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Nos lecteurs ont la parole

Requiem pour l’humanité

Les massacres font rage. Allongés sans force, à même la terre, cette terre qui porte en elle le parfum de leurs ancêtres, les enfants sont brûlants de fièvre, de peur et de douleur.

Certains hurlent de faim, d’autres appellent leur mère dans un ultime sursaut, et d’autres encore, semblables à des épaves, fixent le ciel, apathiques, attendant en vain la délivrance ultime.

C’est la nuit. Seule la lune qu’on aperçoit entre les branches calcinées des arbres se penche sur eux. Ils sont là, immobiles, abandonnés à leur sort, ignorés du monde entier.

Une question me tourmente, ces mamans du monde entier, ces femmes dont on glorifie l’empathie, l’amour, la tendresse, ce symbole universel de la douceur, de la résilience et du dévouement, ces militantes des droits de la femme et de l’enfant, pourquoi restent-elles sans réagir ? Comment peuvent-elles fermer les yeux quand toute une enfance est violée, quand des milliers de femmes vivent dans des conditions atroces, quand des civils innocents subissent des massacres sous l’œil indifférent de toute la planète.

Où sont donc passés les sentiments humains ?

La souffrance et la mort auraient-elles un impact différent suivant le pays où elles ont lieu ?

Personne ne pleure avec les mêmes larmes, mais ce déni, cet aveuglement, cette indifférence sont révoltants !

Il faut absolument réagir, briser le silence. C’est un monde qu’on ne reconnaît plus. C’est un tourbillon de folie maléfique. Une folie qui a emporté toutes les valeurs sacrées sur son passage. C’est la folie d’un monde qui a fermé ses portes à l’amour. Tout a été brutalement profané, foudroyé. Seule demeure une terre « promise » à un destin horrible. Une terre baignant dans le sang de la haine, de l’agonie.

Agonie des humains... Agonie de l’humanité.


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Les massacres font rage. Allongés sans force, à même la terre, cette terre qui porte en elle le parfum de leurs ancêtres, les enfants sont brûlants de fièvre, de peur et de douleur.Certains hurlent de faim, d’autres appellent leur mère dans un ultime sursaut, et d’autres encore, semblables à des épaves, fixent le ciel, apathiques, attendant en vain la délivrance ultime. C’est la nuit. Seule la lune qu’on aperçoit entre les branches calcinées des arbres se penche sur eux. Ils sont là, immobiles, abandonnés à leur sort, ignorés du monde entier. Une question me tourmente, ces mamans du monde entier, ces femmes dont on glorifie l’empathie, l’amour, la tendresse, ce symbole universel de la douceur, de la résilience et du dévouement, ces militantes des droits de la femme et de l’enfant, pourquoi restent-elles...
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