Le clin d'œil Humeur

De grâce ! Un homme, un vrai !

De grâce ! Un homme, un vrai !

D.R.

Quand vous étiez enfant, les choses étaient claires. Les grandes personnes – ces êtres enviables qui savaient tout sur tout – étaient divisées en deux catégories bien distinctes : il y avait, d’une part, les papas, grands-papas, grands frères et oncles et, d’autre part, les mamans, grands-mamans, petites sœurs et tantines.

Les premiers se caractérisaient tout d’abord par le fait qu’ils étaient velus, poilus et barbus et qu’ils vous piquaient lorsqu’il leur arrivait – rarement et avec une certaine condescendance – de vous embrasser. Un papa, un homme donc, ça pique, c’est la première chose que vous avez apprise de cette race étrange aux yeux sévères sous des sourcils broussailleux ! La deuxième chose, c’est que les papas / hommes sont forts, très forts puisqu’ils conduisent des voitures et peuvent soulever de grosses pierres, de lourdes valises et des enfants qu’ils jettent en l’air et rattrapent d’une seule main le plus aisément du monde. La troisième chose que vous avez remarquée, c’est que les papas / hommes étaient capables de tout faire, comme trouver leur chemin dans un bled perdu, réparer les problèmes mécaniques de la voiture et résoudre les équations mathématiques les plus difficiles. La dernière chose que vous avez notée très tôt, c’est que ce sont les papas / hommes qui décident de tout ou presque, de l’heure de la messe du dimanche à la sempiternelle visite de Noël aux vieilles personnes de la famille, de la longueur de votre jupe à la prohibition des surprise-parties, les papas / hommes n’appréciant nullement les surprises, vous l’avez très vite compris.

Face à tous ces exploits, la deuxième catégorie, elle, semblait démunie, mais prenait très bien la chose, les mamans / femmes coquettes et rieuses laissant faire leur homme pour tout, se contentant d’être jolies et de tenir impeccablement leur intérieur.

Le premier choc vous a été asséné par le fils d’une amie demandant à sa mère une bonne adresse pour une épilation ! Le second coup a été frappé par un jeune cousin exigeant de sa sœur, comme cadeau de Noël, des bracelets et des bagues. En cuir et métal certes, mais des bijoux quand même ! C’est votre brusheur, ce brave Anis, jadis un montagnard basané et musculeux, qui vous a achevée en changeant chaque semaine de couleur de cheveux, passant du blond vénitien au platine tendance et modifiant le volume de ses lèvres qui dépassent désormais la moue boudeuse de BB elle-même !

Ce matin, l’estocade finale vous a été portée par votre cher journal titrant dans un article sur les défilés masculins de l’hiver « l’homme est une femme comme les autres » !

Ciel, mon Papa ! On veut un homme, un vrai !

Quand vous étiez enfant, les choses étaient claires. Les grandes personnes – ces êtres enviables qui savaient tout sur tout – étaient divisées en deux catégories bien distinctes : il y avait, d’une part, les papas, grands-papas, grands frères et oncles et, d’autre part, les mamans, grands-mamans, petites sœurs et tantines.Les premiers se caractérisaient tout d’abord...

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