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Économie - Salon

A Beyrouth, les professionnels de l’hospitalité et de l’agroalimentaire font front commun pour rebondir

Les secteurs hôtellerie et restauration ainsi que start-up et entreprises agroalimentaires ont ouvert ensemble leurs Salons respectifs - Horeca Connects et Agrifood- de trois jours au Seaside Pavilion à Beyrouth.

A Beyrouth, les professionnels de l’hospitalité et de l’agroalimentaire font front commun pour rebondir

Le Salon rassemble plusieurs producteurs de fromages traditionnellement fabriqués à l’étranger. Photo P.H.B.

Alors que l’actualité libanaise ne laisse entrevoir aucune amélioration au niveau institutionnel, les professionnels des secteurs de l’hospitalité et de l’industrie agroalimentaire ont décidé d’unir leurs forces pour tenter de rebondir après trois années éprouvées par la crise économique et financière, la pandémie de Covid-19 et la tragédie du 4 août 2020 au port de Beyrouth.

C’est dans cet esprit que la société Hospitality Services et l’incubateur/accélérateur Berytech, respectivement organisateurs du Forum Horeca Connects et du salon AgriFood Innovation Days (AFID), ont conjointement ouvert hier les portes de leurs événements prévus jusqu’à demain au Seaside Pavilion à Beyrouth, sur le site de l’ancien BIEL.

Horeca Connects marque ainsi le grand retour – même en format réduit – de l’emblématique foire libanaise du secteur de l’hôtellerie et de la restauration après deux ans d’absence, tandis qu’AgriFood Innovation Days 2022 revient pour sa troisième édition, avec des start-up et des producteurs locaux appartenant au secteur de l’agroalimentaire.

En tout, c’est une vingtaine de start-up libanaises liées aux secteurs de l’Horeca et de l’agroalimentaire, et de producteurs locaux de fromage, d’huile d’olive et de thé, entre autres, qui y sont représentés. Tous dans le même objectif d’élargir leur clientèle et d’attirer de nouveaux investisseurs pour développer leurs produits, afin d’en écouler une partie au Liban et d’en exporter le reste.

Construire de nouveaux ponts

Le coup d’envoi de chacun des deux événements a été donné à une heure d’intervalle, en présence du ministre du Tourisme Walid Nassar, ainsi que de nombreux représentants du secteur privé, dont le nouveau président de l’Association des industriels Salim Zeenni, ou celui des organismes économiques Mohammad Choucair.

« J’ai l’habitude de commencer mes discours à chaque édition en évoquant les circonstances difficiles », a plaisanté la cofondatrice de Hospitality Services, Joumana Damous Salamé, avant de présenter le thème de cette nouvelle édition, « Construire de nouveaux ponts », dont les panels organisés sur place seront également retransmis en ligne.

« Se reconnecter est vital pour relancer notre économie, surtout après l’impasse inévitable causée par la pandémie et ses répercussions sur toutes les entreprises. À travers Horeca Connects, nous voulons rassembler l’industrie et nous reconnecter pour commencer à planifier et à faire pression pour son développement », a-t-elle poursuivi, ajoutant que l’événement rassemble 110 experts locaux et étrangers qui échangeront au cours de plus de 25 conférences programmées et dans un espace où les visiteurs pourront découvrir pas moins de 200 marques.

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De son coté, Aline Kamakian, fondatrice des restaurants arméniens Mayrig et Batchig, et présente hier sur les lieux, a précisé à L’Orient-Le Jour que l’équipe responsable de l’organisation du Salon de l’Horeca avait déjà commencé à se réunir « il y a un an », pour discuter de ce qu’il faudrait faire après la pandémie de Covid-19 et des différents moyens qui permettraient aux entrepreneurs libanais de trouver des débouchés pour leurs produits. « L’objectif principal était de trouver des moyens afin de joindre les forces entre producteurs locaux et acteurs de l’Horeca. C’est dans cet esprit que s’inscrit la cohabitation des deux conférences », poursuit-elle.

Troisième édition d’AgriFood

À midi, c’était au tour de Berytech de donner le coup d’envoi de l’AFID, un événement financé par l’ambassade des Pays-Bas et avec le support de l’Agence italienne pour le commerce.

Alors que sa précédente version n’avait eu lieu que pendant un jour et de manière virtuelle en raison des restrictions liées à la pandémie, les organisateurs de l’AFID voulaient lancer un signal fort cette année en annonçant un rassemblement en présentiel pendant trois jours. Regroupant « leaders, entreprises, entrepreneurs, start-up, investisseurs et chercheurs de l’agroalimentaire sous un même toit », son objectif est « de promouvoir les innovations agroalimentaires libanaises dans ce secteur, exposer les défis locaux et régionaux, accroître les partenariats entre les différents acteurs et contribuer à de nouvelles innovations », a déclaré Maroun Chammas, PDG de Berytech.

Mais, au-delà des objectifs susmentionnés, organiser cet événement « avait surtout pour but de prouver que notre secteur résiste et y croit encore », tient à préciser Aline Kamakian. Et à s’en fier à la fréquentation observée dans les premières heures, le mariage entre ces deux événements sous un même toit « a bien réussi à séduire la foule », fait remarquer sur place Hani Bohsali, président du syndicat des importateurs de denrées alimentaires.


Alors que l’actualité libanaise ne laisse entrevoir aucune amélioration au niveau institutionnel, les professionnels des secteurs de l’hospitalité et de l’industrie agroalimentaire ont décidé d’unir leurs forces pour tenter de rebondir après trois années éprouvées par la crise économique et financière, la pandémie de Covid-19 et la tragédie du 4 août 2020 au port de...

commentaires (1)

Tout cela est bel et bon s'ils mettent la pédale douce sur les marges de bénéfice et profit et qu'ils œuvrent à nourrir et créer des emplois pour les libanais qui souffrent.

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10 h 06, le 23 mars 2022

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Commentaires (1)

  • Tout cela est bel et bon s'ils mettent la pédale douce sur les marges de bénéfice et profit et qu'ils œuvrent à nourrir et créer des emplois pour les libanais qui souffrent.

    Je partage mon avis

    10 h 06, le 23 mars 2022

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