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Politique - Présidentielle libanaise

Le quintette huile (de nouveau) ses machines

Les ambassadeurs du groupe des Cinq devraient se réunir cette semaine avant une tournée auprès des chefs de file politiques et religieux.

Le quintette huile (de nouveau) ses machines

L’ambassadeur de France à Beyrouth, Hervé Magro, et son homologue saoudien Walid Boukhari, à Yarzé, le 18 janvier 2024. Photo tirée du compte X de l’ambassade d'Arabie saoudite à Beyrouth

« On ne peut pas attendre Gaza. » Ce constat formulé à L’Orient-Le Jour par un diplomate occidental résume l’état d’esprit des cinq pays impliqués dans le dossier libanais (États-Unis, France, Arabie Saoudite, Égypte, Qatar). Le quintette, qui souhaite voir le Liban doté d’un nouveau président de la République dans les plus brefs délais, ne veut donc pas lier cette échéance à la fin de la guerre opposant Israël au Hamas (soutenu par le Hezbollah à partir du Liban-Sud) depuis le 7 octobre. Et si tout le monde est conscient qu’aucune percée significative n’est à attendre avant la réunion du groupe, prévue en principe en février, les ambassadeurs de ces pays ne comptent pas rester les bras croisés. Ils entendent mettre ce temps à profit pour relancer une dynamique politique sur la scène locale, afin de faciliter l’élection d’un président. Mais pas n’importe lequel. Le quintette prône en effet l’élection d’une figure de troisième voie qui réponde aux critères fixés lors de sa réunion en juillet dernier (non corrompue et ne faisant pas partie de la classe politique actuelle), et d’enclencher le processus de réforme exigé par la communauté internationale.

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C’est dans ce cadre qu’il conviendrait d’inscrire la réunion que les ambassadeurs de ces cinq pays accrédités à Beyrouth devraient tenir en cours de semaine dans la perspective du rendez-vous de février. Cette réunion devrait être suivie d’une tournée auprès des chefs de file religieux et politiques, à commencer par le président de la Chambre, Nabih Berry. Ce dernier était censé se réunir avec les cinq ambassadeurs mardi. « Mais la rencontre a été reportée pour des raisons strictement logistiques », indique à L’OLJ la source diplomatique occidentale citée plus haut. « Logiquement, les ambassadeurs devraient se réunir pour définir les grandes lignes de leur action avant d’entamer leur tournée qui devrait paver la voie à la réunion de février », ajoute la source, qui croit savoir que l’émissaire français pour Liban, Jean-Yves Le Drian, devrait prendre part à la réunion du quintette aux côtés du ministre qatari, Mohammad ben Abdel Aziz al-Khoulaïfi, de Nizar Alaoula, chargé du dossier libanais au sein de la cour royale saoudienne, et de l’ambassadeur d’Égypte à Beyrouth Alaa Moussa. Côté américain, il est possible que ce soit l’émissaire présidentiel Amos Hochstein qui représente son pays au sein du quintette, selon des informations obtenues par notre journal. Ces diplomates se seraient, toujours selon nos informations, réunis à distance il y a quelques jours, pour défricher le terrain à la tournée qui devrait débuter d’ici à une dizaine de jours, alors que M. Hochstein se trouvait à Paris la semaine dernière. Jean-Yves Le Drian s'est pour rendu au Qatar et en Egypte.

En attendant, c’est l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Walid Boukhari, qui se veut le moteur de la nouvelle dynamique internationale. C’est d’ailleurs lui, selon la source diplomatique occidentale, qui aurait demandé le rendez-vous des ambassadeurs du quintette à Aïn el-Tiné. « Mais après le report, il se réunira seul avec M. Berry mardi », indique un proche du chef du législatif. Parallèlement, le diplomate saoudien poursuit son activité avec ses homologues concernés par le dossier libanais afin de faciliter la tenue de l’échéance. De source informée, on apprend qu’au lendemain de l’entretien jeudi entre M. Boukhari et l’ambassadeur de France, Hervé Magro, ce dernier s’est réuni avec la nouvelle chargée d’affaires US, Lisa Johnson. « L’idée derrière toute cette dynamique, c’est d’accélérer la tenue de la présidentielle. Mais il ne faut pas oublier que l’élection n’est qu’une étape dans le cadre d’un long processus de réformes. D’où l’importance de faire élire une figure de troisième voie », commente le diplomate occidental précité.

La Modération nationale s’active aussi
Ce dernier point, Jean-Yves Le Drian est parvenu à le consacrer lors de ses quatre visites à Beyrouth. En attendant son retour, les députés de la Modération nationale (majoritairement sunnites ex-haririens) ont jeté un pavé dans la mare. « Nous avons une initiative qui consiste à ce que chaque groupe parlementaire propose les noms de deux ou trois présidentiables, ce qui pourrait nous permettre d’arriver à un dénominateur commun », explique Walid Baarini, membre du groupe. Il souligne que Nabih Berry s’est montré favorable à la démarche. « Il a même dit être prêt à convoquer le Parlement à une séance électorale, même à 2 heures du matin s’il le faut, une fois l’entente conclue », ajoute-t-il. Cette nouvelle initiative n’est donc qu’une version amendée de celle présentée en août dernier par le président de la Chambre, mais rapidement rejetée par l’opposition qui refuse tout dialogue avec l’autre camp. Il s’agit donc de remplacer le dialogue élargi par des concertations bilatérales. Cette démarche portera-t-elle ses fruits ? Le mois de février apportera probablement la réponse…

« On ne peut pas attendre Gaza. » Ce constat formulé à L’Orient-Le Jour par un diplomate occidental résume l’état d’esprit des cinq pays impliqués dans le dossier libanais (États-Unis, France, Arabie Saoudite, Égypte, Qatar). Le quintette, qui souhaite voir le Liban doté d’un nouveau président de la République dans les plus brefs délais, ne veut donc pas lier cette...
commentaires (6)

Insanity is doing the same things over and over and expecting different results ... A BON ENTENDEUR...

Emile G

15 h 58, le 23 janvier 2024

Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • Insanity is doing the same things over and over and expecting different results ... A BON ENTENDEUR...

    Emile G

    15 h 58, le 23 janvier 2024

  • Assez tergiverser. Le moment est venu pour régler le compte du HB qui continue de jouer au plus fort alors qu’il est dans ses petits souliers. Il faut lui imposer, soit de déposer ses armes, soit de partir avec, escorté par ses quelques combattants pour l’Iran, leur pays de prédilection. Le Liban n’a pas besoin de leur résistance pour retrouver la paix et la prospérité, bien au contraire. Seule notre armée nationale devrait être mandatée pour veiller à la sécurité de nos frontières et des ports et de l’aéroport qui leur sert de passage de trafics de tout genre. Point

    Sissi zayyat

    12 h 17, le 23 janvier 2024

  • CORRIGE ! -TOUJOURS LE FAMEUX QUINTETTE. -QUI SE CASSE ENCOR LA TETE. -ET PAR HOLCHSTEIN L,ENVOYE, -ESSAIE L,AIR DE NETTOYER. -SES APOTRES, LE MIKO, -ET LE PERCHE BERRICOT, -SONT TOUT PRETS A L,ACCLAMER, -ET SES IDEES A CLAMER. -ALLANT JUSQU,A CERTIFIER, -QUE TOUT EST AUTHENTIFIE. -ON EN A DEJA L,EXEMPLE, -CES DEUX QUI, AVEC AISE AMPLE. -S,ENORGUEILLISSAIENT D,ACCORDS, -ET REVAIENT DES REVES D,OR, -LA MILLE SEPT CENTS ET UN, -DEJA VIOLEE PAR PLUS D,UN, -SI SUIVIE PAR LE BARBU, -POUR PRESIDENT LE FRANJU. = -A LA MAISON C,EST TOUT AUTRE. -ON N,ACCEPTE PAS D,APOTRE, -AVANT UN ETAT TOUT NOTRE.

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    11 h 17, le 23 janvier 2024

  • "Le quintette (…) ne veut donc pas lier cette échéance à la fin de la guerre opposant Israël au Hamas". En effet! Pourquoi ne pas attendre la prochaine élection présidentielle au Zimbabwé ou la fonte des neiges en Alaska, tant qu’on y est! Bien évidemment, ceux qui inventent un lien, le Hezbollah et ses complices, veulent exercer un chantage: "Pas de guerre au Liban, et peut-être même application de la 1701, en échange de l’élection de notre candidat".

    Yves Prevost

    07 h 39, le 23 janvier 2024

  • "Le club des cinq" s'empresse d'influencer l'élection d'un président libanais. La course d'ingérence des US, France, Qatar, Arabie Saoudite et de l'Égypte, dans le contexte tendu d'un conflit qui pourrait se généraliser au territoire concerné, définit clairement la coterie d'un camp qui ne présage rien de bon ! Il suffit d'observer leurs actes (voire inactivités) en contraste avec leurs "déclarations" sur le crime contre l'humanité en cours

    peacepeiche@gmail.com

    06 h 00, le 23 janvier 2024

  • mais quelle arnaque

    Abdallah Barakat

    01 h 37, le 23 janvier 2024

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