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Économie - Immobilier

La vague Airbnb continue de déferler sur Beyrouth

La plateforme de location en ligne a des incidences sur le marché locatif à Beyrouth, avec plusieurs centaines d’appartements référencés.

La vague Airbnb continue de déferler sur Beyrouth

Le pouvoir d’attraction de Gemmayzé (en photo) et Mar Mikhaël n’est pas récent. Photo João Sousa

Environ 1 000 appartements meublés à Beyrouth sont proposés actuellement sur Airbnb, la plateforme internationale de location sur internet entre particuliers, avec des conséquences multiples : hausse des loyers, pénurie d’appartements à louer pour de longues durées, augmentation des prix de vente et gentrification des quartiers touristiques.« Rien qu’entre Gemmayzé et Badaoui, il y a plus de 350 meublés à louer », précise Layal Chahine, consultante en immobilier et copropriétaire de Masharii Properties, une société de gestion immobilière. Les loyers varient de 40 à 200 dollars par jour. Mais la moyenne se situe autour de 95 dollars. « Mettre son appartement sur Airbnb est avantageux quand le propriétaire ne l’utilise pas ou ne vit pas au Liban. Il peut le louer quand il le veut et pour la durée qui lui convient. Dès qu’il revient pour...
Environ 1 000 appartements meublés à Beyrouth sont proposés actuellement sur Airbnb, la plateforme internationale de location sur internet entre particuliers, avec des conséquences multiples : hausse des loyers, pénurie d’appartements à louer pour de longues durées, augmentation des prix de vente et gentrification des quartiers touristiques.« Rien qu’entre Gemmayzé et Badaoui, il y a plus de 350 meublés à louer », précise Layal Chahine, consultante en immobilier et copropriétaire de Masharii Properties, une société de gestion immobilière. Les loyers varient de 40 à 200 dollars par jour. Mais la moyenne se situe autour de 95 dollars. « Mettre son appartement sur Airbnb est avantageux quand le propriétaire ne l’utilise pas ou ne vit pas au Liban. Il peut le louer quand il le veut et pour la durée qui lui...
commentaires (6)

Ce n’est pas une bonne chose pour le marché locatif traditionnel. Le AirBnb tue l’économie met en faillite les hotels, les restaurants, les snaks même les plus modestes.. Tout le monde attend la haute saison touristique pour que l’économie du pays ,en profite… or ce AirBnb ne profite qu’à une poignée de personnes bien loties puisqu’elles louent en AirBnb , un ou plusieurs appartements secondaires . Le pays a surtout un manque à gagner . Tous les pays du monde ont régulé ou essaient de réguler ce système pour qu’il n’affecte pas le marché de location traditionnel et même le marché d’achat pour les autochtones non concernés par AirBnb .

LE FRANCOPHONE

12 h 22, le 11 juin 2023

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Commentaires (6)

  • Ce n’est pas une bonne chose pour le marché locatif traditionnel. Le AirBnb tue l’économie met en faillite les hotels, les restaurants, les snaks même les plus modestes.. Tout le monde attend la haute saison touristique pour que l’économie du pays ,en profite… or ce AirBnb ne profite qu’à une poignée de personnes bien loties puisqu’elles louent en AirBnb , un ou plusieurs appartements secondaires . Le pays a surtout un manque à gagner . Tous les pays du monde ont régulé ou essaient de réguler ce système pour qu’il n’affecte pas le marché de location traditionnel et même le marché d’achat pour les autochtones non concernés par AirBnb .

    LE FRANCOPHONE

    12 h 22, le 11 juin 2023

  • "… Ces locations échappent à toutes les taxations. Aucune taxe municipale, ni déclaration au ministère des Finances ne sont demandées. Les revenus sont nets …" - C’est faux. Il faut en principe déclarer ces revenus, et payer une taxe sur la location dans la même monnaie où elle a été perçue. Plus une taxe de séjour à la municipalité. Mais bon, on est au Liban…

    Gros Gnon

    08 h 36, le 11 juin 2023

  • Attention, il faut se méfier peut-être de certaines locations.. Aux alentours de Mar Mikhail, un ancien immeuble rénové, et comprenant ce qui s'apparente à un genre de studio;or, ce studio pour ne pas généraliser , a été loué par un libanais, très probablement en s'aidant de cette forme de location.. Pourtant, ce gars possède une maison familiale dans la proche banlieue de Beyrouth, mais, sous prétexte que cette location le rapproche de son lieu de travail au centre ville. A peine installé, il est apparu rapidement que c'était plutôt destiné à être une maison close, qui n'était utilisée que de temps en temps pour faire des passes de clients, certains pour lui, et d'autres pour son ami. S'il vivait avec son ami, aucun problème, mais, transformer ce studio en garçonnière, avec tous les risques potentiels, cela pose un problème surtout sécuritaire, pour l'occupant et pour l'entourage, sachant que de telles activités sont souvent associées à l'usage de drogues, amenant parfois au crime. D'où, la nécessité de soumettre ce genre de location au contrôle des services municipaux et des services de sécurité.

    Esber

    07 h 15, le 11 juin 2023

  • This market should be regulated and the parties making thousands of $ should pay taxes.

    Mireille Kang

    02 h 51, le 11 juin 2023

  • Je me souviens avoir loué un 70 m2 AirBnb à Mar Mickael l'année dernière. Sur les 10 appartements que comptait l'immeuble, seuls 4 étaient occupés à l'année. Les 6 autres étaient des AirBnb avec des va-et-vient incessant d'étrangers anonymes qui ne s'intéressaient à rien ni à personne au son de leurs valises à roulettes bruyantes et des suffocations rythmant leur ascension à l'escalier sans kahraba. J'ai été frappé par l'isolement des résidents, majoritairement âgés et en situation évidente de précarité, voire de détresse. À méditer quand on achète 12 appartements de "rapport" maximisé ! L'extension débridée et sans contrôle de AirBnb à Beyrouth a aussi un coût social, que nous ne mesurerons jamais je le crains.

    Ca va mieux en le disant

    02 h 17, le 11 juin 2023

  • Effet d’aubaine pour les proprios mais un jour ou l’autre l’Etat obligera Airbnb à lui déclarer en direct les loyers perçus et adaptera sa taxation en conséquence. C’est ce qui se passe par exemple en France.

    Marionet

    00 h 18, le 11 juin 2023

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