Le ministre de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, a indiqué hier que des discussions pour diversifier les sources d’approvisionnement en blé ont commencé « il y a trois mois » avec d’autres pays producteurs. Photo ANI.
Au second jour de l’invasion ukrainienne par la Russie, le ministre de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, a tenu à rassurer quant à l’approvisionnement en blé du pays, alors que le Liban importe plus de 60 % de ses besoins en céréales nécessaires à la fabrication du pain de la région de la mer Noire (Ukraine, Russie et Roumanie).
Il a ainsi indiqué au site elnashra que des discussions pour diversifier les sources d’approvisionnement en blé ont commencé « il y a trois mois » avec d’autres pays producteurs, sans toutefois préciser lesquels. Concernant l’état des réserves de blé du pays qui sont suffisantes pour « un mois », il a indiqué que « cinq céréaliers (transportant du blé) se trouvaient (actuellement) au port de Beyrouth, et d’autres devraient les suivre », sans fournir de calendrier.
Les propos rassurants du ministre ne font toutefois pas l’unanimité au sein de la filière. Le syndicat des boulangers s’est notamment alarmé l’après-midi de l’état des stocks du pays, suffisants pour un mois « maximum » et donc trop juste compte tenu de la situation. D’autant plus que les silos du port de Beyrouth qui ont été détruits par l’explosion du 4 août 2020 n’ont toujours pas été reconstruits.
Le syndicat a également souligné les problèmes liés aux retards de la Banque du Liban dans l’ouverture des crédits, qui subventionne toujours au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar alors que celui du marché gravite aux environs de 20 000 livres sur les importations de blé destiné à la fabrication du pain pour limiter l’impact de la dépréciation de la livre sur le prix de ce produit. Ce problème est régulièrement pointé du doigt depuis plusieurs mois par ce syndicat, qui a appelé l’État et la BDL à payer rapidement les fournisseurs, afin que les céréaliers amarrés au port de Beyrouth puissent être déchargés.
Enfin, une source proche de la filière a souligné que les difficultés du pays ne se limitaient pas à ses capacités actuelles et aux retards de paiement de la BDL, mais aussi au fait que la situation en Ukraine avait plongé le monde entier dans une situation de crise qui risquait de limiter les alternatives du pays pour remplacer ses fournisseurs actuels. Une difficulté qui pourrait cependant être relative compte tenu que le Liban reste un marché de petite taille comparé à d’autres pays. La source a également mis en avant l’impact de la hausse des cours mondiaux des céréales qui ferait gonfler la facture des importations dans un pays en crise depuis plus de deux ans.
Médiatiquement très actif au cours de la journée, Amine Salam a, lui, répondu à certaines de ces préoccupations, que ce soit à elnashra ou lors d’une conférence de presse organisée au ministère. Le ministre a notamment annoncé que « le problème avec la BDL avait été réglé » et a reconnu que la destruction des silos avait réduit la marge de manœuvre du pays, dont les besoins oscillent entre « 40 000 et 50 000 tonnes par mois ».
Il a enfin indiqué qu’un projet de décret avait été présenté une semaine plus tôt en Conseil des ministres pour permettre à la direction générale des graines et de la betterave sucrière rattachée au ministère de l’Économie d’importer du blé pour suppléer les 12 minoteries du pays.



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et en quoi ca aide que politiques & Medias sonnnent l'alarme ? manquer de ble ? quelle pauvre vue , pour finalement provoque deja la panique chez le peuple ? INUTILEMENT mais aussi encourager les cartels a commencer leurs manigances
10 h 37, le 26 février 2022