Des automobilistes patientant devant une station d'essence à Hazmieh, au Liban. Photo d'archives Zeina Antonios
Tous les types de carburant affichaient des prix en hausse mardi matin au Liban, selon les tarifs publiés par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, et les Libanais continuaient de faire la queue, pour la quatrième journée consécutive, devant les stations-services pour pouvoir faire le plein.
Si ce scénario ne devrait pas durer, à en croire les différents responsables, les résidents craignent d’être assujettis une fois de plus aux interminables files d’attente qu’ils ont dû subir au cours de l’été 2021, au cours duquel ils étaient contraints d’attendre de longues heures avant de pouvoir s’approvisionner en essence.
La grille tarifaire du ministère de l’Énergie se base à la fois sur le taux dollar/livre du marché parallèle, gravitant autour de 20 700 livres libanaises le dollar mardi, et les cours mondiaux du pétrole, récemment en hausse sur fond de tensions géopolitiques dans le Golfe et en Europe de l’Est. Selon cette nouvelle tarification, les 20 litres de 95 et 98 octane enregistrent une hausse de 28 000 et 27 000 livres par rapport à lundi, atteignant respectivement 425 000 et 434 000 livres.
Les 20 litres de diesel (utilisé pour les véhicules, et non celui consommé par les générateurs électriques, qui est lui facturé en dollars) s'échangent dorénavant à 427 000 livres, après une majoration de 52 000 LL. Quant à la bonbonne de gaz, son prix s’affiche aujourd’hui à 297 000 livres, après une hausse de 9 000 livres.
Le prix du kilolitre de diesel passe à 982 dollars. Seul carburant facturé en dollars, ce diesel est utilisé pour les groupes électrogènes qui pallient la quasi-absence d’électricité publique au Liban. Son prix est assorti d’un supplément de transport de 325 000 livres, un coût inchangé depuis la semaine dernière au moins.
Cette nouvelle hausse de prix est douloureuse dans un pays en crise depuis plus de deux ans et où le pouvoir d’achat s’est effondré au rythme de la dépréciation de la monnaie nationale de près de 90%.



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