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Campus - COMPÉTITION

Après Beyrouth, la plateforme Beirut ID part « au secours » des villes en crise

Multidisciplinaire, la compétition internationale « Cities in Crisis » invite étudiants et professionnels de tous les horizons à se pencher sur les défis écologiques auxquels fait face le monde.

Après Beyrouth, la plateforme Beirut ID part « au secours » des villes en crise

L’initiative Beirut ID de Dolly Daou (ci-dessus), docteure en design urbain, visait à donner l’opportunité aux étudiants libanais de reconcevoir Beyrouth tout en montrant sur la scène internationale leur talent et le niveau élevé de l’enseignement supérieur au Liban. Photo Thomas Linthihac

C’est lors de la Dutch Design Week, organisée du 16 au 24 octobre à Eindhoven aux Pays-Bas, que la plateforme Beirut ID a lancé la 2e édition de son concours de design international Cities in Crisis (Villes en crise). Organisée par le Campus des agricultures ESA Angers, l’association Cumulus (qui regroupe aujourd’hui 299 grandes écoles et universités d’art, de média et de design à travers le monde), l’Alba et Open Future Foundation (un groupe de réflexion pour le mouvement ouvert), la compétition, ouverte à tous, se penche cette fois sur les crises écologiques qui touchent les villes à travers le monde et sur leurs conséquences sur l’alimentation, le social, l’économie, le design urbain ou l’architecture. Les projets présentés peuvent faire partie des cursus universitaires ou scolaires ou même constituer des interventions indépendantes. Professionnels, chercheurs, étudiants, élèves ou collectivités ont ainsi jusqu’au 15 avril 2022 pour participer à la compétition dont les résultats seront annoncés fin juin 2022. D’ailleurs, Beirut ID est en train de signer plusieurs partenariats avec des universités à l’étranger, qui ont exprimé leur désir de participer à la compétition Cities in Crisis. Parmi ces partenaires, Andreas Sicklinger, professeur de design industriel à l’Université de Bologne et Ricardo Variai, professeur de design à l’Université de Saint-Marin, axeront les projets de leurs étudiants sur Beyrouth et Tripoli.

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« Notre but est de réunir des personnes de différents domaines et de toutes les nationalités, et de travailler ensemble pour arriver à des solutions aux enjeux auxquels fait face l’humanité. Ensemble, nous arrivons plus loin », explique Dolly Daou, fondatrice de la plateforme Beirut ID et détentrice d’un doctorat en design urbain. « L’idée est de construire un pont entre les communautés qui leur permette de s’entraider et de bénéficier des compétences et de l’expertise internationales disponibles », poursuit l’experte d’origine libanaise qui a grandi en Australie et qui s’est installée à Nantes depuis 2018. Comme pour la première édition du concours organisée l’an dernier autour du thème de Beyrouth, les critères sur lesquels se basera le choix du jury comprennent une recherche approfondie sur l’identité de la ville choisie, la pertinence et l’utilité de la proposition pour la communauté concernée par rapport à la crise à laquelle elle fait face, le potentiel des solutions proposées et l’innovation qu’elles apportent, leurs applications dans un projet de conception tangible ainsi que la mise en valeur de la thématique de l’identité.

« Les lauréats auront la possibilité de concrétiser leurs idées », indique encore Dolly Daou, en précisant que Beirut ID travaille avec des ONG pour réaliser les projets sélectionnés. Ces derniers, à l’instar des lauréates de la 1re édition, les Libanaises Alexandra Bassil et Marine Germani, verront leurs projets exposés à la Dutch Design Week ainsi qu’à une exposition virtuelle organisée par l’association Cumulus. En les mettant en contact avec la communauté internationale, les organisateurs offrent aux jeunes lauréats « des opportunités de collaboration » avec d’autres instituts et organisations. « Nous essayons tous de travailler sur des initiatives qui permettent de maintenir le Liban sur la carte internationale », confie encore Dolly Daou, en revenant sur l’objectif du concours Beirut ID.

Beirut ID, pour impliquer les étudiants libanais

En fondant la plateforme Beirut ID après la double explosion survenue au port de Beyrouth le 4 août 2020, Dolly Daou a voulu « donner de l’espoir aux Libanais ». « J’ai ressenti de la colère parce que Beyrouth était à nouveau attaquée et que nous ne sommes pas autorisés en tant que Libanais à vivre au Liban en paix. J’ai senti que je devais faire quelque chose pour sensibiliser la communauté internationale à ce qui se passait au Liban. Beirut Identity a été mon cri, ma manière de dire haut et fort : assez de violences, assez de destruction, assez de meurtres d’innocents. Je devais faire quelque chose pour aider les Libanais et essayer de préserver ce qui restait de l’identité libanaise qui risquait de s’effacer », confie-t-elle.

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« Nous avons alors pensé impliquer les étudiants libanais pour reconcevoir leur ville », ajoute-t-elle, confiant qu’à travers le concours Beirut ID et la collaboration avec l’Alba, elle a voulu également valoriser l’éducation au Liban. Il était essentiel, poursuit-elle, de « montrer aux étudiants libanais que la communauté internationale les soutient ». Par ailleurs, Dolly Daou a voulu montrer « le talent des étudiants libanais et le niveau international de l’enseignement du design au Liban » à la communauté internationale, tout en créant pour les universités libanaises de nouvelles opportunités de collaborations internationales.

Pour en savoir plus sur la compétition Cities in Crisis, envoyer un courriel à [email protected] ou [email protected] ou visiter le site http://campusdesagricultures.com



C’est lors de la Dutch Design Week, organisée du 16 au 24 octobre à Eindhoven aux Pays-Bas, que la plateforme Beirut ID a lancé la 2e édition de son concours de design international Cities in Crisis (Villes en crise). Organisée par le Campus des agricultures ESA Angers, l’association Cumulus (qui regroupe aujourd’hui 299 grandes écoles et universités d’art, de média et de design...

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