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Idées - Grand entretien

Joseph Maïla : « Téhéran a construit une ligne Maginot circulaire autour d'Israël »

Dans le cadre de notre couverture de la guerre de Gaza et de ses enjeux, « L'OLJ » a proposé à Karim Bitar, professeur de relations internationales affilié à plusieurs universités et laboratoires d'idées, de mener une série d'entretiens avec des spécialistes sur cette reconfiguration régionale. Premier épisode avec Joseph Maïla, professeur de relations internationales à l’Essec (Paris), ancien recteur de l’Université catholique de Paris et ancien vice-doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’USJ.

Joseph Maïla : « Téhéran a construit une ligne Maginot circulaire autour d'Israël  »

Photo d'illustration : Un char israélien circulant dans le nord de la bande de Gaza, le 8 novembre 2023. Archives AFP

La guerre à Gaza dure depuis plus d’un mois. Nombreux sont ceux qui craignent un débordement de l’aire de combats et une extension des hostilités à d’autres protagonistes. À vos yeux, dans quelle mesure le risque d’un élargissement du champ de bataille est-il réel ? Doit-on s’attendre à l’ouverture d’autres fronts ?

Pour Israël, la pluralité des fronts, faut-il le rappeler, est une réalité stratégique permanente. L’État hébreu affronte quotidiennement cette réalité différenciée composée en Cisjordanie d’une insurrection larvée, d’incursions et de confrontations directes, qu’il peine par ailleurs à juguler. C’est là un premier front auquel s’ajoutaient celui de Gaza avant le 7 octobre, celui du Sud-Liban ou celui du Golan. Ces trois fronts représentaient des frontières d’insécurité larvée, sujettes à des tensions sporadiques et à des échanges de tirs et d’obus, mais, pensait-on en Israël comme ailleurs, sans risque de conflagration générale.

L’idée de « l’unité des fronts », comme menace majeure, en vue d’une confrontation globale a surgi, elle, comme hypothèse d’application pratique plus récemment. C’est probablement là une idée iranienne. Pour les organisations qui menacent le pourtour israélien, Téhéran est plus qu’un patron politique. C’est un véritable entrepreneur stratégique qui a été capable de concevoir, de soutenir et de doter la construction d’une ligne Maginot circulaire autour d’Israël en plus de l’acheminement d’un armement abondant – on le voit à l’usage, après plus d’un mois, des roquettes tirées à partir de Gaza – et plus sophistiqué – comme celui qui serait en possession du Hezbollah. Les réunions qui se sont tenues, avec notamment le Hamas, à Beyrouth, sous l’égide du secrétaire général de la milice chiite, en plus de la visite du ministre des Affaires étrangères de l’Iran, laissaient entendre qu’un rapprochement, voire une unité des fronts, était à l’ordre du jour. Pour compléter le tableau, mentionnons les fronts complémentaires que sont ceux de l’Irak, du Hezbollah local et d’autres milices pro-iraniennes et des milices houthies du Yémen.

Ce décompte des fronts fait-il pour autant une stratégie effective ?

Non, bien entendu. Dans la rhétorique des pays et des organisations dits de l’axe de la résistance ou du refus, l’unité des fronts relève d’une projection de puissance destinée à faire comprendre que l’on a affaire à une opposition sérieuse aux projets voulus par les États-Unis et les signataires des accords d’Abraham. Ce que l’on peut constater est qu’une première brèche à cette projection rhétorique a été faite par le responsable du Hezbollah quand il a parlé, lors de ses deux dernières interventions, du front libanais comme d’un front « de soutien ». Ce qui apportait un distinguo qui n’existait pas dans le discours antérieur tenu sur l’unité des fronts. Désormais, les fronts seraient, si l’on comprend bien, de deux sortes : actifs d’une part et de soutien d’autre part. Ce qui permet de manière opportune de tempérer les opérations militaires à la frontière libano-israélienne désignée pour le moment comme front de soutien. Plus globalement, en décrétant l’attaque du 7 octobre comme « à 100 % palestinienne » et en disculpant, en tout début de discours, l’Iran de toute implication dans le déclenchement du Déluge d’al-Aqsa, Hassan Nasrallah prenait du recul par rapport à une conception rigide de l’unité des fronts. Il modulait ses propos de départ en quelque sorte.

À quoi est dû ce changement ?

À plusieurs facteurs. Le premier est celui du rapport de force affirmé d’emblée par la présence de la flotte américaine au large des côtes israéliennes. Jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, autant de bâtiments de guerre américains, dont deux porte-avions et un sous-marin lanceur de missiles mer/sol, s’étaient retrouvés en Méditerranée orientale. Cette présence est de protection et de dissuasion. Elle protège l’État hébreu affaibli et couvre le ciel israélien d’un dôme supplémentaire susceptible d’intercepter les missiles visant les villes et les centres névralgiques d’Israël. Elle dissuade l’Iran, s’il envisageait de s’aventurer directement ou plus loin dans les hostilités en cours, de le faire. Il y a aussi les calculs qui dérivent du cours de la guerre. Tant que les résultats de l’offensive militaire ne sont pas clairs, pourquoi s’engager ? Téhéran comptait sur une guerre éclair qui aurait abouti très vite à une entrée massive de troupes sur le territoire de Gaza. Il pouvait escompter que dans les combats de rue à Gaza, l’offensive militaire israélienne serait ralentie et rendue incapable de mener à bien ses objectifs. Or l’entrée des troupes de fantassins s‘est faite progressivement, et les deux tiers du temps de guerre jusque-là ont été consacrés en amont à des frappes aériennes. Le moment de l’engagement, si tant est qu’il fût envisagé, n’a pas paru se dessiner. C’est ce qui explique la perplexité de l’Iran et, partant, l’indécision du Hezbollah dont le responsable a mis près d’un mois après le déclenchement des attaques du Hamas à prendre la parole. « Le brouillard de la guerre », aurait estimé Clausewitz…

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Vous voulez dire que ce n’est pas la prise en compte des réalités libanaises qui a guidé le raisonnement du Hezbollah ?

Si, si, au contraire. Mais de manière indirecte toutefois. Car ,dans le calcul coût/bénéfice, l’Iran a conclu, à juste titre, qu’on ne pouvait se permettre d’engager la milice libanaise dans des affrontements aux effets dévastateurs. Dans la vision stratégique iranienne, le Hezbollah est « l’ultima ratio », le dernier argument et le moyen par excellence de répondre à une attaque contre ses centrales nucléaires. La riposte à partir du territoire libanais aurait été alors instantanée et massive. L’Iran ne pouvait pas de ce fait se permettre de se dispenser du joyau de sa couronne militaire. Et s’il fallait le dire de manière plus triviale, la logique qui l’a emporté jusque-là était plus pragmatique et utilitaire : il vaut mieux s’assurer de l’élection d’un président de la République favorable au parti que de risquer de s’affaiblir en volant au secours de Gaza. En somme, la domination acquise à domicile plutôt que l’incertitude des paris régionaux.

Mais vous n’allez pas, j’imagine, jusqu’à écarter tout danger d’élargissement du conflit ?

Qui peut le dire ou plutôt le prédire ? Je ne pense pas qu’on puisse l’affirmer de manière péremptoire. Le discours du secrétaire général du Hezbollah a laissé planer le « flou stratégique » et a laissé « toutes les options ouvertes ».

Avec ce « flou stratégique » que vous évoquez, Hassan Nasrallah aurait donc en quelque sorte paradoxalement fait sienne la devise du cardinal de Retz, selon laquelle « on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment », formule que répétait souvent François Mitterrand ?

En effet. Il est sûr toutefois que l’écrasement du Hamas serait un coup important porté à « l’axe de la résistance ». S’il devait avoir lieu, comment serait-il reçu et surtout expliqué aux partisans et alliés ? Après tout, le discours de Hassan Nasrallah n’envisageait que la victoire pour la formation islamiste en place à Gaza. La comparaison avec l’implication du Hezbollah en Syrie, contraint d’intervenir afin d’empêcher la déroute du régime de Bachar el-Assad, vient à l’esprit. Sauf que comparaison n’est pas raison et que Gaza n’est pas la Syrie c’est-à-dire un terrain d’affrontement mitoyen avec toutes les conséquences qui s’ensuivent.

Les efforts déployés par les États-Unis, à commencer par la visite du président Biden à Israël avec le désir, contrarié, de se rendre à Amman et au Caire, tendait à conforter Tel-Aviv, mais à penser déjà la situation politique d’ensemble qui s’ensuivra après l’arrêt des combats.

Toute l’activité diplomatique américaine, du président à ses émissaires Antony Blinken, William Burns ou Amos Hochstein, et ses messages aux différentes capitales arabes ont porté d’abord sur la volonté de circonscrire la guerre à la bande de Gaza. Cela s’est traduit par des conseils ou des mises en garde ; c’est comme si l’on veut, de tous, mais de l’Iran essentiellement, de ne pas rejoindre le champ de bataille. Plus que cela, les ripostes menées contre les missiles ou drones en provenance des milices pro-iraniennes en Syrie ou en Irak témoignent d’une volonté d’intervention active. On peut considérer que cet activisme militaire atteste aussi d’une affirmation de présence loin des prévisions de retrait du Moyen-Orient déjà entendues. Mais je ne m’aventurerai pas sur ce point, qui sera fixé plutôt par les contours politiques et militaires de l’après-Gaza.

Quoi qu’il en soit, le risque le plus grand n’est pas tant celui d’une confrontation ouverte et généralisée que celui d’un conflit larvé risquant de dégénérer comme à Gaza. C’est donc plutôt à l’hypothèse d’un pourrissement dangereux débouchant sur des retombées imprévues semblables à celles de Gaza qu’il faudrait réfléchir. Les États-Unis, l’Europe, mais surtout Israël, y pensent certainement. Ce serait l’une des leçons à tirer de la terrible déflagration stratégique de Gaza. À cet égard, le Liban pourrait être le pays le plus exposé à de graves conséquences si la tension sur la frontière méridionale se maintenait au niveau atteint aujourd’hui. C’est là le propre des conflits gelés : toujours en cours à basse intensité, mais non résolus et risquant une montée subite aux extrêmes. C’était le scénario de 2006. Plus encore, outre la surprise stratégique que fut Gaza, il faut se souvenir que fin septembre, un conflit de longue durée dans le Haut-Karabakh, non reconnu internationalement, avait trouvé une conclusion tragique en quelques jours. Et cela en dépit des cessez-le-feu, des trêves, des accords et des troupes d’interposition, russes il est vrai, avec le jeu diplomatique ambigu de Moscou…

Un jeu extrêmement ambigu, en effet, qui a montré qu’Olivier Roy avait visé juste lorsqu’il a prévenu que l’Arménie n’aurait pas dû croire au « mythe de la Russie chrétienne. » Cela dit, maintenant qu’Israël a choisi de riposter par les moyens que l’on sait, quels objectifs de guerre poursuit-il ? Faire disparaître le Hamas est-il de l’ordre du possible ? Libérer les otages par la force, est-ce réalisable ?

En dépit des déclarations vaines et démesurées du gouvernement israélien, l’objectif d’éradication du Hamas ne veut pas dire grand-chose. C’est un Israël fragilisé, déstabilisé, en rupture de stabilité et surtout de confiance sécuritaire, qui a réagi de la manière la plus brutale qui puisse se concevoir, écrasant la population civile de l’enclave sous le poids de destruction d’immeubles et des gravats. Mais point de logique politique, à part la vengeance, si s’en est une ! Le seul but de guerre, à part la libération des otages, est la dégradation substantielle des capacités en termes d’armement, d’infrastructures et de logistique du groupe islamiste. Son rôle politique serait alors compromis en tant que groupe politique dominant. Toutefois, vu sa popularité dans le monde arabe et musulman, il ne disparaitra pas politiquement mais pourrait développer son action en Cisjordanie et s’en prendre aux intérêts israéliens et occidentaux dans le monde.

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Si l’on voulait voir au-delà du conflit en cours et se livrer à des interrogations, bien que prématurées, sur une sortie de crise, il faudrait revenir aux racines politiques du conflit et s’interroger sur les conditions d’une paix qui puisse être durable. Que peut-on entrevoir ?

Certes, nous le savons, la récente flambée, on n’ose pas dire de violences, mais plutôt d’atrocités, n’a pas surgi de rien. Les impasses du processus de paix, le maintien des habitants de Gaza dans le cadre carcéral de blocus et d’humiliation qui fut et qui reste le leur sont les raisons profondes de l’éruption en cours. De toute l’histoire dramatique du conflit israélo-palestinien et arabe, jalonnée pourtant d’expulsions, d’atteintes criantes au droit des peuples à s’autodéterminer, d’occupation, de colonisation rampante, de massacres, jamais la haine n’avait atteint ce niveau. Pourtant, c’est ce passé d’injustices cumulées que l’on occulte quand on fait partir les événements du 7 octobre seulement. Ce qui a échoué sur le long terme dans la stratégie israélienne, c’est le mix de sécurité technologique et de répression politique qui a trouvé ses limites dans les attaques du Hamas. C’est pourquoi il est grand temps de revenir à la solution politique des deux États, qui ne peut pas être automatique mais qui crée cet horizon politique sur lequel pourra se projeter un processus de paix rénové.

N’est-ce pas devenu utopique ? Qui pourrait aujourd’hui conduire ce processus rénové dont vous parlez ? Israël acceptera-t-il de renouer avec un processus qu’il a largement contribué à faire échouer ?

C’est toute la difficulté de la période qui s’ouvrira. Je crois toutefois que l’implication des États-Unis et leur appui inconditionnel à Israël, y compris dans la conduite des opérations militaires, ne pourront être ignorés par les futurs gouvernements d’Israël. Cela donnera un poids non négligeable aux pressions de Washington. Toutefois, les États-Unis à eux seuls ne pourront opérer de percée diplomatique suffisante. Il faut à la fois l’appui d’un cartel de pays arabes et d’un minimum de contacts et de dissuasion maintenus avec l’Iran. Le paradoxe pour l’Amérique de Joe Biden est qu’elle revient en force au Moyen-Orient au moment où elle n’a plus d’alliés arabes déclarés dans la région. La Jordanie craint et se méfie, l’Égypte rechigne et refuse de participer à des montages qui entraîneraient trop loin, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont impliqués à différents degrés dans le processus de normalisation initié par les accords d’Abraham et n’osent trop apparaître comme ayant partie liée avec l’allié inconditionnel d’Israël dans la région. Par ailleurs, on ne manquera pas de relever que ces trois derniers pays rejoindront officiellement les Brics en début d’année prochaine. Avec la Turquie, anti-israélienne en ce moment, mais tout de même deuxième armée de l’OTAN, les États-Unis ont affaire à des partenaires récalcitrants ou à tout le moins méfiants.

Au-delà de Gaza, quels sont les enjeux du conflit pour les différents protagonistes ?

Pour les États-Unis, l’opportunité est là d’enclencher une dynamique qui contribue à créer des conditions d’une paix à venir entre Palestiniens et israéliens, et qui empêche, par ailleurs, l’extension plus marquée de l’influence sino-russo-iranienne. Pour Israël, mais cela reste à voir, d’entreprendre une révision déchirante de cette politique d’occultation, d’aveuglement et de méconnaissance des Palestiniens qui seule peut assurer une paix régionale et de coopération. Pour les Arabes, de sortir de ces politiques de fuite en avant, sans solidarité ni compassion, qui ne visent qu’à donner le change et à chanter une unité illusoire dont le but est de camoufler des dissensions.

Pour le Liban, s’il pouvait renouer avec sa raison d’être, de donner l’exemple d’une unité au sein de la diversité dont le Moyen-Orient a besoin, loin du mélange délétère qu’il donne à voir d’irresponsabilité collective, de populisme et d’affairisme. Il faut toujours espérer.

Merci pour cette belle conclusion. Il faut espérer en effet que, comme disait Holderlin, « là où croît le péril croît aussi ce qui sauve… ».

La guerre à Gaza dure depuis plus d’un mois. Nombreux sont ceux qui craignent un débordement de l’aire de combats et une extension des hostilités à d’autres protagonistes. À vos yeux, dans quelle mesure le risque d’un élargissement du champ de bataille est-il réel ? Doit-on s’attendre à l’ouverture d’autres fronts ? Pour Israël, la pluralité des fronts, faut-il le...
commentaires (4)

l’OLJ Bonjour, comment se fait il qu’on n’arrive pas à finir notre commentaire de quelques phrases?

Sissi zayyat

17 h 35, le 13 novembre 2023

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Commentaires (4)

  • l’OLJ Bonjour, comment se fait il qu’on n’arrive pas à finir notre commentaire de quelques phrases?

    Sissi zayyat

    17 h 35, le 13 novembre 2023

  • L’idée folle d’une hégémonie institutionnelle par l’un des pouvoirs ne peut qu’affaiblir l’ensemble de l’édifice constitutionnel. Et voilà nous y sommes. Tous les dirigeants de notre pays ont et depuis des décennies monnayée notre démocratie contre des dollars et un titre pompeux de marionette au service de nos fossoyeurs. Ils nous ont mené à une dictature dont la terreur fait loi et la mort une finalité. Le peuple est seul à pouvoir mettre fin à cette mascarade sans guerre ni sang, il faut impérativement déclarer une désobéissance civile pour leur signifier que notre pays ne leur appartient p

    Sissi zayyat

    12 h 56, le 13 novembre 2023

  • Une analyse percutante. Cela dit, jusqu’à quand les américains laisseront l’Iran mener le monde par le bout du nez en le terrorisant avec ses groupuscules implantés dans le monde. Pourquoi attendre toujours le point de rupture ou de non retour pour agir alors que tous les feux sont au rouge et que l’équilibre du monde se retrouve menacé par leur bombe nucléaire en préparation qui ne cesse d’évoluer en risquant de voir le monde basculé dans un chaos inextricable. Churchill a dit: vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre.

    Sissi zayyat

    12 h 44, le 13 novembre 2023

  • Ne jamais considérer Gaza comme un état. Ne jamais considérer le Hamas comme un peuple. Le Hamas palestinien est un parti extra majoritaire à Gaza un fief de la région palestinienne. Des partisans du Hamas se trouve non seulement en majorité à Gaza, mais en Cisjordanie, à Jérusalem, en Irak, en Syrie, au Yémen, au Liban, et assurément en Arabie Saoudite, au Qatar, aux USA, dans presque tous les pays d’Europe, dans presque toute l’Afrique et en Asie. Donc on ne peut éradiquer totalement le Hamas, ce serait transborder la guerre dans le monde entier ou faire des assassinats ciblés.

    Mohamed Melhem

    06 h 29, le 13 novembre 2023

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