Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président français Emmanuel Macron lors de leur conférence de presse commune à Jérusalem, le 24 octobre 2023. Archives AFP.
Dans le cadre de notre couverture de la guerre de Gaza et de ses enjeux, « L’OLJ » a proposé à Karim Bitar, professeur de relations internationales affilié à plusieurs universités et centres de réflexion, de mener une série d’entretiens avec des experts sur cette reconfiguration régionale. Nouvel épisode avec Béligh Nabli, professeur des Universités en droit public à Paris XII-UPEC, qui a récemment publié Relations internationales. Droit, théorie, pratique (Paris, Pedone, 2023).
OLJ / Propos recueillis par Karim Bitar, le 23 novembre 2023 à 00h00
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président français Emmanuel Macron lors de leur conférence de presse commune à Jérusalem, le 24 octobre 2023. Archives AFP.
Une grande erreur d’israël car les personnes que je rencontre ils sont devenus antisimites mais ils n’osent pas s’exprimer
On ne va tout de même écrire un jour, que les torts sont partagés, que pas de véritables gagnants, sauf à parler à l’infini d’une solution à deux Etats, (dont on ne connait pas encore ce territoire palestiniens) alors qu’on sait pertinemment qui a participé à la création de la poudrière de Gaza… et là les responsabilités sont des deux côtés…
La "crédibilité de leur posture morale", c’est faire un cas à part pour Gaza ? alors pour rappel, quelle était la posture morale des occidentaux pour l’Ukraine et l’annexion de la Crimée. Tout dépend d’un point de vue, comme nous au Proche-Orient, on a du mal à situer l’Ukraine et son immense territoire. Mais qui s’indignera pour Gaza dévastée, avec ses paysages de désolation, si Israël n’est pas directement concerné par la guerre…
Intéressante série d’entretiens, où l’on lit parfois des questions plus longues que les réponses. Dans cet entretien, pas un mot sur l’Ukraine, sur Poutine. Quel est l’origine de "l’inconstance des Occidentaux" sinon leurs divisions. "Occidentaux", terme que Poutine affectionne. Du droit international, en quoi Gaza est un cas à part ? Comment la morale intervient pour qualifier une riposte d’une violence inouïe suite à la virée criminelle des commandos du Hamas. "Gaza est un cimetière pour enfants", (ONU) et à l’heure d’Internet, les réactions des "rues arabes" sont encore mitigées…
Une grande erreur d’israël car les personnes que je rencontre ils sont devenus antisimites mais ils n’osent pas s’exprimer
20 h 38, le 23 novembre 2023