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Économie - Dans la presse

Affaires Salamé : une autre société de courtage bientôt dans le collimateur de la justice ?

La société Optimum, autrefois dirigée par un proche de Riad Salamé, a été pointée du doigt par deux rapports d'audit.

Affaires Salamé : une autre société de courtage bientôt dans le collimateur de la justice ?

Le siège de la Banque centrale à Beyrouth. Photo PHB

Après Forry Associates, pour laquelle le gouverneur de la banque centrale (BDL) Riad Salamé et son frère Raja sont déjà poursuivis par la justice, une seconde société de courtage, Optimum Invest SAL, est soupçonnée pour son rôle dans des « transactions irrégulières » commises avec la BDL, selon les révélations du journal The National.

Citant les conclusions du rapport d’audit juricomptable d’Alvarez & Marsal, ainsi qu’un audit réalisé par l’Autorité des marchés de capitaux (AMC) en 2015, le quotidien émirati indique que cette société de courtage libanaise, autrefois présidée par un cousin éloigné de l’ex-gouverneur, Antoine Salamé, a participé à un mécanisme de « commissions injustifiées » – selon les termes de l’un des rapports cités – facturées en 2015 pour un total de 111 millions de dollars. Cette somme s’ajoute ainsi aux 330 millions de dollars qui avaient été sortis des comptes de la BDL via Forry entre 2002 et 2015. Dans le montage mis en lumière par le cabinet Alvarez & Marsal, la BDL vendait des bons du Trésor libanais à Optimum, qu’elle rachetait dans la foulée à un prix largement supérieur.

Le rapport d’audit de l’AMC pointerait quant à lui des surfacturations pratiquées par Optimum au détriment de banques libanaises, dont elle aurait par ailleurs aidé certaines d’entre elles à camoufler des pertes dans leurs bilans. Les rédacteurs du rapport, dont la version intégrale a longtemps été tenue secrète et remplacée par une version expurgée, avaient recommandé que des remboursements soient accordés à tous les clients d’Optimum, mais aucune compensation ni sanction n’a été imposée après, selon The National.

Riad Salamé est actuellement visé par les justices française et allemande pour détournement de fonds publics et blanchiment d’argent, et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par Interpol.


Après Forry Associates, pour laquelle le gouverneur de la banque centrale (BDL) Riad Salamé et son frère Raja sont déjà poursuivis par la justice, une seconde société de courtage, Optimum Invest SAL, est soupçonnée pour son rôle dans des « transactions irrégulières » commises avec la BDL, selon les révélations du journal The National. Citant les conclusions du rapport d’audit...
commentaires (3)

Si on a le malheur d'ecrire sur facebook une critique, on se retrouve en prison. Dans le cas de Salame, on parle de detournements de millions et on le laisse tranquille. Bizarre!

LH

21 h 35, le 08 septembre 2023

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Commentaires (3)

  • Si on a le malheur d'ecrire sur facebook une critique, on se retrouve en prison. Dans le cas de Salame, on parle de detournements de millions et on le laisse tranquille. Bizarre!

    LH

    21 h 35, le 08 septembre 2023

  • Ils continuent de noyer le poisson en se focalisant sur les millions volés par Salame pour nous faire oublier les dizaines de milliards empochés par les responsables politiques qui se réclament immaculés des blancheur et qui continuent de tenir les rênes et de pratiquer leur sport national, le vol des citoyens dans les caisses de cet état failli qu’ils refusent de sauver pour ne pas que les libanais découvrent l’ampleur de leurs crimes. Si Salame reste introuvable, c’est qu’ils ne se donnent pas les moyens pour le chercher et pour cause. Cela n’arrange aucun politicien ni responsable, ni fonctionnaire ni particulier qui ont tous plongé leurs sales mains dans la gamelle et qui continuent de se cacher derrière lui.

    Sissi zayyat

    10 h 26, le 08 septembre 2023

  • Tous les rapports font etat des turpitudes de Riad Salame et de ses proches (parents, maitresses etc...). A quand les rapports sur les dessous de table, pots de vins, commissions et retro-commissions, verses genereusement aux responsables politiques, aux hauts fonctionnaires et aux hommes d'affaires vereux qui orbitent autour d'eux ? La crise de 2019 en est la consequence directe. Elle ne saurait etre imputee a un seul homme. C'est toute la structure de l'etat qui est gangrenee. Et jusque l'institution judiciaire d'ailleurs. Kellon ya3ne kellon.

    Michel Trad

    08 h 47, le 08 septembre 2023

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