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Société - Liban

Les silos de blé au port de Beyrouth ont repris feu lundi soir

Le directeur du port dément une démolition en cours des silos de blé, ravagés par le drame du 4 août 2020.


Les silos de blé au port de Beyrouth ont repris feu lundi soir

De la fumée jaunâtre se dégageant des silos de blé au port de Beyrouth, le 11 juillet 2022. Photo Twitter @salmanonline

Les silos du port de Beyrouth, desquels se dégageaient depuis quatre jours une fumée jaunâtre à la suite d'un incendie qui avait été rapidement maîtrisé jeudi, ont à nouveau pris feu lundi soir, alors qu'ils ont été gravement endommagés par la double explosion meurtrière du 4 août 2020. Ce développement intervient au bout d'une journée teintée d'inquiétude, des informations de presse faisant état d'une démolition en cours de cette infrastructure ayant provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, avant qu'elles ne soient démenties par le directeur du port.

"Depuis mon balcon à Geitaoui, je perçois un incendie au niveau des silos de blé au port de Beyrouth", a tweeté un internaute.


Jeudi dernier, la fermentation de restes de blé qui se trouvent toujours dans les silos depuis le drame a provoqué un incendie au port, qui a toutefois été maîtrisé quelques heures plus tard. Le dégagement continu de la fumée suscitait toujours l'inquiétude lundi parmi les proches des victimes, qui s'opposent à la destruction des silos, une option envisagée par les autorités. La journée a également été marquée par des informations contradictoires au sujet de la démolition des silos. Alors que le média Ici Beyrouth a annoncé le début de cette opération via "trois grosses machines qui ressemblent à des foreuses en train de creuser le sol sous les silos", plusieurs parties ont démenti cette information.


Appel à la prudence
Le directeur du conseil d'administration du port, Omar Itani, a nié "toute démolition en cours des silos", selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Il a également appelé à "la prudence et la transparence à ce sujet". "Les grandes machines ressemblant à des foreuses qui tenteraient d'ébranler les infrastructures des silos, dont font mention certains médias, ne sont que des machines utilisées avant l'explosion pour vider les navires-citernes de blé", a-t-il expliqué.

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Un peu plus tôt, le ministre des Travaux publics, Ali Hamié, a affirmé, au micro de la radio Voix du Liban, qu'il "n'est pas au courant d'une opération de démolition des silos". Une proche des victimes du drame a également confié à L'Orient-Le Jour s'être rendue sur les lieux ce matin avec d'autres proches des sinistrés, assurant n'avoir "aperçu aucun signe d'une telle opération". Un ouvrier du port lui a également indiqué ne pas avoir aperçu de foreuses qui auraient tenté de creuser le sol sous les silos. 

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Les autorités souhaitent démolir les silos, affirmant que selon plusieurs études, la structure menace de s’effondrer à tout moment. Toutefois, les proches des plus de 220 victimes s’opposent à une telle destruction, estimant que les autorités cherchent à détruire des preuves, alors que l’enquête est bloquée depuis des mois en raison d’ingérences politiques de tous bords. Le juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar, chargé d’enquêter sur le drame, s'est rendu à son bureau vendredi dernier, pour la première fois depuis le 23 décembre 2021, où il a été informé des plaintes politiques déposées contre lui.

Les silos du port de Beyrouth, desquels se dégageaient depuis quatre jours une fumée jaunâtre à la suite d'un incendie qui avait été rapidement maîtrisé jeudi, ont à nouveau pris feu lundi soir, alors qu'ils ont été gravement endommagés par la double explosion meurtrière du 4 août 2020. Ce développement intervient au bout d'une journée teintée d'inquiétude, des informations de...
commentaires (4)

Il suffit que les libanais s’expriment sur un sujet et le refusent pour exciter les fossoyeurs qui s’activent jour et nuit pour réaliser leurs saccages de tout genre. Hier ils se sont appropriés son patrimoine pour le détruire et édifier à la place des QG pour leur parti, dont plus personne n’en parle d’ailleurs, et maintenant ils veulent détruire la preuve de leur crime en détruisant les silos. La justice roupille pendant que les fossoyeurs ne ferment pas un œil jusqu’à réaliser le projet cher à leur cœur, l’anéantissement total de notre pays. Depuis que le Liban a perdu sa colonne vertébrale qui est la justice, on ne peut plus prétendre à une once d’indépendance ni de dignité. Ils ont réussi à anéantir les institutions essentielles qui font d’une bourgade un pays, et nous voilà réduits à vivre dans une bananière où tout peut arriver, surtout le pire…

Sissi zayyat

11 h 13, le 12 juillet 2022

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Commentaires (4)

  • Il suffit que les libanais s’expriment sur un sujet et le refusent pour exciter les fossoyeurs qui s’activent jour et nuit pour réaliser leurs saccages de tout genre. Hier ils se sont appropriés son patrimoine pour le détruire et édifier à la place des QG pour leur parti, dont plus personne n’en parle d’ailleurs, et maintenant ils veulent détruire la preuve de leur crime en détruisant les silos. La justice roupille pendant que les fossoyeurs ne ferment pas un œil jusqu’à réaliser le projet cher à leur cœur, l’anéantissement total de notre pays. Depuis que le Liban a perdu sa colonne vertébrale qui est la justice, on ne peut plus prétendre à une once d’indépendance ni de dignité. Ils ont réussi à anéantir les institutions essentielles qui font d’une bourgade un pays, et nous voilà réduits à vivre dans une bananière où tout peut arriver, surtout le pire…

    Sissi zayyat

    11 h 13, le 12 juillet 2022

  • le feu, presageur de celui eternel que ces criminels connaitront bientot..

    Citoyen lambda

    08 h 50, le 12 juillet 2022

  • Tiens, le retour du soudeur? On revient bien toujours sur le lieu de son crime...

    Mago1

    04 h 50, le 12 juillet 2022

  • Depuis 2 jours, du côté de Rmeil et Geitaoui, on étouffe par l'odeur de brûlures qu'on ne savait pas d'où ça provenait. On a pensé qu'il s'agissait d'ordures. En tout cas, cette fumée très nocive pour la respiration doit être éteinte convenablement. D'un autre côté, les stigmates du 4 août 2020 n'ont pas besoin de garder les silots pour preuve, car rien qu'à regarder le paysage tout autour avec des immeubles éventrés et même partout dans la ville, on retrouve les séquelles du souffle de l'explosion historique ayant frappé une partie de la capitale. Donc, l'évidence est partout, et pour longtemps.

    Esber

    23 h 18, le 11 juillet 2022

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