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Économie - Aides sociales

Aoun signe le décret ajustant les petits salaires dans le privé

Signé mercredi par le Premier ministre Nagib Mikati, le « décret de la cherté de vie » a également été signé hier par le chef d’État Michel Aoun, au sortir de la réunion du Conseil des ministres tenue au palais présidentiel de Baabda. Ce texte, adopté il y a plus d’un mois avant d’être validé par le Conseil d’État, avait aussi été signé par le ministre des Finances Youssef Khalil et celui du Travail Moustapha Bayram. La signature de Michel Aoun lui permettra ainsi d’être publié au Journal officiel (JO) et ainsi de devenir exécutoire.

Dans le détail, une fois mis à exécution, ce décret imposera aux employeurs du secteur privé de majorer les salaires inférieurs à 4 millions de livres libanaises par mois d’un montant de 1,325 million de livres. Si la majoration est obligatoire pour toutes les rémunérations mensuelles comprises dans la fourchette allant de 675 000 livres, soit le niveau actuel du salaire minimum, à 4 millions de livres, elle demeure en revanche optionnelle au-dessus de ce dernier niveau. Concernant le salaire journalier, s’il ne dépasse pas les 182 000 livres, il se verra majorer de 61 000 livres. Comme pour le salaire mensuel, au-delà de 182 000 livres, la majoration du salaire journalier est optionnelle.

Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara Asmar, a remercié le chef de l’État dans un communiqué pour « sa rapidité » dans la signature de ce texte dont l’effet sera rétroactif à partir « du 1er avril 2022 », selon le communiqué de la présidence de la République. Béchara Asmar a également appelé à sa publication au JO le plus rapidement possible. Néanmoins, avec un taux de change sur le marché parallèle dépassant les 25 000 livres par dollar depuis plusieurs semaines, ces majorations ne rattraperont en aucun cas la perte de pouvoir d’achat des travailleurs concernés. Le salaire minimum en dollar ne dépasse même pas 100 dollars dans ces conditions.


Signé mercredi par le Premier ministre Nagib Mikati, le « décret de la cherté de vie » a également été signé hier par le chef d’État Michel Aoun, au sortir de la réunion du Conseil des ministres tenue au palais présidentiel de Baabda. Ce texte, adopté il y a plus d’un mois avant d’être validé par le Conseil d’État, avait aussi été signé par le ministre des...

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