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Les dents de la mère

Comme si la foire d’empoigne autour des pertes financières de l’État, de la gestion de la benne à ordures EDL et des pénuries gigognes de carburant ne suffisait pas, va falloir se payer maintenant une nouvelle bataille bidon autour du pétrole. Un carburant aussi virtuel que le jus d’électrons promis pour dans cinq ans par le Basileus… il y a plus de 10 ans.

L’émissaire américain, au nom en forme d’éternuement pratiquement incrochetable, a donc débarqué à Beyrouth pour semble-t-il essayer de réveiller des négociations moribondes, dans lesquelles les Libanais, comme de coutume, ont voulu finasser avant de s’étaler comme une crêpe Suzette.

Champion toutes catégories en blocages divers enrichis de leurs accessoires, Mongénéral du Château est donc obligé d’avaler son chapeau et de passer par pertes et profits son appétit à vouloir gonfler à près du triple la zone réclamée par le Liban. C’est ce qui en coûte à vouloir surenchérir sur Istiz Nabeuh pour complaire au Parti des mille et une barbes, en oubliant que ce dernier optera toujours pour le sectarisme communautaire plutôt que de se pacser durablement avec un mandat en fin de vie. Résultat des courses : deux ans de perdus, avec à la clé une mise en demeure US concernant l’électricité et le gaz importés de Jordanie et d’Égypte, et finalement amende honorable des Libanais venus quémander la queue basse un retour au salon où l’on cause de Naqoura.

Il fut un temps où l’on se disait qu’on était tombé si bas qu’il n’y avait plus qu’à creuser pour trouver du pétrole. Nos brutes ont probablement trouvé du brut, mais manque de pot, ils se frittent tellement dessus que ce sont les Hébreux qui déjà ont commencé à le pomper.

Si seulement il pouvait se trouver en ce royaume d’Ubu un esprit un peu moins obtus qui se dirait qu’il serait quand même temps d’en finir avec cette étiquette de « pays voyou », de cesser de mendier des aides, et surtout de signer ce fichu torchon et commencer à creuser. Le temps déjà de trouver quelque chose de vendable et d’apaiser la goinfrerie des margoulins politiques à l’affût, il se passera lurette avant que ne percent les premières dents de la mère poule imbibées de pétrole.

Encore faut-il aussi que son exploitation soit rentable et ne rende pas le litre plus coûteux que la montre-bracelet de Naïm Kassem ou les deux chevalières de Mohammad Raad. Sinon, à défaut, il ne restera plus que l’option de le boire en sniffant le gaz autour.

Santé, les cocus !

gabynasr@lorientlejour.com

Comme si la foire d’empoigne autour des pertes financières de l’État, de la gestion de la benne à ordures EDL et des pénuries gigognes de carburant ne suffisait pas, va falloir se payer maintenant une nouvelle bataille bidon autour du pétrole. Un carburant aussi virtuel que le jus d’électrons promis pour dans cinq ans par le Basileus… il y a plus de 10 ans.L’émissaire américain, au nom en forme d’éternuement pratiquement incrochetable, a donc débarqué à Beyrouth pour semble-t-il essayer de réveiller des négociations moribondes, dans lesquelles les Libanais, comme de coutume, ont voulu finasser avant de s’étaler comme une crêpe Suzette.Champion toutes catégories en blocages divers enrichis de leurs accessoires, Mongénéral du Château est donc obligé d’avaler son chapeau et de passer par pertes et...
commentaires (6)

J'applaudis vivement et soutiens totalement la suggestion ci-dessous de "L'expression de la libre critique" pour renomer le sieur Bacille

Lebinlon

16 h 36, le 11 février 2022

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Commentaires (6)

  • J'applaudis vivement et soutiens totalement la suggestion ci-dessous de "L'expression de la libre critique" pour renomer le sieur Bacille

    Lebinlon

    16 h 36, le 11 février 2022

  • JE VOUS CONJURE DE NE PLUS UTILISER BASILEUS - QUIT VEUT DIRE ROI - A MOINS DE LUI COLLER QUELQUE QUALIFICATIF ET VOUS EN AVEZ BEAUCOUP... MAIS DE L,APPELER TOUT SIMPLEMENT BACILLE BIEN QUE C,EST BAFOUER LES BACTERIES.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 17, le 11 février 2022

  • JE RIS ENCORE... ENCORE... MAIS LA CRITIQUE EST ACERBE ET BIEN TRES BIEN DITE... AVEC DES NOMS DE POLICHINELLES ET DE MAFIEUX.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 11, le 11 février 2022

  • "...au nom en forme d'éternuement..." Magnifique Gaby Nasr, il n'y a que vous pour trouver de telles idées ! MERCI de nous faire rire au petit matin, et bon weekend !- Irène Saïd

    Irene Said

    08 h 07, le 11 février 2022

  • "le litre plus coûteux que la montre-bracelet de Naïm Kassem ou les deux chevalières de Mohammad Raad" le prix Goncourt pas moins!

    Wlek Sanferlou

    02 h 59, le 11 février 2022

  • Excellent. Quel talent. Bravo.

    Achkar Carlos

    00 h 54, le 11 février 2022

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