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Campus - GOUVERNANCE UNIVERSITAIRE

Lorsque les universités du monde arabe se réunissent à Beyrouth

Coorganisée par l’AUF, la 14e assemblée générale de la Conférence des recteurs de la région du Moyen-Orient (Confremo) s’est tenue à l’Université La Sagesse, dans le but de favoriser la mise en place d’actions qui répondent aux défis régionaux rencontrés par les institutions d’enseignement supérieur.

Lorsque les universités du monde arabe se réunissent à Beyrouth

Recteurs et représentants des institutions universitaires du Moyen-Orient, membres de la Confremo créée en 2007 sous l’égide de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), ont échangé à Beyrouth sur les problématiques prioritaires auxquelles sont confrontées les universités de la région. Photo AUF

Ils sont venus d’Égypte, de Chypre, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Soudan, de Palestine, de Jordanie ou d’Irak, pour retrouver leurs confrères libanais à Beyrouth, à l’Université La Sagesse, le temps de la 14e assemblée générale de la Confremo, les 17 et 18 novembre. Recteurs et représentants des institutions universitaires du Moyen-Orient, membres de cette conférence créée en 2007 sous l’égide de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), ont échangé sur les problématiques prioritaires auxquelles sont confrontées les universités de la région. Des thématiques que la rectrice de l’Université La Sagesse et présidente actuelle de la Confremo, Lara Karam Boustany, a annoncées d’emblée dans son mot d’ouverture. Il s’agit de « l’intelligence artificielle et la francophonie scientifique, la production de savoirs en français et leur promotion, la gouvernance du numérique, mais aussi la gouvernance en tant que telle et ses nouvelles réalités ». « Les défis soulevés il y a un an persistent. Mais la Confremo a l’avantage et le mérite de s’en saisir et d’en débattre », assure-t-elle.

D’ailleurs, pour Jean-Noël Baléo, directeur régional de l’AUF Moyen-Orient, « la Confremo est le lieu idéal pour confronter l’expression des défis, mais aussi les solutions qui peuvent fonctionner sur le terrain, dans le contexte spécifique de notre région ». Étant donné la situation difficile traversée par l’enseignement supérieur, les chefs d’établissement se retrouvent « dans l’obligation de mettre en place des stratégies d’anticipation des politiques sectorielles pour relever les défis des universités au Moyen-Orient », a-t-il poursuivi.

Entre bilans et actions en cours d’implémentation

Par ailleurs, l’assemblée générale a permis aux commissions thématiques de la Confremo de présenter le bilan de leurs travaux, en parallèle aux ateliers et tables rondes. Responsable de la commission « Structuration et gouvernance de la recherche », Nidaa Abou Mrad, vice-recteur aux affaires académiques et à la recherche de l’Université Antonine, a annoncé dans ce cadre que la première réalisation de cette commission « a été la mise en place de l’annuaire électronique des chercheuses et chercheurs francophones du Moyen-Orient ». La base de données récoltée sera diffusée auprès du grand public, sur un site web en cours de développement. L’annuaire sera mis à jour au fil des nouveaux dépôts de dossiers. « Dans notre commission, nous étions préoccupés par la thématique de la francophonie scientifique, et la façon de l’implémenter dans le domaine de la recherche, dans notre région », ajoute-t-il. Ce qui a conduit l’atelier « Comment promouvoir la production de savoirs en français au Moyen-Orient ? » à dresser un état des lieux, mais aussi répondre au processus d’anglicisation scientifique, dans les domaines des sciences de la nature, des sciences humaines et sociales, proposant des pistes qui renforceraient la francophonie scientifique des universités francophones du Moyen-Orient.

La 2e thématique soulevée lors de l’assemblée générale a été axée sur la gouvernance du numérique. Dima el-Husseini, responsable de la commission « Stratégie et outils pour la gouvernance du numérique » et vice-présidente en charge de la formation à l’Université française d’Égypte, a souligné, lors de son intervention, que la gouvernance du numérique implique « la définition d’une stratégie homogène et globale au sein de l’établissement qui reflète la vision numérique de tous les acteurs », englobant tous les usages du numérique.

Dans ce cadre, l’atelier « La gouvernance du numérique au service des objectifs du développement durable » s’est inscrit autour de 4 axes : utilisation du numérique pour assurer la résilience éducative, technologies et autonomisation des femmes, innovation et transfert des technologies, ainsi que renforcement de la durabilité informatique et de l’accès à la science et à la technologie.

Par ailleurs, Rajaa Fakhoury, doyenne de la faculté de santé à l’Université arabe de Beyrouth et responsable de la commission « Processus d’assurance-qualité et d’accréditations », a évoqué, dans son intervention, les objectifs de la commission, comme le développement des capacités internes ou la professionnalisation des responsables qualité dans le domaine de l’évaluation de l’enseignement en ligne. Quant à son plan d’action, à la suite du sondage effectué pour connaître les difficultés des universités concernant l’assurance-qualité pour l’apprentissage en ligne, elle a estimé qu’il faut avoir « une loi nationale » organisant ce dernier et également « entreprendre des formations et lancer un guide d’assurance-qualité pour l’enseignement en ligne » en collaboration avec l’AUF.

Carla Eddé, vice-rectrice aux relations internationales à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, relève que la commission « Internationalisation des établissements : montage de projets, partenariats universitaires », dont elle est responsable, partagera « une liste des contacts des responsables des relations internationales des 48 établissements concernés », afin de faciliter la création de liens entre les membres de la Confremo. Elle a également soulevé la question des règlementations contraignantes qui régissent les études des étudiants étrangers, partant du cas pilote du Liban. « C’est de nature à rebuter les étudiants internationaux et même les universités », a-t-elle déploré, avant d’annoncer la mise en place d’un « guide des règlementations en usage au Liban pour les étudiants internationaux ». L’idée est de travailler ensuite sur des guides avec d’autres pays membres de la Confremo. Carla Eddé a aussi évoqué le 3e projet soumis par la commission, celui de l’approche commune du classement des universités, impliquant la formation des formateurs, ainsi que le réseautage ciblé vers le classement.

Des ateliers qui répondent aux besoins des établissements de la région

L’assemblée générale a par ailleurs réuni ses participants autour de deux autres ateliers dont les thématiques répondent aux besoins des établissements de la région membres. Intitulé « Intelligence artificielle (IA) et francophonie scientifique », le premier atelier a fait suite à la Semaine mondiale de la francophonie scientifique. Ses intervenants ont discuté des attentes vis-à-vis du Réseau de recherche francophone sur l’intelligence artificielle (ReFIA), mis en place par l’AUF. Enfin, l’atelier de formation « L’évolution des modèles de gouvernance dans l’enseignement supérieur : nouvelles réalités pour le leadership », animé par l’opérateur CLICKS, a permis d’examiner l’évolution des modèles de gouvernance et leurs bonnes pratiques en période de crise, mais aussi la façon dont les établissements d’enseignement supérieur pourraient affronter les défis et créer des structures de gouvernance partagée et participative.


Ils sont venus d’Égypte, de Chypre, des Émirats arabes unis, du Qatar, du Soudan, de Palestine, de Jordanie ou d’Irak, pour retrouver leurs confrères libanais à Beyrouth, à l’Université La Sagesse, le temps de la 14e assemblée générale de la Confremo, les 17 et 18 novembre. Recteurs et représentants des institutions universitaires du Moyen-Orient, membres de cette conférence...

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Il n y a pas de pays reconnu nommé Palestine « Terra Palestina »Fut un terme inventé par l empereur Romain Justinien pour désigner la terre canaenene

Robert Moumdjian

04 h 55, le 25 novembre 2022

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Commentaires (1)

  • Il n y a pas de pays reconnu nommé Palestine « Terra Palestina »Fut un terme inventé par l empereur Romain Justinien pour désigner la terre canaenene

    Robert Moumdjian

    04 h 55, le 25 novembre 2022

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