADE, - ET PASSER AU STADE SUIVANT, - DE VRAI LEADER D,UN MOUVENENT, - QUI COMBATTRA NON EN PAROLES, - ET SANS CHERCHER DES AUREOLES, - DES ENTURBANNES LA MAINMISE, - ET DE LEURS ARMES LA REMISE. - RESPECT DE LA CONSTITUTION, - ET ALLEGEANCE A LA NATION. - NE PLUS PARLER DE CONSENSUS. - LE TAEF EST LE PROCESSUS. - POUR QUI CROIT REGNER PAR LA FORCE, - NOTRE REPONSE EST LE DIVORCE.

    LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

    15 h 04, le 19 juin 2024

  • On en est plus là Monsieur Geagea. Notre pays est en danger de mort et vous vous focaliser tous les os qu’on vous jette pour noyer le poisson. Il y a plus urgent pour le moment. Il faut que tous les opposants s’adressent à l’ONU sans relâche, ainsi qu’à toutes les instances concernées pour dénoncer le comportement de va-t-en guerre du HB qui a décidé de nous sacrifier pour offrir à l’Iran de régler ses problèmes avec les E.U. On ne vous entend pas à ce sujet. Demain il serait trop tard, alors remuer ciel et terre pour arrêter un génocide imminent décidé par les traîtres de notre pays.

    Sissi zayyat

    10 h 58, le 19 juin 2024

  • Ce « BIZARRE, médecin » infecté d’une amibiase politique ferait mieux se reposer quelques mois. Surement la nouvelle représentante du HCR au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, ne connait pas - ou ne veut pas - la différence entre Mearab et Dahie ! Patience, patience. Le silence est d’OR.

    aliosha

    10 h 48, le 19 juin 2024

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