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Campus - PARCOURS

Patricia Nseir, championne au parcours exemplaire, veut valoriser le sport au Liban

Cette athlète de haut niveau prépare une thèse de doctorat sur l’histoire de l’équipe nationale libanaise de wushu.

Patricia Nseir, championne au parcours exemplaire, veut valoriser le sport au Liban

Patricia Nseir est désignée athlète du mois de février 2022 par la Fédération internationale de wushu. Photo Fédération internationale de wushu

Patricia Nseir a participé à de nombreux championnats à travers le monde, et a ramené plusieurs titres et médailles au Liban. En 2008, 2011 et 2013, la jeune athlète reçoit notamment trois médailles d’or à chacune de ses participations aux championnats arabes de wushu (arts martiaux chinois) et, en 2004, elle est classée première au championnat d’Europe Junior puis, en 2019, deuxième au championnat méditerranéen de wushu. A la suite de ce parcours exemplaire, la jeune femme est désignée Athlète du mois de février 2022 par la Fédération internationale de wushu. « Ce sport est à la fois technique et artistique, et demande beaucoup de renforcement musculaire pour pouvoir endurer les heures d’entraînement quotidiennes, surtout lorsqu’il s’agit de se préparer pour une compétition. Cette dernière distinction me réjouit et vient, en valorisant mon parcours, récompenser le travail que je fais depuis l’âge de six ans », précise la jeune femme.

Fille d’un coach de wushu, Patricia Nseir débute en effet très jeune les entraînements et participe à des compétitions qui vont lui permettre de faire le tour du monde pour représenter son pays et de rencontrer de jeunes gens passionnés, tout comme elle, de sport. « J’ai beaucoup voyagé, et de nombreuses opportunités se sont présentées à moi grâce à ma carrière de sportive et aux valeurs véhiculées par les arts martiaux, comme le respect de l’autre et l’estime de soi », raconte Patricia, qui est, depuis 2002, championne du Liban de wushu. Se faire un nom dans le milieu sportif a nécessité beaucoup de travail et de sacrifices. « Chaque victoire compte, car, au Liban, il n’est pas toujours évident pour les athlètes de se surpasser puisque nous ne disposons malheureusement pas de tous les moyens techniques et financiers pour nous permettre de bien nous préparer en vue des championnats internationaux », regrette la sportive. Et de noter : « Le chemin est long pour qui souhaite devenir sportif de haut niveau, car, afin de concrétiser ce rêve, il faut faire preuve dès le plus jeune âge de persévérance et d’un engagement à toute épreuve. La satisfaction d’aller au bout de ses ambitions et de se dépasser vaut bien cependant tous les efforts déployés. »

Valoriser le sport et soutenir les athlètes

« Le sport a toujours été ma passion, j’ai donc choisi tout naturellement d’en faire ma spécialisation en veillant à devenir également enseignante car j’aime transmettre aux autres mes connaissances. En tant qu’athlète, j’ai souvent été prise en charge par des kinésithérapeutes, et j’ai souhaité suivre des études de physiothérapie pour aider à mon tour d’autres sportifs », explique Patricia. En 2013, elle obtient d’abord une licence en éducation physique et sportive puis, en 2014, une licence en physiothérapie suivie en 2015 d’un master en management du sport auprès de l’Université Antonine. Inscrite actuellement en 2e année de doctorat en histoire moderne à l’Université de Corse Pasquale Paoli, cette sportive prépare aujourd’hui une thèse portant sur l’équipe nationale libanaise de wushu, qui, avec peu de moyens, a réussi au fil des années à s’illustrer à l’international. « Je souhaite rédiger et publier un travail de recherche qui permettra de retracer l’histoire du développement des arts martiaux au Liban, et plus spécifiquement du wushu kung-fu, et d’étudier l’impact de ce sport sur notre société », souligne la chercheuse. Après une expérience de dix ans en tant qu’enseignante et coordinatrice d’éducation physique et sportive (EPS) en milieu scolaire, Patricia Nseir se consacre à la rédaction de sa thèse et à l’enseignement du kung-fu, tout en dirigeant son cabinet de physiothérapie. Elle est également membre de la Fédération libanaise de kung-fu avec qui elle développe de nombreux projets dans lesquels est impliquée l’équipe nationale. « Je suis persuadée que le sport est vecteur de paix, de joie et de bien-être. J’espère pouvoir mettre mon expérience, mon vécu et mon travail de recherche au service du Liban afin que le sport puisse y être enfin développé et pour voir nos athlètes évoluer au plus haut niveau sportif », indique-t-elle encore.



Patricia Nseir a participé à de nombreux championnats à travers le monde, et a ramené plusieurs titres et médailles au Liban. En 2008, 2011 et 2013, la jeune athlète reçoit notamment trois médailles d’or à chacune de ses participations aux championnats arabes de wushu (arts martiaux chinois) et, en 2004, elle est classée première au championnat d’Europe Junior puis, en 2019,...

commentaires (2)

BRAVO À CETTE ATHLÈTE A QUI JE SOUHAITE DE RÉALISER SES OBJECTIFSPOUR LE BIEN Des sportifs libanais

Carl Habaline

11 h 58, le 21 avril 2022

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Commentaires (2)

  • BRAVO À CETTE ATHLÈTE A QUI JE SOUHAITE DE RÉALISER SES OBJECTIFSPOUR LE BIEN Des sportifs libanais

    Carl Habaline

    11 h 58, le 21 avril 2022

  • Un grand merci pour ce portrait et un grand bravo à cette sportive

    Georges Olivier

    00 h 38, le 21 avril 2022

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