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Société - Liban

Un mort, quatre blessés, dans des fusillades successives entre propriétaires de générateurs à Beyrouth et Tripoli

Perquisitions de l'armée libanaise à Tripoli.
Un mort, quatre blessés, dans des fusillades successives entre propriétaires de générateurs à Beyrouth et Tripoli

Des militaires de l'armée libanaise déployés à la place al-Nour, à Tripoli, au Liban-Nord, le 31 janvier 2022. Photo Fathi al-Masri/AFP

L'après-midi et la soirée de vendredi ont été marqués par des accrochages armés entre propriétaires de générateurs électriques à Beyrouth et Tripoli, faisant au total un mort et quatre blessés. L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté qu'une dispute ayant dégénéré a fait deux blessés à Aïcha Bakkar, un quartier de la capitale. À Tripoli, un Syrien a été tué et deux autres personnes blessées vendredi soir lors d'un accrochage armé dans le quartier d'Abi Samra, à la suite de quoi l'armée s'est déployée, rapporte notre correspondant Michel Hallak.

Un Syrien tué à Tripoli
"Lors d'un différend survenu entre des jeunes et des employés de générateurs du quartier" vendredi après-midi dans le quartier Abi Samra, un Syrien a été tué et deux autres hommes ont été blessés, précise notre correspondant. Le différend a dégénéré en coups de feu, et les forces de sécurité sont arrivées pour poursuivre les tireurs. 

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Dans un communiqué, l'armée indique que les coups de feu se sont produits suite à une "dispute familiale". "Une patrouille de l'armée a perquisitionné les domiciles des tireurs et saisi deux véhicules, des fusils Kalachnikov, une grenade, des chargeurs et des munitions", ajoute le texte.

Demandes de destitution
Plus tôt vendredi, deux blessés ont été signalés après des coups de feu dans le quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, suite à une dispute entre des propriétaires de générateurs électriques privés.

La fusillade aurait eu lieu "après un différend qui a éclaté il y a deux jours entre plusieurs propriétaires de générateurs de la région, et qui a été ravivé aujourd'hui", explique l'Ani. D'autres médias locaux faisaient état "d'accrochages violents", et plusieurs vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux dans lesquelles on entend plusieurs rafales de tirs.


Dans la soirée, l'Ani a rapporté que des habitants de Aïcha Bakkar ont tenu un sit-in devant le ministère de l'Intérieur, dans le quartier voisin de Sanayeh. "La route a été coupée avec des pneus enflammés pour protester contre les affrontements à répétition dans ce quartier, hier et aujourd'hui", ajoute l'agence qui précise que "des manifestants ont demandé la destitution d'un moukhtar du quartier suite à ces accrochages". Certains médias locaux affirment que l'un des propriétaires de générateurs qui serait impliqué dans cette fusillade serait un moukhtar. Selon des images qui circulent sur les réseaux sociaux, des blindés de l'armée libanaise auraient été envoyés à Aïcha Bakkar après les accrochages.

Dans l'après-midi de samedi, l'armée a indiqué avoir arrêté un certain I.H. et son fils K.H. à Tarik Jdidé, "pour leur implication dans les accrochages qui ont eu lieu dans le quartier Aïcha Bakkar" vendredi. Dans un communiqué relayé sur son compte Twitter, la troupe précise que "deux Kalachnikov ont été saisies en leur possession, ainsi qu'un révolver, des grenades et des munitions". Une enquête a également été ouverte.

Dans un Liban en plein effondrement économique, ce genre d'incidents est fréquent. Le port d'armes est peu contrôlé et les forces de sécurité peinent à les empêcher.

L'après-midi et la soirée de vendredi ont été marqués par des accrochages armés entre propriétaires de générateurs électriques à Beyrouth et Tripoli, faisant au total un mort et quatre blessés. L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté qu'une dispute ayant dégénéré a fait deux blessés à Aïcha Bakkar, un quartier de la capitale. À Tripoli, un Syrien a été tué et deux autres personnes blessées vendredi soir lors d'un accrochage armé dans le quartier d'Abi Samra, à la suite de quoi l'armée s'est déployée, rapporte notre correspondant Michel Hallak.Un Syrien tué à Tripoli"Lors d'un différend survenu entre des jeunes et des employés de générateurs du quartier" vendredi après-midi dans le quartier Abi Samra, un Syrien a été tué et deux autres hommes ont été blessés, précise...
commentaires (3)

"Le port d'armes est peu contrôlé et les forces de sécurité peinent à les empêcher." Les FSI sont tout juste bonnes pour arrêter un chantier de construction au Metn ou au Kesrouan...Pour le reste, c'est l'Armée qui s'en charge!

Georges MELKI

10 h 22, le 13 février 2023

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Commentaires (3)

  • "Le port d'armes est peu contrôlé et les forces de sécurité peinent à les empêcher." Les FSI sont tout juste bonnes pour arrêter un chantier de construction au Metn ou au Kesrouan...Pour le reste, c'est l'Armée qui s'en charge!

    Georges MELKI

    10 h 22, le 13 février 2023

  • "Le port d'armes est peu contrôlé et les forces de sécurité peinent à les empêcher." Les FSI sont tout juste bonnes pour arrêter un chantier de construction au Metn ou au Kesrouan...Pour le reste, c'est l'Armée qui s'en charge!

    Georges MELKI

    10 h 22, le 13 février 2023

  • Vive le règne fort et le liban qu’il a laissé derrière lui! Snif…

    Gros Gnon

    20 h 36, le 11 février 2023

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