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Politique - Crise politique

L'Iran soutient "tout accord entre les Libanais" menant à l'élection d'un président

 "Nous appelons toutes les parties étrangères à soutenir" la présidentielle au Liban, sans toutefois "s'ingérer" dans le processus, déclare, depuis Beyrouth, le ministre iranien des Affaires étrangères. 

L'Iran soutient

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, devant le Palais Bustros à Beyrouth, le 27 avril 2023. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, en visite officielle à Beyrouth, a encouragé jeudi toutes les parties libanaises à "accélérer" les tractations pour parvenir à un accord sur l'élection d'un nouveau président, assurant que Téhéran est prêt à soutenir "tout accord" entre les différents acteurs pouvant débloquer le processus.

"L'Iran espère le meilleur pour le Liban et nous encourageons toutes les parties libanaises à accélérer le processus de l'élection présidentielle", a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse avec son homologue libanais, Abdallah Bou Habib, au Palais Bustros. "Les responsables libanais et tous les partis ont la capacité et les compétences nécessaires pour parvenir à un accord sur la présidentielle", a-t-il estimé, affirmant "soutenir toute élection et tout accord conclu entre toutes les parties sur la présidentielle". "Nous appelons toutes les parties étrangères à soutenir de même cette échéance, sans ingérence", a-t-il ajouté.

Economie, commerce et tourisme
Outre la présidentielle, MM. Amir-Abdollahian et Bou Habib ont également discuté, selon le chef de la diplomatie iranienne, de "la coopération entre le Liban et la volonté de renforcer les relations dans tous les domaines, notamment au niveau économique, commercial, touristique". Il a par ailleurs annoncé qu'il donnera vendredi à 16h une conférence de presse à l'ambassade iranienne à Beyrouth. 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, et son homologue libanais, lors d'une conférence de presse à Beyrouth, le 27 avril 2023. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

La présidence libanaise est vacante depuis la fin du mandat de Michel Aoun le 31 octobre 2022. Onze séances parlementaires, organisées entre septembre et janvier, n'ont pas permis d'élire un successeur au fondateur du Courant patriotique libre, faute de compromis entre les parties. Jusqu'à présent, le Hezbollah, affidé de l'Iran, et son allié le mouvement Amal, soutiennent la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié. Ce dernier bénéficie également d'un soutien de Paris dans le cadre d'un troc qui permettrait d'élire un président proche de l'axe iranien et un Premier ministre qui pourrait être soutenu par Riyad en la personne de Nawaf Salam. Un deal jusqu'à présent refusé par l'Arabie saoudite mais aussi par les principaux partis chrétiens au Liban, les rivaux du Courant patriotique libre (aouniste) et des Forces libanaises de Samir Geagea. Dans un entretien télévisé mercredi soir, Sleiman Frangié a toutefois appelé au dialogue les autres parties. 

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La "paix dans la région"
En outre, certains observateurs voient l'accord conclu le mois dernier entre Riyad et Téhéran comme une ouverture à une possible élection du chef des Marada. Le royaume saoudien et la République islamique avaient rompu leurs relations diplomatiques en 2016, mais ont annoncé le 10 mars dernier leur rétablissement et la réouverture de leurs ambassades respectives.

Cet accord a été évoqué par le ministre libanais sortant des Affaires étrangères lors de sa prise de parole à la conférence de presse avec son homologue iranien. "Nous espérons que l'accord conclu en Chine apportera de bonnes choses au Liban. Tout accord régional, entre pays voisins, est une bonne chose" pour le pays, a-t-il déclaré. Cet accord est également "important pour la paix dans la région", a-t-il ajouté, évoquant de potentielles répercussions positives sur le Yémen et la cause palestinienne. 

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Il a ajouté que le ministre iranien avait par ailleurs "proposé au Liban son aide pour le secteur de l'électricité". "Mon ministère n'est pas directement concerné mais je transférerai l'offre aux responsables qui le sont", a-t-il assuré.

Après avoir quitté le Palais Bustros, le ministre iranien a été reçu au Grand Sérail par le Premier ministre sortant, Nagib Mikati puis par le chef du Parlement Nabih Berry.

Il s'agit de la deuxième visite à Beyrouth en trois mois de M. Amir-Abdollahian, après une première survenue à la mi-janvier.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, en visite officielle à Beyrouth, a encouragé jeudi toutes les parties libanaises à "accélérer" les tractations pour parvenir à un accord sur l'élection d'un nouveau président, assurant que Téhéran est prêt à soutenir "tout accord" entre les différents acteurs pouvant débloquer le processus."L'Iran espère le...
commentaires (5)

N’a-t-il pas raconté la même chose lors de son dernier passage au Liban il y a 3 mois? Il vient faire quoi chez nous ? Visiter un probable prochain état islamique?

Achkar Carlos

17 h 30, le 27 avril 2023

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Commentaires (5)

  • N’a-t-il pas raconté la même chose lors de son dernier passage au Liban il y a 3 mois? Il vient faire quoi chez nous ? Visiter un probable prochain état islamique?

    Achkar Carlos

    17 h 30, le 27 avril 2023

  • NIAIS QUI Y CROIRAIT UN TRAITRE MOT. NEGOCIATIONS INTER LIBANAISE SANS CANDIDATS DE PROVOCATION DES DEUX RANGS.

    LA LIBRE EXPRESSION

    15 h 50, le 27 avril 2023

  • Il nous signerait une déclaration officielle que l’Iran ne veut pas d’une république islamique chiite au Liban? Non? C’est bien ce qu’il me semblait. Hypocrites!

    Gros Gnon

    14 h 28, le 27 avril 2023

  • Nachalla Kheir

    Chucri Abboud

    14 h 20, le 27 avril 2023

  • L’Iran a toujours eu le culot incroyable de dénoncer les ingérences étrangères, comme si son propre activisme relevait de la pure philanthropie… Après tout si on voit les choses avec un certain cynisme, le Liban n’est qu’une province interne de la Grande Perse… La prochaine fois qu’ils envoient directement leur Ministre de l’Intérieur, on s’économisera l’hypocrisie des apparences

    AntoineK

    14 h 01, le 27 avril 2023

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