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Société - Liban-Nord

Près de 4.000 immeubles menacés d'effondrement à Tripoli

Le nombre de bâtiments à risque dépasse les 15.000 sur le territoire, sans compter ceux de Beyrouth, selon la présidente de la Commission nationale de l'Immobilier.

Près de 4.000 immeubles menacés d'effondrement à Tripoli

Des personnes rassemblées devant les décombres d'un immeuble à Tripoli (Nord) le 26 juin 2022. Photo envoyée par notre correspondant Michel Hallak

La présidente de la Commission nationale de l'Immobilier, Indira al-Zouhairi, a affirmé lundi que l'immeuble qui s'est effondré la veille dans le quartier de Kobbé à Tripoli, un drame qui a tué un enfant et blessé plusieurs personnes, est "l'un des 4.000 immeubles menacés d'effondrement" dans la capitale du Liban-Nord.

"Depuis l'explosion meurtrière du 4 août 2020, la Commission nationale de l'Immobilier n'a cessé d'appeler les autorités concernées à mener une enquête sur les bâtiments qui sont menacés d'effondrement dans les différents mohafazats. Le nombre de bâtiments à risque dépasse les 15.000 sur le territoire, sans compter ceux de Beyrouth", a indiqué Mme al-Zouhairi, citée par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Selon elle, l'immeuble qui s'est effondré à Tripoli est "l'un des 4.000 immeubles menacés d'effondrement" dans cette ville. Elle a également noté que "de nombreux bâtiments sont sur le point de s'effondrer, soit parce qu'ils ont été construits il y a longtemps et n'ont pas été entretenus depuis, soit parce que leurs propriétaires sont absents, soit alors parce que l'absence de contrôle gouvernemental sérieux a favorisé l'utilisation de mauvais matériaux lors de leur construction". 

Mme Zouhairi a précisé qu'en raison de la crise économique, il y a un "risque accru d'effondrement des bâtiments du fait du coût élevé des matériaux de construction, alors que les salaires médiocres ne sont pas suffisants pour mener à bien le processus de restauration, de renforcement et de maintenance requis". Elle a également appelé les citoyens à "rester à une distance sûre et éviter de se rassembler autour de bâtiments qui sont partiellement ou complètement effondrés ou en cours de démolition".

La direction du patrimoine pointée du doigt
Plus tôt dans la journée, le président du conseil municipal de Tripoli, Riad Yamak, a affirmé qu'il réfutait "toute responsabilité" dans l'effondrement de l'immeuble à Tripoli et critiqué la direction du patrimoine au ministère de la Culture, affirmant que celle-ci "refusait toute demande de rénovation des bâtiments vétustes, même lorsque le montant nécessaire était disponible. Cela, nous l'avons répété des dizaines de fois et nous le répétons aujourd'hui", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par l'Ani. M. Yamak a plaidé pour "la tenue d'une enquête transparente afin d'identifier les responsables" du drame et  rappelé que "la municipalité a rapidement envoyé de l'aide et pris les mesures d'urgence pour retirer les décombres et les pierres, afin de savoir si des victimes étaient ensevelies". Selon lui, l'immeuble qui s'est effondré "fait partie de ceux qui sont menacés à Kobbé, à Bab el-Tebbané et autres, sur lesquels la municipalité a établi des rapports détaillés qui ont été envoyés aux services concernés", notamment à la direction du patrimoine du ministère de la Culture et le Haut comité de secours. 

Le drame de dimanche soir a coûté  la vie à une fillette, qui a été déclarée morte à son arrivée à l’hôpital. Son décès a provoqué la colère des habitants, certains tirant des coups de feu en l’air. Auparavant, une femme âgée blessée a été évacuée sur une civière. Le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, lui-même originaire de Tripoli, a demandé au Haut Comité de secours d'indemniser les citoyens qui ont été touchés par l'effondrement.


La présidente de la Commission nationale de l'Immobilier, Indira al-Zouhairi, a affirmé lundi que l'immeuble qui s'est effondré la veille dans le quartier de Kobbé à Tripoli, un drame qui a tué un enfant et blessé plusieurs personnes, est "l'un des 4.000 immeubles menacés d'effondrement" dans la capitale du Liban-Nord."Depuis l'explosion meurtrière du 4 août 2020, la Commission...

commentaires (2)

Mais pourquoi tirer en l’air. Les balles ont un prix que les « tireurs » peuvent utiliser pour acheter du pain et de quoi manger. Mais c’est l’âge de pierre pour ces gens-là qui tirent en l’air à n’importe quelle occasion de malheur ou de bonheur…incompréhensible pour des gens cortiqués.

Karam Georges

00 h 09, le 28 juin 2022

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Commentaires (2)

  • Mais pourquoi tirer en l’air. Les balles ont un prix que les « tireurs » peuvent utiliser pour acheter du pain et de quoi manger. Mais c’est l’âge de pierre pour ces gens-là qui tirent en l’air à n’importe quelle occasion de malheur ou de bonheur…incompréhensible pour des gens cortiqués.

    Karam Georges

    00 h 09, le 28 juin 2022

  • Allez, bien sur, indemnisons-donc avec l'argent des déposants. Les habitants de Tripoli font des familles nombreuses sans même penser a comment les nourrir, ni comment les loger. Maintenant, c'est aux autres de payer pour leur irresponsabilité. Arrêtons de subventionner les mauvais comportements. Non aux indemnisations, sinon on n'en finira jamais de ce cycle vers les profondeurs...

    Mago1

    16 h 08, le 27 juin 2022

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